Un remède trop connu perd invariablement de son efficacité.
On écrit que l'amour se cultive mais on oublie de dire qu'il se nourrit...
On n'a besoin de personne pour sombrer.
La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence...
Aller vers la solitude des grandes villes, c'est aussi aller vers la mort.
Les médias n'aiment rien de mieux que de faire étalage de la "subversion" pour faire oublier qu'ils la récupèrent.
Tant qu'il n'y a rien d'expliqué, rien n'est définitif.
Un amour isolé éloigne fatalement tous les autres.
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.
La vie n'a qu'un sens : une ligne qui va de la naissance à la mort. Le reste n'est que broderie.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s'obstinent à rester des personnages secondaires.
La solitude est bonne pour les calmes, pour les forts.
Il n'y a jamais de vrais remords derrière l'amour.
Tant que l'irrémédiable est en suspens, l'angoisse rôde, pire que la défaite.
Les puissants des cieux, comme ceux de la terre n'accordent leurs faveurs qu'à ceux qui leur renvoient l'image de leur propre gloire.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Un homme qui devient vieux, ce n'est pas mourir, c'est savoir, c'est prévoir.
Certains êtres sont comme des sables mouvants ; n'entrez pas dans leur intimité de peur d'être engloutis.
Je vais revenir un peu à mes racines.
Dans les yeux de quelqu'un on ne peut pas lire vraiment mais on imagine des choses.
Il n'y a que le sommeil qui permette d'échapper à l'incertitude et à l'angoisse.
J'utiliserai toutes mes forces pour apporter une société juste à une nation vivant dans un monde difficile.
Quelquefois, pour écrire, on ne trouve rien d'autre que les débris de sa propre vie.
Les hommes ont inventé l'honneur de mourir parce que cela permet d'assassiner en paix...
Le bon peuple se satisfait du bonheur par procuration.
Tout comme nos amies les entreprises ne consacreraient pas des milliards à la publicité si elle ne rapportait pas encore plus, la classe politique fait rarement dans la gratuité.
La solitude est mauvaise pour l'homme. C'est un état de malheur.
Il est difficile de dire avec vérité à partir de quel mot commence une révolution.
Par-delà la vraisemblance, l'art est la vérité dévoilée - la contre-illusion.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
La vie n'est pas ce qu'on pense, mais ce qu'on dépense.
Parfois, toute votre vie se résume à un seul geste insensé.
On ne peut être heureux que parmi ses pairs. Quand on ne peut changer les autres, mieux vaut devenir comme eux...
On élève des canetons dans l'eau ensuite on craint qu'ils s'enrhument s'ils y trempent une patte. Les canards finissent par haïr la mare qui les a portés.
Je voudrais bien être la lettre que j'envoie ce matin à celle que j'aime.
Un duel avec Dieu, c'est perdu d'avance.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Les enfants, c'est pas vraiment méchant ; ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps ; ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler ; au fond, ça peut faire tout ce qu'on leur apprend.
C'est la vie qui se fait à mesure que tu aimes.
Lequel des deux est le plus grand écrivain, celui qui raconte des choses originales ou celui qui fait que dans sa phrase un lieu commun n'est plus un lieu commun ?
On ne peut décomposer précisément que ce que l'on comprend.
Le jour du mariage, un mari est toujours un vrai mari...
L'odieux n'est pas d'être trompé, c'est de se tromper.
Notre souffrance, dans l'immédiat, est faite pour s'intégrer dans l'ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
Quand on étudie l'histoire, on s'aperçoit que ce sont les individus qui font avancer les collectivités.
Cela prend parfois beaucoup d'hommes pour en remplacer un seul.
Tout est utile même ne rien faire.
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
La justice n'a rien à voir avec la loi parce que la loi est au-dessus de tout et qu'il y a juste les incapables qui essaient de la changer en justice pour ne pas avoir à y faire face.