Dieu masque des choses beaucoup plus que les choses ne lui servent de masque.
Ecrire, c'est mourir un peu !
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Comment puis-je commencer quelque chose de nouveau avec tout cet hier en moi ?
Il n'y a pas de sots métiers. Mais que d'absurdes !
La volonté de ne point douter empêche le doute.
La mort suit de près ce qui a osé être.
J'ai réalisé que ma famille était plus importante pour moi que la vie nocturne du centre-ville.
L'austérité des gares, c'est comme une interdiction de voyager !
Le jour où l'humanité sera libérée de ses complexes, quel ennui sur la terre !
La parole, cette forme désuète de communication.
On sait rarement ce qu'on veut et jamais ce qu'on voudra.
Nous, les Américains du Nord, nous avons un présent et un avenir, les Européens, eux, ont un passé. C'est une force.
Musique. Art du silence.
C'est capricieux le bonheur. Ça demande, exige beaucoup pour ce que ça donne.
Il convient de se taire sur les choses importantes devant ceux qui ne sont point faits pour les entendre.
Coups de poing sur la table, roulement d'yeux, tapages de pieds, blasphèmes, sont les arguments de ceux qui n'en n'ont pas.
A étudier la production des autres, on risque toujours plus ou moins de neutraliser son propre génie créateur.
La religion du crime empoisonne tout autant que celle de la vertu.
L'échec des autres réconforte toujours un peu.
Aimer c'est se choisir quelqu'un et se faire prendre par lui.
La politesse de l'Anglais, c'est l'impassibilité du visage et de la voix. Il trouve autant d'impudeur à montrer ses émotions qu'en éprouverait une nonne à exhiber ses jambes aux passants.
Ce n'est pas toujours souhaitable d'être celui à qui Dieu parle.
Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur.
Faculté merveilleuse de la vieillesse que de se fermer l'esprit à tout souvenir désagréable.
Il n'est qu'une réalité : vivre. Mais il est mille façons de vivre.
Il ne faut pleinement révéler à eux-mêmes que ceux qui sont assez forts pour supporter le fardeau.
Quand on ne cherche rien, on le trouve partout.
Si le Canada veut survivre, il ne peut survivre que dans le respect mutuel et l'amour les uns pour les autres.
Ne nous leurre-t-on pas depuis des siècles à propos des avantages et de l'utilité de l'éducation ?
La véritable intensité, comme la beauté, n'est pensable que dans les parages de la mort.
Le temps fuit, sans doute... Quand on en parle, le temps a déjà coulé, il n'en reste que des images.
J'aurais aimé être moins disciplinée [...] Sortir, fumer un peu en me disant que ce n'est pas grave. Comme Adèle.
Les romans ne renferment pas la vie, ils n'en racontent que la surface ridée, comme celle d'un lac.
La vie a une manière amusante de vous aider quand vous pensez que tout est fichu.
C'est une suite de preuves dans la vie. On vit en se prouvant les décisions, en se prouvant les actes.
C'est tellement vite parcouru un homme ! On ne peut vraiment s'en servir que pour son plaisir. Et au suivant !
On assassine des gens, et la police ne se montre que quand tout est fini. Si c'est cela la civilisation, je vous demande un peu ce qu'est la barbarie.
L'oraison mène à tout, à condition de pouvoir en sortir indemne.
Dans un monde parfait, il n'y aurait pas de censure, car il n'y aurait pas de jugement.
Les illusions n'ont pas la vie longue.
On se sent moins pauvre quand on est seul à le savoir.
On porte son passé, tout son passé dans sa chair et son âme, et il continue de nous miner jusqu'à la ruine.
Les hommes qui se disent couverts d'amis me font peur, je crains toujours qu'ils ne veuillent ajouter mon nom à leur liste.
Pendant trois ans, mon mari n'a pas pu boire une gorgée d'eau.
La gloire amène la folie jusqu'au génie.
Certains jours, quelle condamnation pour les hommes de vivre les uns avec les autres....
Les femmes, presque toutes, ont besoin de dire qu'elles aiment ou de se le faire accroire.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Il y a peu de femmes qui résistent à ceux qui les font rire.