L'éducation ne change pas grand-chose aux manières ni aux goûts des gens. On naît avec un héritage. On passe une partie de sa vie à vouloir s'en défaire.
Il faut critiquer, il faut constamment tout remettre en cause. Cela permet de rester jeune et de progresser.
On le sait que c'est l'intention qui compte, mais ça aide de la farcir d'un brin de discernement, de temps en temps.
Rien ne fait plus de mal à la beauté que le désir et l'argent.
Derrière l'attente, il y a tout : la permission gratuite d'évoquer un beau visage ou de dialoguer avec une ombre.
Une femme ne laisse entière liberté à l'homme qu'elle aime que pour mieux jouir de l'exclusivité de son amour.
Le bonheur, c'est d'être fidèle aux aspirations de son âme. C'est d'être assez brave et assez fier pour écouter les voix qui montent de l'âme et obéir à la plus belle.
Minuit, c'est quand la veille tombe le lendemain.
La vocation est un absolu inconditionnel que toutes les réussites altèrent ; plus grande est la vocation, plus vague sa définition projetée.
Rien n'est laissé au hasard dans la nature... Même pas l'amour des hommes.
Pourquoi mépriserait-on la passion pour le sport alors même qu'on encense celle pour l'art, la philosophie ou la science ?
Si vous saviez comme la bienveillance est douce à ceux qui n'ont jamais été aimés !
Chaque matin est une naissance qu'il faut découvrir et aimer.
L'amour d'un enfant est un absolu. Il faut y répondre par l'absolu ou par rien du tout. Il n'y a pas de moyen terme.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
Ce rêve impossible : que tous ceux qui se sont aimés n'aient jamais à se quitter...
Plus fort que la faim qui passe par le vol, l'amour est la chute puissante qui roule le coeur dans l'abîme.
L'esprit de perfection appartient à l'univers de l'âme. Il est une âme. C'est par notre matérialisme essentiellement perfectionniste que s'affirme notre spiritualité.
A notre époque de communications à la vitesse de l'éclair, de télémachins et autres trucs finissant en "el", une lettre, c'est devenu rare.
Tu as le choix entre deux choses dans la vie : te rappeler ou espérer. - Ou vivre.
Montrez-moi quelqu'un qui dit toujours la vérité et je vous montrerai quelqu'un que tout le monde déteste.
C'est difficile de croire en Dieu quand on apprend que la vie a commencé par le big-bang.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
Il faut beaucoup de simplicité pour aimer.
Il faut peu de choses dans la vie, mais il importe qu'elles soit belles et bonnes.
Si t'es un nain, tu peux faire faire ton bonsaï généalogique.
La meilleure façon de surmonter le chagrin, de désamorcer le drame, de dominer ses propres peines et faiblesses du corps, c'est de travailler et d'étudier.
L'amour ne fait pas la différence entre les miettes et les joyaux. Il accueille tout d'un coeur inassouvi.
Quand la femme ne sait pas qu'elle est un objet de luxe, elle est adorable.
On dit que la liberté est la valeur suprême, et qu'elle n'a pas de prix. Mais elle s'achète, pourtant.
La société des loisirs est coincée entre une moitié de gens qui se plaignent de trop travailler et une autre moitié qui se plaignent de ne pas travailler assez.
Quand on ne croit plus au bonheur, on connaît rarement la détresse.
L'aube. Un isolement entre la nuit et le jour.
La mort fait de nos sentiments humains de vains tremblements à la surface de l'eau.
L'opinion publique, ce monstre puissant qui fait peur aux niais parce qu'il est fait de niais, qu'on imagine en foule.
A trop l'aimer, l'homme détruit souvent l'objet de son amour.
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
Si on gagne sa vie, on doit prendre des risques. C'est la loi du métier.
Avec les salamalecs qui sont leur apanage, les grands timides font les pires effrontés.
Un certain romantisme sommeille au coeur de toute femme.
Rien ne peut remplacer le plaisir d'entendre que ton travail a rendu le sourire à un fan!
Après la trentaine les gens sont irrécupérables.
Les heures préfèrent le silence pour fuir.
L'alcool ne prolonge pas le rêve, il s'empresse de le chasser dès qu'il va l'atteindre.
Peu d'écrivains se souviennent encore du mensonge subtil qui a amorcé leur carrière littéraire.
La jeunesse d'aujourd'hui se déshabille de ses complexes. C'est parfait. Il faut être nu pour prendre ses mesures avec justesse.
Etre fidèle, c'est assurer la continuité de la vie, c'est affirmer sa vérité, garantir son attachement à soi-même.
Fuir n'est pas une solution. Il faut savoir s'imposer.
La vie est une farce, apprends à rire...
S'accepter tel que l'on est voilà une des sagesses à acquérir.