Il n'y a pas de sots métiers. Mais que d'absurdes !
Les gens intelligents se divisent en deux catégories : les bons et les méchants. Les sots appartiennent à une seule : celle des méchants.
Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots très bien vêtus.
Bien des métiers marchands pourraient être remplacés progressivement par des activités gratuites et bénévoles, ce qui pourrait réduire la nécessité de disposer d'un revenu pour en bénéficier.
Le propre des sots est de toujours juger.
Il n'y a que les sots et les morts qui ne changent pas d'opinion.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
L'argent des sots est le patrimoine des gens d'esprit.
Il y a des sots qui sont de toutes les opinions, positivement parce qu'ils ne comprennent les conséquences d'aucune.
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Si les sots pouvaient se faire une idée des souffrances qu'ils nous font endurer, ils se tairaient.
N'oublions pas que toutes les croyances populaires, même les plus absurdes en apparence, reposent sur des faits réels, mais mal observés. En les traitant avec dédain, on peut perdre la trace d'une découverte.
S'il y avait réellement un Dieu, serait-ce par des moyens aussi absurdes qu'il nous eût fait part de ses ordres ? Serait-ce par l'organe d'un bandit méprisable, qu'il nous eût montré comment il fallait le servir ?
La vie ressemble à un livre, les sots le feuillettent, le sage le lit avec attention, car il sait qu'il ne le lira qu'une fois.
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
Le mépris des sots est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher sans faire la grimace.
Il y a deux espèces de sots : ceux qui ne doutent de rien et ceux qui doutent de tout.
Quels drôles de métiers que les métiers d'argent.
Il n'y a que les sots qui se croient supérieurs aux autres. Il faut les ignorer comme s'ils n'existaient pas.
Que les gens sont absurdes ! Ils ne se servent jamais des libertés qu'ils possèdent, mais réclament celles qu'ils ne possèdent pas ; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole.
Il est très étonnant que je n'aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
Qui chemine avec les sages devient sage, qui hante les sots devient mauvais.
Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que des sottes gens.
Les sots parlent beaucoup du passé, les sages du présent et les fous de l'avenir.
Les sots usent des gens d'esprit comme les petits hommes portent de grands talons.
Les sots silencieux sont des armoires vides fermées à clef.
Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
Tous les sots sont opiniâtres, et tous les opiniâtres sont des sots.
Lorsque leur vanité ou leur désir est en jeu, les hommes sont toujours plus sots que leur femme l'imagine.
Les sots se tournent vers les avantages de la fortune ; ceux qui les connaissent vers les avantages de la sagesse.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.