Les hommes, déformés par les abstractions, disposent de plus de moyens pour se haïr que pour s'aimer.
Les hommes à qui l'on parle ne sont point ceux avec qui l'on converse.
Si deux hommes sont d'accord sur tout, c'est qu'un seul des deux pense.
Les sots usent des gens d'esprit comme les petits hommes portent de grands talons.
Il est du devoir des hommes politiques de parler : quand ils ne parlent pas, on s'imagine qu'ils pensent.
Dieu est le poète et les hommes ne sont que les acteurs ; ces grandes pièces qui se jouent sur la terre ont été composées dans le ciel.
Et quand on n'a pas ce qu'on aime, Il faut bien aimer ce qu'on a.
Les corps se défont vite si l'esprit se rebelle.
- Qu'est ce que tu fais ? - Une tarte aux noix de pécan et au miel. - Je t'aide si tu veux. - Ma tarte est finie mais je vais t'apprendre à faire la chantilly. Cela dit il y a [...] ► Lire la suite
Le déluge grossitBientôt il déferleraDans chaque valléeSur chaque toitureLe corps se noieraEt l'âme rompra ses liensJ'écris tout celaMais la preuve je ne l'ai pas.
Homme sans femme, tête sans corps ; femme sans homme, corps sans tête.
Que peut-on mieux faire qu'aimer et que plaire ? C'est un soin charmant, que l'emploi d'un amant.
C'est pour la plupart des hommes un exemple décourageant que la sérénité d'un cochon.
Les préliminaires, c'est mettre le corps à l'ouvrage.
Les hommes sont libres. Ou ils se croient libres. Ils sont, en vérité, si étroitement maintenus dans un fragment dérisoire de l'espace et dans leur époque d'où il leur est interdit de s'échapper que leur fameuse liberté, dont ils font si grand cas, n'est que trompe-l'oeil et illusion.
Les hommes sont des coquilles, et le ventre des femmes est la coquille qui contient tous les hommes.
Moins les hommes pensent, plus ils parlent.
Les hommes ne demanderont pas si ce terreau précieux Fut jadis chair blanche ou chair noire.
N'est-il pas étrange que les hommes se battent si volontiers pour la religion et vivent si peu volontiers selon ses règles ?
Il n'y a pas des spectateurs pour rire et des spectateurs pour penser mais des hommes et des femmes qui ont le talent de faire les deux à la fois.
Je me disais : allez il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les formes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page, penser à autre chose.
Les femmes s'attachent aux hommes par les faveurs qu'elles leur accordent : les hommes guérissent par ces mêmes faveurs.
Scruter veut dire fouiller : je fouille le corps de l'autre, comme si je voulais voir ce qu'il y a dedans, comme si la cause mécanique de mon désir était dans le corps adverse.
Les hommes sont si vaniteux qu'ils croient tout ce qui les flatte.
Les hommes sont comme les marrons qu'on nous vend dans la rue : quand on les achète, ils sont tout brûlants et ils sentent bon, puis dès qu'on les sort de leur écorce ils refroidissent tout de suite et on s'aperçoit qu'ils sont presque tous gâtés à l'intérieur.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
Pour savourer, il faut s'arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
Comme les hommes aiment la justice quand ils jugent les crimes d'autrefois.
Tous les hommes seront alors des marins jusqu'à ce que la mer les libère.
La misère a ses gestes. Le corps même à la longue prend des habitudes de pauvre.
Il ne faut pas compter sur la pitié des hommes quand ils peuvent se donner l'importante joie de punir.