Plus que l'homme, la femme tient à se tenir à la hauteur de l'opinion qu'on se fait d'elle.
Nulle jouissance n'égale peut-être celle de se posséder dans la sagesse.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
On se brise même quand on est jeune et on se refait, mais on ne se refait pas jusqu'à redevenir intact.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
Ma femme ! Qui a inventé cette possession ridicule ?
Les femmes qui ont des idées ne sont jamais jolies.
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
Ceux qui repoussent la pitié sont souvent les plus pitoyables.
La nation qui mènera dans le domaine des énergies renouvelables sera la nation qui mènera le monde dans 10 ou 20 ans.
Quand tu vas voir du divertissement et qu'il y a de l'obscénité, c'est de l'obscénité ; quand tu vas voir de l'obscénité et qu'il y a de l'obscénité, c'est du divertissement.
Connaître la raison exacte de nos actions serait une raison suffisante pour ne pas agir.
Un jour, on ne rêve plus que d'ailleurs.
Musique. Art du silence.
Il ne suffit pas d'etre heureux, encore faut-il savoir qu'on l'est.
Il ne faut pas s'occuper des autres : ils sont ailleurs.
La caractéristique des inventeurs, c'est justement de ne rien trouver.
Il n'y a souvent que le blasphème pour exprimer ce en quoi on a foi.
Le mal, c'est d'affamer, de priver, de détruire, de mépriser les êtres. Le mal, c'est de ne pas être bon.
La justice, c'est une invention de ceux qui ont de la chance.
Les larmes, on sait bien qu'elles ne signifient rien, à peine une lâcheté de plus.
Ce qu'il y a de plus difficile : le quotidien.
Faites sonner les cloches qui peuvent encore sonner.Oubliez vos parfaites offrandes.Il y a une fissure en tout.C'est ainsi que la lumière peut rentrer.
L'habitude est plus forte que l'homme, et réussit toujours à l'asservir.
C'est toujours la même chose : nos amours sont sublimes ; celles des autres sont d'ignobles coucheries.
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
On oublie, dans le classement des grands événements ayant marqué le millénaire, d'inclure la vogue des classements.
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
Les notaires c'est comme les avocats, moins t'en vois, plus t'as d'quoi.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
Si le Canada veut survivre, il ne peut survivre que dans le respect mutuel et l'amour les uns pour les autres.
A quoi bon fuir ? Oui, à quoi bon ? Puisque nul ne peut se quitter lui-même. Toute la sagesse de vivre tient là-dedans : savoir qu'il faut en sortir mais qu'on ne peut pas partir...
La conversation est un art. La preuve : d'aucuns en vivent ou en ont vécu (grassement ?).
Au fond ceux qui se croient laborieux ne sont peut-être que des paresseux qui s'ignorent.
Il n'y a qu'un précepte : s'aimer. Aimer les autres est un a posteriori.
La Cour a ses raisons que la démocratie est juste assez imbécile pour ignorer.
Vivre c'est pécher. Et vous péchez par le seul fait d'exister...
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
C'est passionnant pour les gens de définir qui ils sont en relation avec ce que j'écris, que ce soit en l'aimant ou en le détestant.
Le monde est irrémédiablement divisé en deux : ceux qui sont en haut, et ceux qui sont en bas.
Rien de plus pathétique que le dérisoire.
Le poète et le tyran font rarement bon ménage.
On s'engage souvent par manque de courage intellectuel. Prendre un parti, c'est démissionner du sien.
Le Canada est un pays dont les principales exportations sont les joueurs de hockey et les fronts froids. Nos principales importations sont les joueurs de baseball et les pluies acides.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
Une trop grande joie est épuisante.
Aimer quelqu'un n'est-ce pas mettre sa félicité dans la sienne ?