Les yeux des femmes posent toujours la même question : est-ce qu'on me désire ?
Les défauts ont des sexes. Et ça nous est plus difficile de les supporter quand la nature ne les a pas distribués au gré de notre conformisme.
Pourquoi se mettre à écrire quand on sait son intérieur intraduisible.
La vie ne permet pas d'aller bien loin, non plus que d'approfondir le sens de tout ce qui est. L'être humain, si doué soit-il, reste toujours à l'extérieur de ce qu'il veut percer.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Vivre, quelle souffrance, et quelle souffrance sans partage !
Croire ne plus avoir d'illusion est la plus naïve des illusions.
Tu sors de la douche,Ô si fraîche et propre,Tu sens bon la fleur,D'un champ tout vert,Le monde brûle Marie,Il est creux, sombre et méchant.
J'ai été très sage toute ma carrière puis, arrivée à l'âge où je devrais rentrer à la maison, je commence à me déshabiller !
Une guerre comme tout autre spectacle, se visionne mieux à distance.
L'amour, c'est ainsi. Peu importe qu'il soit consommé, pourvu qu'il soit grand, si droit et si fort, et si puissant en toutes ses racines qu'il subsiste, comme la rose de pierre, par-delà tous les millénaires.
Un bonheur ne peut pas être complet tant que la peine n'y entre pas pour quelque chose.
L'usage de la liberté devient dangereux entre des mains incompétentes.
Le mal, cette chose qui détruit, comme la rouille.
Ce qu'il y a de plus difficile : le quotidien.
Réduit à son être social, quelle misère que l'homme !
On n'a besoin de personne pour sombrer.
Nous avons parfois le devoir d'être heureux.
Connaître la raison exacte de nos actions serait une raison suffisante pour ne pas agir.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
Tout homme est dangereux, quand il est contre les choses établies.
Je regarde en arrière, et j'ai quelques films, et je suis heureux.
L'habitude est plus forte que l'homme, et réussit toujours à l'asservir.
Nulle jouissance n'égale peut-être celle de se posséder dans la sagesse.
Le pouvoir confère une certaine assurance.
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
Les femmes jalouses sont les plus trompées.
De tous les attributs, la beauté est la plus sûre inspiratrice de l'amour.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
La création sert à masquer le réel bien plus qu'elle ne le change.
L'homme pense pour retenir la pensée qui d'elle-même se dissout.
Qui accepte de se frotter aux renards pouilleux consent déjà à se gratter.
Les hommes meurent, tout le temps ; ils sont fatigants. Les livres ne meurent jamais.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
D'une manière générale, l'humain éprouve peu de plus vifs plaisirs que celui d'apprendre une nouvelle à quelqu'un.
Il n'y a souvent que le blasphème pour exprimer ce en quoi on a foi.
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Les livres enseignent tout. Excepté la vie. Celle-ci ne s'apprend qu'en vivant.
Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
En se plaignant du peu qu'on a on ne l'augmente pas. On se le gâte, on le perd.
Ce n'est pas la perfection des crimes qui manque, mais la véritable intelligence des criminels.
Un génie qui boit trop est un ivrogne.
Cette candeur des bêtes. Cette merveilleuse inconscience qu'elles promènent aux quatre coins du monde comme un message.
Il n'est nul besoin d'apparence pour aimer. C'est une foi qui accepte de ne pas interroger.
Tout désir, même celui de parler, est un désir de vivre.
Cela prend parfois beaucoup d'hommes pour en remplacer un seul.
Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.
Il ne faut pas s'occuper des autres : ils sont ailleurs.
Ceux qui repoussent la pitié sont souvent les plus pitoyables.
Quand les problèmes arrivent, c'est votre famille qui vous soutient.