La conversation est un art. La preuve : d'aucuns en vivent ou en ont vécu (grassement ?).
On a parfois l'impression que le monde est fait de choses qu'on subit : les tremblements de terre, les inondations, les guerres, la télé-réalité, etc. Mais il est important de se souvenir qu'il y a des choses qu'on maîtrise, comme [...] â–º Lire la suite
La médecine, c'est un art qu'on exerce, en attendant qu'on le découvre.
La solitude est la voie par laquelle le destin s'efforce de ramener l'homme à lui-même.
J'ai souvent éprouvé que la solitude est un bien à qui possède une belle âme.
Trois choses font un savant homme, la lecture, la conversation et la rêverie ; l'une enrichit la mémoire, l'autre polit son esprit; et la dernière forme son jugement.
Dans une solitude extrême, Sur l'Océan seul je restai, Sans que Jésus prît en pitié.
Une personne mortellement ennuyeuse, c'est une personne qui vous prive de solitude sans vous procurer de compagnie.
La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine.
La vieillesse n'a pas de remède.
En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. C'est là que Dieu nous rencontre.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.
Qu'est-ce que la vieillesse ? C'est d'abord perdre la curiosité.
Réglez bien votre jeunesse, et votre vieillesse se réglera d'elle-même.
La solitude est l'aphrodisiaque de l'esprit, comme la conversation celui de l'intelligence.
Pas un homme n'est en proie à la solitude pendant qu'il mange des spaghettis.
Le suicide, c'est épouser la solitude et vivre avec elle... in... fi... ni... ment !
La solitude me nourrit, sans elle je suis comme un autre privé de nourriture et d'eau. Chaque jour sans solitude m'affaiblit. Je ne tire pas de vanité de ma solitude ; mais j'en suis tributaire.
Il ne manque aux douceurs de la solitude que de pouvoir être endurées.
Provoquer, au sens artistique du terme, oblige à ouvrir les yeux, à casser le monde dans lequel on vit pour réfléchir.
Oui, Bach, Mozart, Dieu, elles commencent toujours par ça. Ça fait conversation honnête, alibi moral. Et quinze jours plus tard, trapèze volant sur le lit.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Les extrêmes marquent la frontière au-delà de laquelle la vie prend fin, et la passion de l'extrémisme, en art comme en politique, est désir déguisé de mort.
Notre époque ne fait plus de musique. Elle camoufle par du bruit la solitude des hommes en leur donnant à entendre ce qu'elle croit être de la musique.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
En réalité, le fait d'être est ce qu'il y a de plus privé; l'existence est la seule chose que je ne puisse communiquer; je peux la raconter, mais je ne peux partager mon existence. La solitude apparaît donc ici comme l'isolement qui marque l'évènement même d'être. Le social est au-delà de l'odontologie.
Le grand art de la vie est la sensation de sentir que nous existons, même dans la douleur.
En fait, la frontière entre jeunesse et vieillesse est dans toutes les sociétés un enjeu de lutte. Par exemple, j'ai lu il y a quelques années un article sur les rapports entre les jeunes et les notables, à Florence, au [...] â–º Lire la suite
Et si c'est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l'a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
La jeunesse est le plus grand des biens ; la vieillesse la pire des disgrâces. Elle n'est profitable qu'à l'alcool.