On parle toujours trop de soi-même à ceux qui ne nous comprennent pas.
Le décor n'a de pouvoir qu'à partir du moment où nous lui en accordons un, les plus profonds sentiments ressentis s'en passant volontiers.
Un homme est malheureux quand il a trop besoin des autres.
L'air désuet, souvent ridicule que prennent si facilement nos bonheurs quand ils sont finis.
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent, mon soleil. Quand je suis assise ailleurs que dans ma solitude, je suis assise en pays trompeur.
Je vais bientôt avoir 50 ans et j'ai toujours plus ou moins eu quelqu'un pour m'épauler. Les choses sont différentes désormais.
On cherche à se changer car on pense que c'est plus facile que de s'accepter.
Un seul être suffit quand il faut tout donner.
Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
La fierté condition sine qua none de survie d'une collectivité.
On ne remplace pas ceux qui meurent, il faut s'habituer à ne vivre qu'une fois.
C'est un bien fort rare que la joie profonde des amours partagées.
L'imagination est une force qui peut réellement manifester une réalité. Ne vous imposez pas de limites. D'autres le feront pour vous.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
Il y a quelque chose de poignant à ce qu'une partie de son bonheur soit déjà dans le passé.
L'amour ne résiste pas à la promiscuité de la vie quotidienne.
Ceux qui s'enferment dans la souffrance le font pour se protéger de la sympathie d'autrui.
Le coeur est un voyeur lorsqu'il est épris.
On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit.
Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c'est vraiment qu'aimer.
Pour le meilleur des hommes, l'argent n'est-il pas une pierre d'achoppement, un danger pour l'âme, une source de dureté souvent !
On ne peut rien contre un mot ; c'est une mouche qu'on peut chasser, qui peut partir, mais qui revient toujours, ne meurt jamais.
Souffrances et joies se tiennent solidaires. L'on ne peut être heureux que dans la mesure où l'on souffre. L'égalité se fait dans l'ordre de l'intensité.
S'il est vrai qu'il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au Royaume des cieux, un constat s'impose : il n'y a pas de sport professionnel au paradis.
Si vous vous fixez des objectifs ridiculement élevés et que c'est un échec, vous échouerez au-dessus du succès de tout le monde.
L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini.
Rien ne résiste au billet de banque. C'est un sésame et c'est aussi une arme.
On ne peut réduire les autres à l'ordinaire que si, fort de sa propre médiocrité, on se juge supérieur.
Heureux celui qui ne s'attache qu'à l'essentiel; sa vie se déroule dans la sérénité.
Il n'y a rien de plus salutaire que la diversion, de plus tonifiant que le changement.
Une femme a besoin de se sentir présente dans le coeur d'un homme, vibrante et croissante ; le regard de l'homme qui l'aime, c'est pour elle le soleil, l'air, l'ombre et la pluie.
Synonyme de solitude, sinon de chasteté, le célibat n'a-t-il jamais satisfait personne...
Le dard de la peur est un des rares à atteindre l'âme avec autant de méchanceté. A y laisser de traces vives.
La création n'est rien d'autre qu'un rêve durement mis en forme.
L'homme s'est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit.
Le hasard peut-être une poussière dans l'ordre des choses.
A égalité avec "millénaire" et "tendance", le mot "extrême" est le plus indigestiblement charrié de cette époque qui ne serait probablement pas aussi formidable si elle n'était d'abord la nôtre.
L'ignorance nous force à des actions dont on ne comprend ni les causes ni les effets.
Pour qui a des racines, fuir n'a pas grand sens, puisqu'il implique un retour.
Faut pas laisser traîner une idée, on risque de la perdre.
Ce qui peut tout animer, tout adoucir, tout colorer - un grand amour.
L'un de nos problèmes est l'uniformisation. Il n'y a plus de débats d'idées. Les gens suivent les sondages et les top 50. Les jeunes ne sont pas assez fous !
L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir.
La reconnaissance est une vertu qui tient souvent la place de l'amour, et bien des hommes achètent le bonheur en la faisant naître dans les âmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aimer.
Ecrire n'importe quoi. C'est comme ça qu'on devient devin. Ou expert, on ne sait jamais.
Les quinquagénaires sont des impatients. Comme si l'approche de la vieillesse nous donnait des ailes. Des ailes qui ne procurent pas l'assurance de voler bien haut.
Il y a quelque chose de plus grand que l'homme dans l'amour physique, dans la volupté, dès qu'on y met un peu de son âme.
Un homme ne doit pas avoir deux patries. Le patriotisme qui se divise s'affaiblit.