Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.
Le mot liberté ne peut pas être chanté sur la même note par tout le monde.
On a beau dire, le malheur, ça rapproche... Ça donne du poids aux êtres, aux choses...
Devenir homme, c'est tomber de haut.
Avec une femme le meilleur moyen de ne pas obtenir une chose c'est de la demander.
C'est la société qui fait l'ordure...
J'aurais aimé être moins disciplinée [...] Sortir, fumer un peu en me disant que ce n'est pas grave. Comme Adèle.
Les femmes, très jeunes, savent beaucoup mieux que les hommes maîtriser leurs émotions et savent mieux deviner l'impossible et l'illusoire.
On ne choisit pas l'amour. C'est lui qui nous prend, nous subjugue, nous arrache à nous-mêmes. A-t-on du mérite à se donner quand on ne peut pas faire autrement.
Le talent que l'on a profusion ne console pas de celui que l'on préférerait.
Plus un amour est grand plus il exige que rien d'essentiel ne lui soit sacrifié.
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.
Les apparences extérieures n'ont jamais trompé personne.
Les livres enseignent tout. Excepté la vie. Celle-ci ne s'apprend qu'en vivant.
Comme il est facile de pardonner le mal que l'on nous a fait quand nous l'avons oublié !
La volonté de ne point douter empêche le doute.
Je t'aimais quand tu t'ouvraisComme un lys sous la chaleurJe suis juste un autre bonhommeDe neige dans la fondante et la pluieQui t'a aimée de tout son amour geléTout son corps de seconde mainTout ce qu'il est ce qu'il a étéÀ mille baisers de profondeur.
Une idée n'est grande qu'autant qu'on a souffert pour elle.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
Le jour où l'humanité sera libérée de ses complexes, quel ennui sur la terre !
Personne n'est responsable de son destin.
Le bonheur ou le malheur ne sont que des étiquettes que l'on met sur des réalités mouvantes, insaisissables.
Le socialisme ! Quelle lubie ! La nature s'est chargée de régler son cas en prodiguant partout des inégalités.
Les petits vélos pensent qu'en grandissant ils vont devenir des grosses motos.
L'humilité, cet a priori de la mésestime de soi.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Dieu ne s'offre que dans l'anéantissement de l'esprit. La nuit intérieure est préalable à toute contemplation de Dieu.
Avec l'amour et la pénicilline, on peut guérir le monde entier.
La vie se prête, ne se rend pas. Elle se perd comme un livre que l'on confie et que l'on ne revoit jamais.
Il en est parmi nous qui, bien que non génétiquement prédestinés à la gadoue, y pataugent plus souvent qu'à leur tour.
Le plaisir sans l'intelligence deviendrait facilement une chose vulgaire et limitée.
Ceux qui réussissent, réussissent exprès pour te faire chier bonhomme !
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
L'amour a besoin de la mémoire pour s'approfondir et durer.
Seule la marge d'erreur ou d'ignorance qui se glisse dans l'évaluation de deux individus l'un par l'autre détermine vraiment la marge d'absence qui s'établit entre eux.
Si on est le moindrement prudent en affaires, on n'expose ses opinions que sous la forme de questions.
Etre vieux c'est quand le passé envahit toute la place et qu'il ne reste plus d'espace à l'avenir. Etre vieux, c'est devenir une chose du passé dans un présent sans avenir...
En fait, la vie et la mort ne sont que la même personne.
Chaque homme, pour peu qu'il soit disert et qu'il aime les femmes, porte en lui ses mille et une nuits.
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
S'occuper de quelqu'un, c'est une ivresse. Mais ce n'est qu'une phase pour aller ailleurs.
Il y a quelque chose d'humiliant à être homme et à ne pas lutter contre le malheur.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
Que peut-il nous arriver de pire que d'être ce que nous sommes.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Les bonnes consciences ne sont pas celles qu'on gave de prescriptions, mais de lumière.
Quand un livre est bien écrit, il est toujours immoral !
Les gens discrets ne le sont que parce qu'ils manquent d'imagination.
Il faut penser. Il faut lire. On apprend, on apprend tout. Tout est dans les livres...