Le commencement est la moitié de l'action.
Seuls ceux qui sont très riches peuvent décider d'être fous.
L'impossible est toujours probable et il est utile de chercher très loin la vérité des êtres.
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
Avant de pouvoir faire le bonheur de quelqu'un, il faut être quelqu'un soi-même.
Ça me rend complètement folle de devoir répéter la même chose aux journalistes encore et encore.
L'indépendance ! Vain mot ! On dépend toujours de son milieu.
Il vaut mieux détruire soi-même ce qu'on aime que de laisser les autres le faire...
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
Ressasser des souvenirs est un signe de vieillesse.
L'atmosphère d'un roman, c'est aussi le décor dans lequel on en fait la lecture.
Le judo est comme l'amour : il arrive que ça ne dure pas longtemps et l'essentiel se joue à l'horizontale dans un enchevêtrement de membres.
Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste.
Médiocrité - La moyenne à son plus bas niveau.
L'enfance, c'est l'envers de la vieillesse : c'est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
On efface le passé pour mieux détruire l'avenir.
Le silence, c'est quand personne n'écoute.
Un miracle n'arrive que par l'acte de foi qui l'appelle.
La foi il suffit de l'approfondir pour la perdre. Tant de savants l'ont recherchée sans l'obtenir, et tant d'ignorants en ont vécu intensément sans l'avoir recherchée.
Dans la vie, les hommes sont tributaires les uns des autres. Il y a donc toujours quelqu'un à maudire ou à remercier.
Crois-tu que la vie soit un passage d'une mort à l'autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
Quand on ne peut pas avoir d'amis, autant faire de l'argent avec ses relations.
L'important, c'est d'avoir un but ; n'importe lequel, même ridicule, même futile, mais d'en avoir un.
Le cauchemar est l'épreuve nécessaire du rêve, sa première incarnation.
Il n'y a qu'une bonne mort pour donner le sens de la vie !
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
Plus un amour est passager plus il semble inhabituel.
La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir.
L'âge de raison, l'âge des choses. L'âge de la première douleur qui se voit elle-même.
J'écris à partir de mon expérience personnelle, mais il n'y a pas conflit avec ma vie privée. Personne ne croit vraiment ce que je raconte dans mes chansons.
L'enfance est indigente, chimérique, indéchiffrable. Elle est un mystère simple et respectable. Elle est à l'image du grain qui éclate. Elle est violente.
La pureté, cette sorte de chose qui rend tout exsangue, qui brise tous les bons mouvements de l'être, qui vous empêche de jouir de la vie, qui rend les âmes squelettes.
Facile l'idéal quand rien ne nous lie, commodes les grands principes, mais la vie vécue, non rêvée, a aussi ses exigences.
Les gens qu'on aime ne changent pas.
Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible.
Il n'est pas vrai qu'il faut souffrir pour créer. Il suffit de savoir comprendre.
Entrer en pleine solitude, c'est un peu se tenir soi-même dans sa main et s'offrir au néant.
Ne ronge pas ton frein, ce que tu as sur le coeur, dis-le. Tu verras qu'un secret étalé au soleil rétrécit à vue d'oeil.
Il y a un éclat de lumière,Dans chaque mot,Qu'importe que tu entendes,Le saint Hallelujah ou le brisé.
La dernière fois est toujours une fois de trop.
Quand vous voyagez à l'intérieur de vous-mêmes, les courants vous entraînent fatalement vers votre enfance et vous risquez fort de retrouver des souvenirs qui vous feront perdre le chemin du retour.
Le plus précieux de l'aventure n'était-il pas, tout compte fait, la promesse de joies possibles, le désir non encore assouvi ?
Il n'y a pas pire malade qu'un médecin !
Le moment précis où l'on devient ridicule nous échappe toujours.
Les femmes n'ont vraiment goûté le plaisir de leur amour que quand elles l'ont enfin raconté par le menu.
Dans certains états d'âme, la beauté torture, et toute souffrance, même lumineuse, devient intolérable.