L'atmosphère d'un roman, c'est aussi le décor dans lequel on en fait la lecture.
Avec les femmes il vaut mieux être téméraire que trop prudent. On arrive plus vite et aussi sûrement.
L'enfance, c'est l'envers de la vieillesse : c'est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
L'art de réussir consiste à savoir faire travailler les autres.
Il faut avoir une bonne conscience pour se bien fâcher.
La méditation. Elle force à réfléchir quiconque a la foi et même celui qui ne l'a pas.
La langue commune forme des liens plus forts que les liens du sang.
La dernière fois que je me suis mise en jupe c'était pour aller à l'eglise et ce n'était pas dimanche dernier.
Quand on a peur on s'ennuie. Et s'ennuyer, c'est banal et vulgaire.
La gloire est une plénitude qui dure.
Il faut toujours accepter les décisions de l'autorité, parce que c'est l'autorité qui doit prendre en dernier ressort les décisions.
Crois-tu que la vie soit un passage d'une mort à l'autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
L'amour n'est pas une semence mais une pâte où chacun devient un levain.
Méfie-toi des choses qui sont tellement évidentes qu'elles ne laissent rien de plus à l'imagination.
Faire des films n'est qu'une expression du complexe de Peter Pan. C'est un moyen de rester petit.
Nous sommes plusieurs, et même plus, à chérir le temps d'avant l'angoisse, d'avant le danger qui surgit partout, à aimer avoir été petits.
La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante.
Le commencement est la moitié de l'action.
La seule façon de défendre ses idées et ses principes est de les faire connaître.
Le critique a toujours le mérite imbécile de se prendre au sérieux. Il n'a d'ailleurs souvent que celui-là.
L'art est un leurre, la science est la base même et la condition sine qua non des progrès que notre société doit réaliser.
L'homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner.
On se supprime pour montrer à tous qu'on n'est décidément plus capable du moindre accommodement avec la vie.
Ce n'est ni le spleen, ni le marasme, ni le malheur. C'est quelque chose de plus âcre. C'est le désespoir.
Le parfum du secret s'estompe à chaque nez qui le renifle.
Ce mélange d'oubli et d'espérance qu'on appelle le bonheur.
Ça s'épuise vite, une colère de mère.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
Les fantômes existent. Ce sont les parasites de notre mémoire. Ils viennent tantôt du monde, tantôt du plus profond de notre être. Qui peut les conjurer ?
Il n'y a qu'une bonne mort pour donner le sens de la vie !
Dans les livres, il n'y a rien ou presque rien d'important : tout est dans la tête de la personne qui lit.
Faire l'amour, c'est recommencer quelque chose de neuf à chaque fois. L'expérience ne compte pas beaucoup.
Il vaut mieux détruire soi-même ce qu'on aime que de laisser les autres le faire...
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
Un homme qu'on a aimé d'amour mérite rarement d'être aimé d'amitié.
La foi il suffit de l'approfondir pour la perdre. Tant de savants l'ont recherchée sans l'obtenir, et tant d'ignorants en ont vécu intensément sans l'avoir recherchée.
Le nom n'est-ce pas l'être.
L'impossible est toujours probable et il est utile de chercher très loin la vérité des êtres.
La loi morale est collective comme les ordonnances policières ou civiles. Et comme pour toutes les lois collectives, l'interpréter c'est déjà l'enfreindre.
La pureté, cette sorte de chose qui rend tout exsangue, qui brise tous les bons mouvements de l'être, qui vous empêche de jouir de la vie, qui rend les âmes squelettes.
Dans les situations extrêmes l'échelles des valeurs change. Seul l'argent garde son pouvoir intact.
Le plus précieux de l'aventure n'était-il pas, tout compte fait, la promesse de joies possibles, le désir non encore assouvi ?
Il y a toujours quelque chose à faire pour adoucir la vie d'un enfant, ne serait-ce que de l'aimer encore plus.
L'argent reste encore la meilleure mesure du succès d'une entreprise, parce qu'il est l'indice de la réalisation d'un rêve.
Le grand malentendu, c'est le bonheur ! L'homme s'est toujours appliqué à en faire abstraction.
Il n'est pas vrai qu'il faut souffrir pour créer. Il suffit de savoir comprendre.
Parfois, ce n'est pas en aidant quelqu'un qu'on peut le mieux l'aider.
La vie est un labeur et il est heureux qu'il en soit ainsi. Travailler, créer avec amour, voilà qui est réaliser une partie du vieux rêve de l'humanité.
L'indépendance ! Vain mot ! On dépend toujours de son milieu.
On reconnaît l'aristocrate à la pudeur, au respect qu'il a pour la pudeur d'autrui.