Les hommes qui ne savent pas jouer me font peur.
C'est triste, en fait, parce que mon angoisse m'empêche d'apprécier les choses autant que je devrais à cet âge.
Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
Tu cesseras de craindre en cessant d'espérer. La crainte et l'espoir qui paraissent inconciliables sont pourtant étroitement unies.
Arrête de passer ta vie à fuir, angoissé par l'avenir, parce qu'y'a rien à faire pour s'préparer au pire. Comme les attentats, les mauvaises nouvelles frappent quand tu t'y attends pas, des proches un peu pressés partiront avant toi.
Aimer c'est vivre l'alliance indissoluble de la terreur et du miracle.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Qu'on ne mette pas la crainte chez l'homme, qu'on lui procure une vie au sein de la paix, et que l'on obtienne qu'il donne volontiers ce qu'on lui prenait en l'effrayant.
Ce n'est pas une idée qui inspire un roman, c'est une émotion légère, pareille au désir.
Il n'y a rien de si puissant qu'une république où l'on observe les lois non par crainte mais par passion comme le fit Rome.