J'aime mon métier autant que je le déteste.
Médiocrité - La moyenne à son plus bas niveau.
L'art de réussir consiste à savoir faire travailler les autres.
Dans les livres, il n'y a rien ou presque rien d'important : tout est dans la tête de la personne qui lit.
Les fantômes existent. Ce sont les parasites de notre mémoire. Ils viennent tantôt du monde, tantôt du plus profond de notre être. Qui peut les conjurer ?
On ne devient pas humble en prétendant l'être.
Les maris font des confidences, quand ils sont jeunes, qu'ils doivent bien regretter l'âge et la dignité venus.
L'amour vient aisément à celui qui ne veut pas le prendre au sérieux.
Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.
La création est une déformation, une sublimation positive ou négative d'un élément banal.
Il y a toujours une disproportion immense entre le désir et son objet. L'illusion nous porte à trop demander à la vie.
La dernière fois que je me suis mise en jupe c'était pour aller à l'eglise et ce n'était pas dimanche dernier.
La grandeur comme la gloire n'est qu'un complexe, une illusion de l'esprit.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
Dans les situations extrêmes l'échelles des valeurs change. Seul l'argent garde son pouvoir intact.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
La mort de ma mère, ça m'a détruit...
Il n'est pas vrai qu'il faut souffrir pour créer. Il suffit de savoir comprendre.
Le simple fait, pour une femme, d'avoir la certitude que vous vous intéressez à elle peut suffire à la détourner de vous.
Ce n'est ni le spleen, ni le marasme, ni le malheur. C'est quelque chose de plus âcre. C'est le désespoir.
Rien ne reflète mieux l'âme des gens que le cadre dans lequel ils vivent.
On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.
Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller.
Je trouve mes seules vraies joies dans la solitude. Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent et mon soleil. Quand je suis en exil, je suis assise en pays trompeur.
Le cauchemar est l'épreuve nécessaire du rêve, sa première incarnation.
Faire l'amour, c'est recommencer quelque chose de neuf à chaque fois. L'expérience ne compte pas beaucoup.
Un coq a beau gratter, ça ne donne rien si la poule ne ramasse pas.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
Le parfum du secret s'estompe à chaque nez qui le renifle.
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
L'argent reste encore la meilleure mesure du succès d'une entreprise, parce qu'il est l'indice de la réalisation d'un rêve.
L'impossible est toujours probable et il est utile de chercher très loin la vérité des êtres.
Il y a toujours quelque chose à faire pour adoucir la vie d'un enfant, ne serait-ce que de l'aimer encore plus.
La seule façon de défendre ses idées et ses principes est de les faire connaître.
La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l'amour.
Un Schtroumpf vert, c'est la jaunisse.
Ce mélange d'oubli et d'espérance qu'on appelle le bonheur.
Dans la vie, les hommes sont tributaires les uns des autres. Il y a donc toujours quelqu'un à maudire ou à remercier.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Travail et amour, c'est deux roues énormes sur lesquelles roule le chariot du monde.
Si le battement d'aile d'un papillon peut déclencher un ouragan à l'autre bout de la planète, il vaudrait mieux se retenir et ne plus jamais éternuer.
Je peux être très timide... mais quand je suis avec de gens que je connais, je peux être extrêmement forte.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
J'écris à partir de mon expérience personnelle, mais il n'y a pas conflit avec ma vie privée. Personne ne croit vraiment ce que je raconte dans mes chansons.
Autrefois les fous, victimes de Dieu, souffraient de délire religieux. Aujourd'hui, victimes du bonheur obligatoire, ils souffrent de leur sexe.
Celui qu'on méprise et celui qu'on envie n'ont droit qu'à des nuances différentes du même sentiment.
Il n'y a pas pire malade qu'un médecin !
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
On croit parfois que la vie change les êtres. Non, elle ne fait que les révéler.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.