Il n'y a pas de sots métiers. Mais que d'absurdes !
Les sots croient que plaisanter c'est ne pas être sérieux et qu'un jeu de mots n'est pas une réponse.
Excentricité. Méthode de distinction si peu coûteuse que les sots l'utilisent pour accentuer leur incapacité.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
S'il y avait réellement un Dieu, serait-ce par des moyens aussi absurdes qu'il nous eût fait part de ses ordres ? Serait-ce par l'organe d'un bandit méprisable, qu'il nous eût montré comment il fallait le servir ?
Les sots usent des gens d'esprit comme les petits hommes portent de grands talons.
Tous les métiers sont déplaisants.
Les jeunes gens disent ce qu'il font, les vieillards, ce qu'ils ont fait, et les sots ce qu'ils ont envie de faire.
Les gens intelligents se divisent en deux catégories : les bons et les méchants. Les sots appartiennent à une seule : celle des méchants.
Les sots mettent du temps pour comprendre. Les intelligents pour ne pas comprendre.
Tous les menteurs sont des sots !
L'indécence, le défaut de pudeur sont absurdes dans tout système : dans la philosophie qui jouit, comme dans celle qui s'abstient.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même !
Ecrire est le dernier des métiers manuels...
Quand on est aussi libertin, aussi dépravé, aussi scélérat, on voudrait être dans les entrailles de la terre, afin de mieux fuir les hommes et leurs absurdes lois.
L'imagination des sots n'atteint pas à l'esprit, celle des sages n'atteint pas au génie.
Un fat est celui que les sots croient un homme de mérite.
La vie ressemble à un livre, les sots le feuillettent, le sage le lit avec attention, car il sait qu'il ne le lira qu'une fois.
Les sots donnent des festins, les sages s'y nourrissent.
Des sots ? Y'en a plein de seaux.
Les sages portent leurs cornes dans leur coeur, et les sots sur leur front.
Il n'y a pas d'enfants sots : il n'y a que de sots parents.
C'est une constatation que sont obligés de faire quelquefois certains hommes : que de sots ont facilement ce qu'ils n'ont pas.
Qui chemine avec les sages devient sage, qui hante les sots devient mauvais.
Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien vêtus.
Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que des sottes gens.
Il n'y a que les sots et les morts qui ne changent pas d'opinion.
Retrouver son train-train quotidien comme si rien ne s'était passé paraît l'une des choses les plus absurdes de la vie. Mais le train-train quotidien c'est aussi un petit signe d'espoir absurde, le signe que la vie continue.
Il est très étonnant que je n'aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
On attrape les lièvres avec des chiens, les femmes avec de l'argent et les sots avec des louanges.
Dans notre monde, seuls les sots sont punis, non les vicieux.