Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
Il faut savoir faire l'amour sans se laisser aller à aimer.
L'humilité, cet a priori de la mésestime de soi.
Les hommes aiment se ranger. L'autorité a des droits imprescriptibles, qui font partie de sa nature essentielle. Lorsqu'elle s'affirme, la force de sa personnalité est telle que tout homme ne peut que s'incliner.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
Nous ne devrions, toute notre vie, que prendre du champ pour bien sauter dans l'éternité.
Nous sommes ainsi faits que nous ne possédons d'autres facteurs de continuité et de cohérence que les instincts de notre personnalité.
Si le philosophe n'est pas heureux, il n'est pas vraiment philosophe.
Ce n'est pas de mourir qu'il faut craindre, mais de vieillir.
La vie n'est-elle pas un sauve-qui-peut ?
C'est justement ça, vivre, c'est avoir des problèmes et les résoudre...
Après tout, c'est peut-être cela la sagesse : l'impossibilité d'imaginer.
La volonté de ne point douter empêche le doute.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
La peur n'a de fin que quand on l'assume.
On ne sait jamais l'étendue du tort que l'on fait.
Personne ne niera que la vie est horrible, que c'est une suite d'angoisses sans fin. Il n'y a qu'une façon de passer à travers, c'est de ne pas y penser.
L'amour n'est-il pas le dieu du temps perdu ?
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
Les femmes qui ont des idées ne sont jamais jolies.
La douleur est la monnaie de toute félicité.
La mort, un méchant quart d'heure à passer, et puis libre !
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
Le dernier mot dans une affaire est toujours un chiffre.
On ne peut pas réparer la chair qui a été blessée, on ne se console pas de l'absence de nos morts.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Foule : immense théâtre ambulant où chacun désespère d'obtenir un rôle qui lui permette d'en sortir.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
Les artistes sont très souvent des inconscients de génie.
La pub peut tuer. C'est d'ailleurs l'un de ses objectifs : tuer le citoyen responsable, annihiler ses mécanismes de défense, le convaincre que le sens vient de l'objet, qu'il n'en a pas assez, qu'il n'en aura jamais assez.
Il n'y a que deux voies qui comptent : l'amour et la pensée.
Le scandale, pour un artiste, est la meilleure proclamation de la réussite.
Beaucoup de joueurs ne font partie d'aucune équipe de la LNH, donc jouer et voyager avec les Oldtimers est une sorte de cadeau que les joueurs apprécient vraiment.
Si l'enfer existe, c'est une salle d'attente avec des magazines de l'année passée.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
Un bonheur vient rarement sans le malheur correspondant qui est la substance de toutes choses.
L'écriture c'est comme la vie, on ne peut pas revenir en arrière.
Il faut être masochiste pour vouloir gagner ce qui nous est donné.
Le bonheur ou le malheur ne sont que des étiquettes que l'on met sur des réalités mouvantes, insaisissables.
Le sourire est l'amulette des gens civilisés.
Que doit penser Dieu des bigots qui pensent savoir ce qu'Il pense ?
L'absurdité est le véritable ordre des choses.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
Que de symphonies, que d'extases en puissance pour un artiste devant la gamme merveilleuse de nos sens !
Tu n'as qu'une vie, emploie-la à rendre légère celle de tes voisins.
L'homme n'a qu'un seul souci, et c'est lui-même.
A quoi bon fuir ? Oui, à quoi bon ? Puisque nul ne peut se quitter lui-même. Toute la sagesse de vivre tient là-dedans : savoir qu'il faut en sortir mais qu'on ne peut pas partir...
Avez-vous remarqué comme nos proches nous en veulent quand on est heureux à l'écart d'eux ?