On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
Ça me rend complètement folle de devoir répéter la même chose aux journalistes encore et encore.
Plus un amour est passager plus il semble inhabituel.
Les gens préfèrent s'accuser des pires défauts plutôt que de s'abstenir de leur présence.
L'argent reste encore la meilleure mesure du succès d'une entreprise, parce qu'il est l'indice de la réalisation d'un rêve.
Ne ronge pas ton frein, ce que tu as sur le coeur, dis-le. Tu verras qu'un secret étalé au soleil rétrécit à vue d'oeil.
Le bonheur et la chance vont de pair.
Le critique a toujours le mérite imbécile de se prendre au sérieux. Il n'a d'ailleurs souvent que celui-là.
On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d'être.
La dernière fois est toujours une fois de trop.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
Il n'y a pas pire malade qu'un médecin !
C'est tout autant un crime de tuer l'âme et la raison de vivre de quelqu'un que de lui tuer le corps.
La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l'amour.
Le silence, c'est quand personne n'écoute.
Un coq a beau gratter, ça ne donne rien si la poule ne ramasse pas.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
Il est tellement difficile de vivre avec l'être de son choix. Le temps use nos sentiments les plus aigus.
Pour la plupart des gens, la lecture, c'est du temps perdu. Et, chose autrement grave, du temps perdu avec ennui.
La mort de ma mère, ça m'a détruit...
L'égalité a détruit le charme d'être grand. Tous les hommes ont voulu être grands ensemble, et dans ce nivellement universel, on nous a rapetissés.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
La loi morale est collective comme les ordonnances policières ou civiles. Et comme pour toutes les lois collectives, l'interpréter c'est déjà l'enfreindre.
Ressasser des souvenirs est un signe de vieillesse.
On croit parfois que la vie change les êtres. Non, elle ne fait que les révéler.
Quand on ne peut pas avoir d'amis, autant faire de l'argent avec ses relations.
L'enfance est indigente, chimérique, indéchiffrable. Elle est un mystère simple et respectable. Elle est à l'image du grain qui éclate. Elle est violente.
Il ne faut jamais se montrer trop empressé après une réconciliation.
On est toujours un peu étranger dans la vie et très seul.
Autrefois les fous, victimes de Dieu, souffraient de délire religieux. Aujourd'hui, victimes du bonheur obligatoire, ils souffrent de leur sexe.
Mieux vaut profiter des expériences faites par d'autres que de les faire soi-même. Mieux vaut croire que voir.
Dans certains états d'âme, la beauté torture, et toute souffrance, même lumineuse, devient intolérable.
On juge toute sa vie puis on comprend qu'il faut s'abstenir de juger.
Le judo est comme l'amour : il arrive que ça ne dure pas longtemps et l'essentiel se joue à l'horizontale dans un enchevêtrement de membres.
Si tu te couche, il vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr, mais ils vont t'appeler « Monsieur ».
L'homme ? Un magicien parfois, mais combien mesquin son pouvoir, petites ses réalisations.
On ne fait pas son bonheur avec la place que l'on occupe, mais avec son caractère.
Quand on a la passion de lire comment ne pas avoir en même temps la passion d'écrire ?
Le cauchemar est l'épreuve nécessaire du rêve, sa première incarnation.
Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible.
Je trouve mes seules vraies joies dans la solitude. Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent et mon soleil. Quand je suis en exil, je suis assise en pays trompeur.
Il faut faire partie d'un groupe. Seul, vous ne valez rien. Que vous apparteniez, cela vous grandit et rassure en même temps ceux qui, loin, ne peuvent aller vérifier votre qualité.
Il y a des mots si opulents qu'ils vous délivrent par leur seul pouvoir.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
Le grand malentendu, c'est le bonheur ! L'homme s'est toujours appliqué à en faire abstraction.
La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir.