C'est une constatation que sont obligés de faire quelquefois certains hommes : que de sots ont facilement ce qu'ils n'ont pas.
Un ivrogne remplit plus facilement son verre que ses engagements.
Les espoirs des hommes instruits valent mieux que la richesse des ignorants.
La relation interpersonnelle que j'établis avec autrui, je dois l'établir aussi avec les autres hommes ; il y a donc nécessité de modérer ce privilège d'autrui ; d'où la justice. Celle-ci, exercée par les institutions, qui sont inévitables, doit toujours être contrôlée par la relation interpersonnelle initiale.
La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l'autre misérable.
Si les femmes sont les plus fortes, c'est que les hommes ne peuvent oublier qu'elles leur ont donné la vie, et parfois l'élan pour avancer, seuls comme des grands. Et que le «seul» pose problème.
Dans le monde de l'hyper-communication, la communication entre les hommes est réduite à presque rien.
Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.
Les hommes réunis par une passion commune créent une âme, mais aucun d'eux n'est une partie de cette âme. Chacun la possède en soi, mais ne se la connaît même pas. C'est seulement dans l'atmosphère d'une grande réunion, au contact [...] â–º Lire la suite
L'homme n'est qu'un animal à demi dompté, qui pendant des générations a gouverné les autres par la fourberie, la cruauté et la violence.
Pour survivre, certains apprennent les mathématiques et font comme les égoïstes : ils comptent ce qu'ils donnent pour ne pas trop donner et s'en garder suffisamment.
L'art de la guerre est de détruire les hommes comme la politique est l'art de tromper.
Les lièvres, obsédés par leur couardise, convinrent de se suicider. Ils se transportèrent donc sur une falaise au pied de laquelle se trouvait un étang. Les grenouilles, au bruit de leurs pas, se réfugièrent dans les profondeurs de l'étang. À [...] â–º Lire la suite
Les hommes se rassemblent dans les villes pour vivre. Ils y restent ensemble pour jouir de la vie.
Mes préférences à moi, ça a toujours été les amis, les maisons de campagne, les femmes qui reprochent aux hommes de n'être pas comme elles voudraient qu'ils soient, les enfants qui courent dans le jardin.
Les hommes les plus humains ne font pas la révolution : ils font les bibliothèques ou les cimetières.
Les hommes seuls ont la force de ne pas pardonner.
Regarde les tournesols comme ils s'inclinent au soleil, mais quand tu en vois un dans un champ qui se penche un peu trop, c'est qu'il se meurt, tu peux en être sûr. Tu es en service mais tu n'es pas [...] â–º Lire la suite
Entre deux hommes qui n'ont pas l'expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près.
Les hommes sont un peu comme Dieu : tout ce qu'ils peuvent faire, ils le font. Ou ils le feront.
Tous les hommes sont égaux. Il n'y a de véritable distinction que la différence qui peut exister entre eux.
Qu'heureux seraient les hommes des champs s'ils connaissaient leur bonheur !
Ce que certains découvrent dans la poésie et les musées, je le ressens dans un bon coup de départ.
Jamais les hommes ne font le bien que par nécessité.
La crainte de perdre engendre les mêmes passions que celle d'acquérir, car les hommes ne tiennent pour assuré ce qu'ils possèdent que s'ils y ajoutent encore.
Les hommes de pouvoir n'ont pas le temps de lire ; et les hommes qui ne lisent pas sont impropres au pouvoir.
Redisons tous les jours à tous les hommes : "la morale est une, elle vient de Dieu ; les dogmes sont différents, ils viennent de nous".
S'il ne restait que deux hommes au monde, le plus fort n'hésiterait pas une minute, à défaut de suif pour frotter ses bottes, à tuer son unique compagnon afin d'en prendre la graisse.
Ni les hommes d'Etat, ni les acteurs ne se retirent à temps.
Les hommes imparfaits n'ont pas le droit de juger les autres hommes imparfaits.
Un soldat est un chômeur armé.