Chacun de nous n'est-il pas le gardien vigilant de sa propre tristesse ?
Une trop longue souffrance rend stupide, mais celui que la souffrance a rendu stupide peut encore connaître la joie.
Certaines personnes peuvent être si proches de toi tout en étant si loin physiquement, elles marchent avec toi et restent à côté à tout moment de ta vie.
Les mystères s'expliquent moins par eux-mêmes qu'en expliquant tout le reste comme une lampe s'explique moins par sa mèche que par sa lumière.
Le propre des apothéoses est, hélas, de déboucher sur le déclin.
Comptez sur moi, je compte sur vous, ce qui fait que chacun y trouvera son compte !
L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable.
La question des libertés ne saurait se résoudre en termes de droits ou de morale. Elle est avant tout une question politique.
Comment voudrais-tu que les autres s'intéressent à une créature qui ne trouve pas en elle de quoi jouir de sa propre société.
Nous avons tous là un petit temple où nous abritons religieusement toutes nos idoles, croyances, rêves, affections. Elles sont là, debout, en équilibre, chacune sur son piédestal... Fiers de ce doux fardeau, nous marchons dans la vie comme ces mouleurs [...] â–º Lire la suite
Ne vous illusionnez donc pas ! Né vingt ans plus tôt, vous auriez fait du naturalisme comme tout le monde.
Est-ce la peur ou le courage qui te donne des ailes... tas de viande ?
Ferme la à tout jamais !
La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage au delà du but.
Je pense à ce drôle de bonhomme dans le train... Il était bien suspect... Cette casquette... cette barbe... cette bouteille vide... tout cela ressemble beaucoup à de la mise en scène, du grimage...
Emporter avec soi son accent familier, C'est emporter un peu sa terre à ses souliers ; Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause, Parler de son pays en parlant d'autre chose.
Il faut oser en tout genre ; mais la difficulté, c'est d'oser avec sagesse.
Je te donne mes notes, je te donne mes motsQuand ta voix les emporte à ton propre tempo
Dans tout éducateur dort, au coeur du plus épais cocon, un ver tortionnaire. Instruire est le plus grave refoulement.
Ah ! la guerre !... En chaque foyer, on lui donne deux sens distincts : calamité ou rédemption dépendant du bord où l'on s'est placé pour la considérer.
D'un autre côté, tous les phénomènes d'un corps vivant sont dans une harmonie réciproque telle, qu'il paraît impossible de séparer une partie de l'organisme sans amener immédiatement un trouble dans tout l'ensemble.
On a le droit de tout faire, et d'utiliser nos personnages comme on veut. Mahomet, c'est devenu un personnage malgré lui dans l'actualité, puisqu'il y a des gens qui parlent en son nom.
Quand un cheval galope tout seul, on ne peut pas voir s'il est rapide ou lent.
Accepter et aimer ce qui est propre à soi.
Notre pays, comme chaque État moderne, a besoin de réformes démocratiques profondes. Il a besoin d'un pluralisme politique et idéologique, d'une économie mixte et de protection des droits de l'homme et de l'ouverture de la société.
"Connais-toi toi-même". Maxime aussi pernicieuse que laide. Quiconque s'observe arrête son développement.
Rien n'était, rien ne sera, tout a réalité et présence.
Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri !
La peur est bien souvent plus grande que le danger.
J'arrive de mon Berry, j'ai ma gueule de bûcheron, mon nez de boxeur, les cheveux longs, je fais peur aux vieilles dames à la tombée du jour, et cependant la musique des mots de Racine me bouleverse.
La peur n'est pas le pire. L'atroce, c'est la honte de se regarder succomber à la peur.