L'amitié est lente à mûrir, et la vie si rapide. L'amitié est une fleur que le vent couche et trop souvent déracine.
Je voudrais bien être la lettre que j'envoie ce matin à celle que j'aime.
Le bonheur c'est tellement plus léger à porter qu'une existence raisonnable et convenable.
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
En tant de choses de nos vies persiste un élément imprécis, inexplicable, qui nous fait douter de leur réalité.
Un touriste, c'est quelqu'un qui parcourt des milliers de kilomètres pour se faire photographier devant sa voiture.
Il faut sans doute payer le prix de ses amours comme on paie celui de ses ambitions.
Le golf est zen quand on laisse à d'autres le soin d'y jouer.
Les hommes ont inventé l'honneur de mourir parce que cela permet d'assassiner en paix...
On comprend assez tôt que la vie est une horrible chose dont on se serait bien passé.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.
Je ne savais pas combien tu es simple combien généreuse.J'ai essayé de te capturer avec des vers et des suggestions érotiques.Même aujourd'hui dans mon coeur tu bâilles toute d'ennui et de solitude à te frotter tout le corps avec des onguents et à te toucher pendant que je m'attarde.
Refuser d'aimer, c'est déjà aimer dans une certaine mesure.
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !
Parfois, toute votre vie se résume à un seul geste insensé.
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
L'inattention, c'est une sorte de mensonge aussi.
Un canadien comme il faut doit être bilingue s'il est Canadien français et impérialiste s'il est Anglais.
La belle tendresse gauche appartient à ceux qui vont partir, comme à ceux qui vont mourir.
Ne dites jamais que vous regrettez quelque chose, car à un moment de votre vie, vous la vouliez.
Trop souffrir rend aigre, pas assez, niais.
Le bon peuple se satisfait du bonheur par procuration.
Tant qu'il n'y a rien d'expliqué, rien n'est définitif.
Qui accepte de se frotter aux renards pouilleux consent déjà à se gratter.
Dans les yeux de quelqu'un on ne peut pas lire vraiment mais on imagine des choses.
Même dans le secret des coeurs amoureux, la vanité l'emportera toujours.
Les médias n'aiment rien de mieux que de faire étalage de la "subversion" pour faire oublier qu'ils la récupèrent.
La colle en tube, ça colle tout, excepté les bouchons de tube.
La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence...
C'est un bien fort rare que la joie profonde des amours partagées.
La vie n'a qu'un sens : une ligne qui va de la naissance à la mort. Le reste n'est que broderie.
Il n'y a pas d'événements heureux ou malheureux. Il y a des gestes plus ou moins beaux.
Partir un peu, c'est mourir moins vite.
Accepter de vivre, n'est-ce pas parfois une forme de suicide ?
S'il est vrai qu'il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au Royaume des cieux, un constat s'impose : il n'y a pas de sport professionnel au paradis.
Il y a de la joie dans tout, même dans la honte ; le tout c'est d'oser la prendre.
Nous avons parfois le devoir d'être heureux.
Un amour isolé éloigne fatalement tous les autres.
La propension au bonheur se nourrit aux souriants.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
La justice n'a rien à voir avec la loi parce que la loi est au-dessus de tout et qu'il y a juste les incapables qui essaient de la changer en justice pour ne pas avoir à y faire face.
Les adeptes du calumet (sans doute parce qu'ils marmonnent) disent des choses plus sensées, plus profonds que la moyenne des gens.
Laisse agir le temps. On ne se repent jamais d'attendre.
L'imagination est une force qui peut réellement manifester une réalité. Ne vous imposez pas de limites. D'autres le feront pour vous.
C'est à cet instant qu'on reconnaît précisément le collectionneur. Il se fiche de la mode. Il transcende le temps.
Causer, n'est-ce pas produire ? Peut-être que la gratuité du créateur est plus pure quand il sait que ce qu'il crée ne sera que la flambée d'un moment.
Jamais on n'échappe à la réalité tant qu'on est lucide.
On naît livré au hasard et c'est en se créant qu'on se livre, en créant sa vie.
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
Heureux celui qui ne s'attache qu'à l'essentiel; sa vie se déroule dans la sérénité.