L'amour commence souvent par cette année franche qui met en harmonie les esprits, avant que les coeurs ne battent à l'unisson.
Un seul être suffit quand il faut tout donner.
On n'a pas trop d'une vie pour se comprendre. Le défaut, c'est de vouloir descendre en profondeur.
La fierté condition sine qua none de survie d'une collectivité.
Ce n'est pas parce qu'on donne des conseils aux autres qu'on agit bien soi-même.
L'un de nos problèmes est l'uniformisation. Il n'y a plus de débats d'idées. Les gens suivent les sondages et les top 50. Les jeunes ne sont pas assez fous !
Avoir peur c'est aimer. Donner peur c'est haïr.
C'est le pays qui engendre ses enfants et non l'inverse. Chaque fois que dans l'histoire un homme a voulu dépasser le pouvoir de son pays, il n'a réussi qu'à installer le chaos et la catastrophe.
Les hommes sont impossibles et pensent qu'ailleurs, leur vie est à recommencer. Ils rêvent constamment d'un paradis perdu.
Une gifle, cela ne blesse que l'orgueil.
Les liens du mariage, c'est ça. Une grosse corde bien attachée pour s'étouffer ensemble.
La pauvreté, c'est beau ; mais il y a des limites. Saint Thomas dit qu'il faut une certaine aisance pour servir Dieu.
On n'est pas uniquement en ce monde pour y accomplir ses tâches quotidiennes, mais aussi pour accorder de la place aux rêveries de l'âme qui l'élèvent et la reposent.
Si tous les parents choisissaient les noms de leurs enfants avec soin, le monde en serait changé. Un nom, c'est la moitié de la personnalité.
Le coeur est un voyeur lorsqu'il est épris.
L'être convoité nous fait aimer l'amour.
Créer, c'est faire l'amour avec l'invisible. Recréer, c'est vouloir faire l'amour avec les autres.
L'amour doit être lucide, autrement il fausse tout.
Les femmes s'accommodent assez bien d'une part de mépris dans leur amour.
Le seul allié des jeunes générations n'a toujours été que le temps, celui de vieillir un peu.
La mort naturelle est une amie, au fond, pourvu qu'elle ne soit pas trop pressée.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
La vengeance est incompatible avec la liberté.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
Noircir du papier et rapporter ce que font ou accomplissent les autres. Le métier de journaliste, c'est cela en somme.
On ne peut rien contre un mot ; c'est une mouche qu'on peut chasser, qui peut partir, mais qui revient toujours, ne meurt jamais.
Ce qui compte c'est d'être vivant et le savoir.
La meilleure façon d'épater les gens c'est encore de faire en sorte qu'ils s'épatent eux-mêmes.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Il y a une fissure en chaque chose, c'est ainsi que la lumière peut rentrer.
Ma relation avec le public français est intense, simple, sincère.
Quand tout est facile, il n'y a rien de vraiment important.
Une femme a besoin de se sentir présente dans le coeur d'un homme, vibrante et croissante ; le regard de l'homme qui l'aime, c'est pour elle le soleil, l'air, l'ombre et la pluie.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
La mode est la pire des prostituées.
L'amour ne résiste pas à la promiscuité de la vie quotidienne.
La famille, c'est essentiel pour moi.
Il y a des jugements dans la vie qui jugent celui qui les prononce.
On ne remplace pas ceux qui meurent, il faut s'habituer à ne vivre qu'une fois.
A quoi serviraient les expériences sans la perspective de les répéter ? La vie, au fond, est un nombre infini de variations sur un même thème.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini.
L'homme s'est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit.
Comme il y a des fièvres qui viennent et partent au rythme du voyage, il y a des paroles et des pensées qui jugent et condamnent au rythme de la vie.
Les sentiments personnels ne doivent pas compter, quand il s'agit de la patrie, de la vie nationale.
La vieillesse n'est pas une question d'âge, mais bien plus une certaine façon de regarder les autres.
Seuls les chats ne baissent pas les yeux quand ils ont fait du mal.
Il y a quelque chose de plus grand que l'homme dans l'amour physique, dans la volupté, dès qu'on y met un peu de son âme.
C'est aussi une façon de posséder les autres que de leur faire des cadeaux.
Une grande douleur, un grand amour, s'effacent-ils vraiment ?