On fait des révolutions quand le peuple n'a rien à perdre et tout à gagner.
Le mépris de soi-même justifié est une maladie dont personne ne se relève.
C'est comme ça, en perdant une illusion un jour qu'on devient tout autre le lendemain, et que plus rien n'est semblable.
C'est à ne pas lâcher la pensée un seul instant qui fait durer les heures.
Vie...illir. La vie qui s'étire tristement.
La solitude, on ne l'a jamais au bon moment.
La jeunesse d'aujourd'hui se déshabille de ses complexes. C'est parfait. Il faut être nu pour prendre ses mesures avec justesse.
Des fois que le rêve et le besoin de rêver se confondent, que vient y faire la réalité ?
A force de vivre avec un homme, on oublie forcément ce qu'il est... pour ne se souvenir que de ce qu'il a été.
Voler le gouvernement n'est pas un péché. Le gouvernement c'est nous et comment pourrions-nous nous voler nous-mêmes ?
Tout paraît simple à qui est transfiguré par sa vie intérieure.
Les rêves sont comme des îles. Alors on est tout seul quand on rêve et ça ne peut pas être autrement.
Quand vous voyagez à l'intérieur de vous-mêmes, les courants vous entraînent fatalement vers votre enfance et vous risquez fort de retrouver des souvenirs qui vous feront perdre le chemin du retour.
Après la trentaine les gens sont irrécupérables.
Cet espoir que nous avons tous d'être compris, rassurés, consolés par la nature, l'angoisse crée un vide que la nature remplit, fertilise.
Le jeu des conjectures vaut-il la chandelle de la déconvenue ?
Ce qu'il y a de beau, de grand, de pathétique chez celui qui tend vers un idéal, c'est qu'il ne l'atteint jamais.
A quoi serviraient les expériences sans la perspective de les répéter ? La vie, au fond, est un nombre infini de variations sur un même thème.
La peine, ça se vit seul.
En vieillissant, force est de constater que cela devient de plus en plus difficile de ne pas avoir les mêmes opinions que ceux qu'on aime.
Etre homme n'est pas tout : il faut être sociable.
Chaque personne fait face à ses propres défis uniques et vous ne savez pas toujours ce que les autres autour de vous traversent.
Le silence est fait de paroles qui se taisent.
La seule grandeur authentique, celle de l'effort.
La volonté n'a rien à faire dans l'amour. On ne choisit pas celle qu'on aime.
Le temps qu'on perd ne revient pas ; le temps qu'on gagne non plus d'ailleurs.
Au fond, la solitude, bien qu'elle soit douloureuse, est encore préférable à la destruction appliquée de l'un par l'autre.
Lorsqu'on les vit, ce sont les instants les plus doux qui paraissent les plus longs. Le souvenir diminue leur durée.
Méfie-toi des choses qui sont tellement évidentes qu'elles ne laissent rien de plus à l'imagination.
Une promesse de femme, c'est comme une corde tendue ; ça ne tient pas longtemps.
Plus la misère est insupportable, plus on l'ignore.
A force de s'épandre sur les détails et de chercher l'introuvable, on finit par rater l'essentiel.
A force de se faire dire qu'on est des tout-nus, peut-on finir par avoir vraiment froid ?
La vie est le vrai remède pour combattre le mal de vivre...
L'amour et la patience vont obligatoirement ensemble.
Il faut savoir se satisfaire de l'accessoire parfois.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
Vous êtes jolie femme et n'oubliez pas que, pour le rester, il faut apprendre à le savoir.
Cette difficulté d'écrire qu'on prête aux écrivains n'est pour eux qu'une difficulté de plus, à cause de l'exigence.
Ne pas comprendre la langue du seul ami que l'on possède, ça fait peur.
Il y a un éclat de lumière,Dans chaque mot,Qu'importe que tu entendes,Le saint Hallelujah ou le brisé.
Une fois que c'est accepté, la mort, ça s'oublie vite. Et puis, c'est consolant.
Les gens reprochent souvent aux médias de ne pas rapporter de bonnes nouvelles, oubliant commodément que plus on carbure à la catastrophe, plus on vend.
Tout n'existe que par la foi ! La vie elle-même n'est rien, sinon ce qu'on la fait.
Carte de crédit : chacun des petits rectangles de plastique, dont l'ensemble constitue un jeu de société de consommation, aussi appelé jeu de cash-cash.
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
Avec le politiquement correct, on ne dit plus noir, mais "membre d'une minorité visible". Ainsi, Stevie Wonder est une minorité visible non-voyante.
Le plus précieux de l'aventure n'était-il pas, tout compte fait, la promesse de joies possibles, le désir non encore assouvi ?
Tout le monde est à la recherche d'un père. Pour l'adorer ou pour le tuer.