Pour la plupart des gens, la lecture, c'est du temps perdu. Et, chose autrement grave, du temps perdu avec ennui.
Il n'y a rien de plus fragile, de moins sûr, il n'y a rien qui ne fasse plus de mal à un auteur que la lecture ou la relecture de ses écrits.
Au fond le Coran c'est plutôt mieux que je ne pensais, après relecture - après lecture plutôt. La conclusion la plus évidente c'est que les djihadistes sont de mauvais musulmans. Évidemment, comme dans tout texte religieux, il y a des [...] â–º Lire la suite
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
La lecture suffit pour arrêter l'intelligence, la nourrir, l'élever, la purifier ; quoique peu fatigante, elle suffit pour éloigner l'oisiveté.
La vie est un bail imposé aux locataires, sans lecture préalable du cahier des charges.
L'Internet représente une menace pour ceux qui savent et qui décident. Parce qu'il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique.
La lecture encombre la mémoire et empêche de penser.
Le texte théâtral, s'il doit pouvoir être joué, doit aussi pouvoir être lu. Il faut retrouver le plaisir de la lecture au théâtre.
J'emportais souvent, dans mes voyages, un de ces volumes de la « Pléiade » qui vous permettent de transporter toute une bibliothèque sur papier bible dans un format assez restreint. Et je choisissais Proust une fois sur deux ou trois
Les bourgeois honnêtes ne comprennent pas qu'on puisse être honnête autrement qu'eux.
La bibliothèque, c'est le meuble le plus meuble de tous les meubles, en fait, dis-je, le meuble qui a le plus une mission, pareil que l'os du crâne qui est l'os le plus os de tous les os, l'os capital [...] â–º Lire la suite
- Vous êtes malade ! - Et j'en remercie le ciel parce que autrement je ne pourrais pas faire ça !
Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d'électeurs.
Il faut accomplir nos rêves, autrement on se fane et on meurt.
En essayant d'indiquer quelques-uns des enseignements que l'on peut retirer de la lecture de ce livre, je n'ai pas besoin de dire que j'en attribue exclusivement le mérite aux orateurs dont je traduis les discours, car, quant à la traduction, je suis le premier à en reconnaître l'extrême faiblesse.
Le danger des errata est de révéler des fautes que le lecteur n'auraient peut-être pas vues !
Tu te consumes de l'intérieur, tu brûles et tu le gardes pour toi surtout (...) autrement tu passes forcément pour un con...
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
C'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres que pour l'auteur ils pourraient s'appeler "Conclusions" et pour le lecteur "Incitations".
En réalisant ses désirs, autrement dit en se réalisant soi-même, l'homme réalise l'absolu.
Retenez bien ceci : Livre = connaissance = pouvoir = énergie = matière = masse. Une bonne bibliothèque n'est donc qu'un trou noir cultivé.
Au cinéma, le salut est bon marché. L'innocence aussi. Ca coûte le prix d'un billet, autrement dit pas grand chose. La vie, la vraie, est hors de prix, et on n'est jamais sûr du résultat.
L'espoir signifie avoir des expectatives quand la situation est autrement désespérée.
Nous ne parvenons pas à accomplir des réformes autrement qu'en faisant semblant de faire des révolutions.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
L'humanité est une bibliothèque dont presque tous les livres sont lus. L'humanité est aux archives.
Depuis longtemps il y a des lieux où ce qui est à voir est au-dedans: cellule, sacristie, crypte, église, théâtre, cabinet de lecture ou d'estampes.