La mémoire rend les êtres et les lieux impalpables.
Le bonheur continu nous rend audacieux.
Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade !
L'amour rend aveugle mais le quotidien lui rend la vue.
Un critique littéraire, c'est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l'esprit de découverte, plus un fort pouvoir d'analyse, plus un vrai talent d'écrivain.
Les créanciers ont meilleure mémoire que les débiteurs.
Les miracles devraient toujours se passer en plein jour. La nuit les rend croyables, donc vulgaires.
Il y a une atmosphère fantastique en ce moment, une atmosphère que beaucoup de gens me disent n'avoir jamais vue auparavant.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Plus je me remémore, plus le vécu d'autrefois s'enrichit et se diversifie, comme si la mémoire ne s'épuisait pas.
La contemplation rend souvent la vie misérable. Nous devrions agir plus, penser moins et cesser de nous regarder vivre.
Rentrer son ventre sur la bascule ne rend pas moins lourd.
Décembre prend et ne rend rien.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
Personne ne rend à sa génération un service plus grand que celui qui, soit par son art, soit par son existence, lui apporte le don d'une certitude.
Choisissez toujours le style plutôt que la mode : portez quelque chose qui vous rend belle.
La supériorité des occidentaux tient, en dernière analyse, au capitalisme, c'est-à-dire à la longue accumulation de l'épargne. C'est l'absence de capitaux qui rend les peuples sujets.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Quelle pitoyable hypocrisie de dire : elle vivra toujours dans ma mémoire ! VIVRE ? C'est précisément ce qu'elle ne fera plus.
En politique, rien n'est plus admirable que d'avoir la mémoire courte.
Mon statut rend le premier coup de téléphone plus simple, mais ensuite, c'est plus difficile de convaincre les gens de vous voir différemment, de vous imaginer à la tête d'un projet de grande ampleur.
Quand on vit et que tout va bien, on ne se rend pas compte de ce qu'on peut perdre.
La mémoire est trompeuse parce qu'elle est colorée par les événements d'aujourd'hui.
Le travail, soulignait Aristote, ne vous rend pas meilleure ; au contraire, il vous avilit, puisqu'il accapare le temps.
Les peuples du Nord, guerriers, marins, nomades, ont l'atavisme de la confiance ; ils ont vécu en hordes, en équipages, en tribus ; ils se sont serrés les uns contre les autres. Ils ont toujours été des hommes de société. [...] â–º Lire la suite
Si ce n'était pas dur, tout le monde le ferait. C'est le dur qui le rend génial.
La solitude est l'élément déterminant de la condition humaine, l'Homme est la seul créature qui se rend compte qu'il est seul.
Critiquer ces forces, ce n'est pas critiquer l'islam. Garder le silence ne rend pas service aux musulmans.
La distance rend toute chose infiniment plus précieuse.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
Puis-je défendre ma mémoire contre l'oubli,Comme une seiche qui s'enfuit à perdre sang, à perdre haleine ?