Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
Ce n'est pas l'expérience qui compte, c'est le mensonge bien organisé.
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...
Aller vers la solitude des grandes villes, c'est aussi aller vers la mort.
Entre gens de même sincérité, point besoin de serments. Il suffit d'une phrase fermement dite.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.
Ce qui est sans partage dans sa vie ne laisse pas de quoi se ressouvenir.
Une fortune est plus à l'abri dans une tête que dans un sac.
Quand on étudie l'histoire, on s'aperçoit que ce sont les individus qui font avancer les collectivités.
Il faut aimer beaucoup pour avouer à quelqu'un sa misère.
Celui qu'on méprise et celui qu'on envie n'ont droit qu'à des nuances différentes du même sentiment.
Il est défendu aux enfants de contrarier le monde créé par les adultes.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Je vais revenir un peu à mes racines.
Rien ne rend plus rusé, plus hypocrite que l'amour. Ce sentiment, qui est censé être le plus grand de tous, nous fait faire, sans honte, les choses les plus petites et les plus mesquines.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
La philosophie n'est peut être que l'art d'ensevelir nos doutes sous une avalanche de mots.
J'ai travaillé à mon travail,J'ai dormi à mon sommeil,Je suis mort à ma mort,Et maintenant je peux m'en aller.
On écrit que l'amour se cultive mais on oublie de dire qu'il se nourrit...
Les mots sont aussi nécessaires aux gens que le pain.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Les serpents marchent sur le ventre, les poux marchent sur la tête.
Ce n'est pas tout de lire, il faut remonter loin dans la vie du créateur et dans celle du pays pour reconnaître le comment de la beauté.
La mémoire, comme le coeur, se laisse abuser, et souvent pas celui-ci comme de juste.
Lire à deux, c'est quand même mieux, que de regarder la télévision.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère ! A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
On a beau ne pas être superstitieux, on craint toujours les malédictions des gens.
J'utiliserai toutes mes forces pour apporter une société juste à une nation vivant dans un monde difficile.
Au royaume des petits caractères, les microscopes sont rois. Et nous vivons, condamnés à la myopie par la loi, dans une société de notes de bas de page.
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.
A la périphérie, tout se ressemble. C'est très loin, au bout de chaque inquiétude, qu'on rencontre la clarté.
Les jeunes gens n'ont souvent pas d'autres armes que leur silence et leurs mépris.
Une mort manquée a sur le moment un charme unique : celui de nous égaler à l'erreur et aussi de nous précéder dans un passé qui n'a pas été le nôtre.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.
N'aidez pas la vie à se moquer de vous.
La télévision présente au spectateur une image de remplacement. Certains Américains reçoivent jusqu'à trente ou quarante chaînes. La réalité leur parvient à travers l'écran, et cette réalité-là tend à devenir parfois plus réelle que leur propre vie.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Un homme qui devient vieux, ce n'est pas mourir, c'est savoir, c'est prévoir.
Quelquefois c'est un grand bonheur que de pouvoir douter...
La permission du mal est de la part de Dieu, une preuve de son amour pour nous, et, en certains cas, le péché est la conséquence nécessaire de l'erreur.
Les hommes ont d'étranges pudeurs, quand il s'agit de leurs affaires de coeur. Ils ne disent rien et s'étonnent ensuite de n'être pas compris.
Le sommeil est une invention qui ne sert qu'à faire perdre leur temps aux honnêtes gens.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Un homme qu'on a aimé d'amour mérite rarement d'être aimé d'amitié.
Cet égarement de l'amour qui est une infidélité à tout ce qui vit et respire loin de soi.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
Rendre leur mépris par la haine est encore une façon d'aimer ceux qui nous font du mal.
Dieu, c'est comme la patrie, l'honneur, la chasteté, une affaire de tempérament.
La solitude est mauvaise pour l'homme. C'est un état de malheur.