La rudesse du combat contre les choses pousse l'homme vers lui-même.
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
Plus un amour est grand plus il exige que rien d'essentiel ne lui soit sacrifié.
L'amour trouve trop difficile de pardonner le moindre manquement à l'amour.
Le croyant ne peut concevoir d'autre paix que la sienne puisqu'elle donne un sens à toutes choses. La foi résout tout pour qui la possède.
Combien de coeurs ont eu mal simplement parce qu'ils ne surent pas se rassasier de ce qui en aurait fait déborder d'autres.
L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
Si tu veux connaître l'essence d'une civilisation ou d'une époque, vois comment on y assassine son prochain.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
On ne se résigne jamais. On décide de se taire, c'est tout.
On ne sait jamais l'étendue du tort que l'on fait.
En gagnant du temps, avec une femme, on finit par gagner tout court.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
Etre vieux c'est quand le passé envahit toute la place et qu'il ne reste plus d'espace à l'avenir. Etre vieux, c'est devenir une chose du passé dans un présent sans avenir...
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
En fait, la vie et la mort ne sont que la même personne.
La peine de ma vie c'est d'en avoir fait.
S'attaquer aux fumeurs est devenu le chic du chic de la rectitude politique. Cela s'appelle de l'opportunisme.
Nos espoirs sont grands. Notre foi dans le peuple est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce beau pays ne mourront jamais.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
L'amour ne sert jamais à transformer les autres. Il n'est que l'instrument de notre propre transformation.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
Il n'y a pas de création sans épreuve...
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
Car la paresse est un mode de conditionnement physique tout à fait recommandable, comme le prouve le sourire de Bouddha, lequel témoigne d'une excellente forme.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
On a beau dire, le malheur, ça rapproche... Ça donne du poids aux êtres, aux choses...
Nous ne devrions, toute notre vie, que prendre du champ pour bien sauter dans l'éternité.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
Les mots dissimulent plus qu'ils ne dévoilent.
Beaucoup de joueurs ne font partie d'aucune équipe de la LNH, donc jouer et voyager avec les Oldtimers est une sorte de cadeau que les joueurs apprécient vraiment.
Les femmes, très jeunes, savent beaucoup mieux que les hommes maîtriser leurs émotions et savent mieux deviner l'impossible et l'illusoire.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Nous avons tous les moyens d'être prospères. Nous devons trouver l'équilibre entre notre richesse et nos besoins.
La mort, un méchant quart d'heure à passer, et puis libre !
La langue c'est notre vraie race, notre vraie patrie.
Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
La peur n'a de fin que quand on l'assume.
Personne ne niera que la vie est horrible, que c'est une suite d'angoisses sans fin. Il n'y a qu'une façon de passer à travers, c'est de ne pas y penser.
L'homme le plus sage n'est jamais suffisamment prévenu contre sa propre vanité.
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
On ne peut pas réparer la chair qui a été blessée, on ne se console pas de l'absence de nos morts.
L'écriture c'est comme la vie, on ne peut pas revenir en arrière.
La douleur est la monnaie de toute félicité.
Il faut être masochiste pour vouloir gagner ce qui nous est donné.
Le plaisir sans l'intelligence deviendrait facilement une chose vulgaire et limitée.
Le ridicule ne s'exprime qu'au premier âge d'une passion.
Il n'y a que deux voies qui comptent : l'amour et la pensée.