Les hommes sont libres dans la mesure où ils forgent eux-mêmes leurs propres opinions.
Le monde n'a sans doute pas été fait pour les hommes, mais les hommes doivent quand même y vivre.
Les hommes se disputent la terre : - Hommes, la terre, à qui est-elle ?
S'écrire des lettres est la seule chose qui rend présents les hommes absents.
Les hommes vont s'émerveiller devant les hauteurs des montagnes, et les vagues puissantes de la mer, et le large balayage des rivières, et le circuit de l'océan, et la révolution des étoiles, mais ils ne se considèrent pas eux-mêmes.
Les hommes sont des anges stagiaires.
Que nous devons mourir, nous le savons. Ce n'est que de l'époque et du soin d'en retarder le jour que s'inquiètent les hommes.
Comme les hommes aiment la justice quand ils jugent les crimes d'autrefois.
Les femmes savent bien que les hommes ne sont pas si bêtes qu'on croit - qu'ils le sont davantage.
Les hommes sont ainsi qu'ils aiment mieux être dupes qu'humiliés.
Tous les hommes désirent la paix, mais il y en a peu, en vérité, qui désirent les choses qui conduisent à la paix.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
Vous les hommes, jusqu'à quand ces coeurs fermés, ce goût du rien, cette course au mensonge ?
Les hommes sont différents dans la vie, semblables dans la mort.
Les femmes ne sont vraiment exaspérées que par les hommes avec lesquels elles sont mariées depuis longtemps.
Les hommes qui ont changé le monde n'ont jamais réussi en ralliant à eux les principaux citoyens, mais toujours en remuant les masses.
La mauvaise conscience, c'est pour les hommes ; les femmes l'ont presque toujours bonne, quand elles en ont.
Les hommes pensent leur destin plutôt qu'ils ne le gouvernent mais c'est là déjà une grande dignité.
Qu'est-ce que les folles ? - Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
Par définition, tous les hommes sont pris. Mais chez quelques-uns, il y a du jeu.
J'adore la mode féminine, mais les femmes n'ont pas autant besoin de moi que les hommes. Ce sont les hommes qui n'ont rien à se mettre.
Les hommes vous aiment plus s'ils ne sont pas certains de vous posséder.
Les femmes sont déjà à penser l'éternité d'un don quand les hommes sont encore à le conquérir.
Le bon ordre rend les hommes hardis, et la confusion, les lâches.
En regardant les gens marcher dans la rue, on apprend à distinguer les hommes des femmes : les têtes qui se tournent vers toutes les vitrines des magasins sont celles des femmes. Il existe d'autres moyens de vérification.
Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment point.
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
Les enfants trouvent tout d'un rien, les hommes ne trouvent rien dans tout.
Les paradoxes sont les robes que la vérité endosse pour quitter son puits et ne pas se promener indécemment chez les hommes.
Les hommes oublient tout. Les femmes se souviennent de tout.
Ni le désaveu de l'histoire, ni l'impatience des citoyens n'entament le sentiment d'infaillibilité qui imprègne l'administration : cette conviction vertigineuse que les hommes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie savent seuls ce qui est bon pour les hommes qui peuplent les degrés inférieurs.
Les hommes qu'on ne connaît qu'à moitié, on ne les connaît pas ; les choses qu'on ne sait qu'aux trois quarts, on ne les sait pas du tout. Ces deux réflexions suffisent pour faire apprécier presque tous les discours qui se tiennent dans le monde.
Les hommes se déchirent non par ce qu'ils ont de différent, mais par ce qu'ils ont de faux en commun.
Les femmes sont devenues des hommes comme les autres, et les hommes, quasiment des femmes comme les autres.
Aujourd'hui, personne ne se distingue de rien, à commencer par les hommes politiques. Journalistes, acteurs, pareil. On ne vit pas dans un monde où l'on peut se distinguer.
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.
Les hommes, déformés par les abstractions, disposent de plus de moyens pour se haïr que pour s'aimer.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
Le ciel est pour tout le monde. Les hommes traversent le même brouillard.
Si les femmes n'avaient pas à répéter sans cesse pour que les hommes comprennent, elles auraient l'heur de se taire.
Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour.
Avec quelque ardeur que les hommes poursuivent la victoire, ils aiment toujours à l'acheter.
Si vous regardez les statistiques, les hommes sont les premiers à fuir pour sauver leur peau en cas de danger !
L'argent est le grand mètre qui mesure les hommes.
Tous les hommes sont frères et comme tels savent trop de choses sur leur compte réciproque.
Les hommes ne subsistent qu'à condition de comprendre mal le peu qu'ils comprennent.
Il aurait voulu dominer les hommes et caresser les femmes ; il y prévoyait des obstacles.
Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves...
Les hommes sont conservateurs de ce qu'ils possèdent et communistes du bien d'autrui.