Les habitudes de la vieillesse ne sont pas de moindres obstacles pour notre salut que les passions de la jeunesse.
La masse, comme telle, est toujours anonyme et irresponsable.
Il y a loin de la coupe aux lèvres.
L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards.
La pub nous traque, nous matraque, nous a à l'usure, finit toujours par obtenir qu'on lui dise "oui" juste pour avoir la paix.
Il n'arrive jamais de grands événements intérieurs à ceux qui n'ont rien fait pour les appeler à eux ; et cependant le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Et si la folie n'était qu'une révolte contre ce qui offense l'humanité ?
"On pourrait presque..." C'est bon, la vie au conditionnel.
La bonne volonté, il suffit qu'on l'affirme, ça ne se mesure pas.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
La pitié blesse un coeur ambitieux.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
On quitte d'abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c'est toujours la même peine qu'on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure. Renverser père et mère pour le bonheur d'une ascension.
Dans la pub, tout est faux, sauf les frais.
Le coeur découvre, la tête invente.
La politique en soi, ce n'est pas très sérieux. Ses conséquences, oui, hélas !
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu'on se dit toujours que ce sera le dernier.
Au moment où l'Église, par les dispositions prises en 1215 au quatrième concile du Latran pour mieux extirper les survivances du paganisme et pour mieux redresser les déviations hérétiques, fondait sur la cellule paroissiale, raffermie, l'appareil de propagande et de [...] ► Lire la suite
Les cigales palpitent dans les grands platanes ; la Méditerranée s'étend devant moi dans toute sa splendeur estivale d'un bleu magnétique.
Sur le printemps de ma jeunesse folle,Je ressemblais l'arondelle qui volePuis çà, puis là : l'âge me conduisait, Sans peur ni soin, où le coeur me disait.
Ma vie est là pourtant, très exacte et très vraie,Harnais quotidien, sonnailles de grelots,Comédie et roman, faux rires, faux sanglots,Et cette herbe des sens folle, comme l'ivraie...
Lentement, doucement, de peur qu'elle se brise,Prendre une âme ; écouter ses plus secrets aveux,En silence, comme on caresse des cheveux ;Atteindre à la douceur fluide de la brise ;
Ô femmes sépharades ! À l'hypocrisie si forte qu'elles sont capables d'enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après souhaité sa mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
Pour moi, la haute couture est une nécessité. Je n'aurais jamais fait ce métier sans la haute couture. C'est un confort, une sécurité. J'ai presque l'impression qu'il est de notre devoir de continuer. La haute couture c'est la France. Nous devons garder toutes les compétences et tous les savoir-faire en vie.
Ne vendez pas la vertu pour acheter la richesse, ni la liberté pour acheter le pouvoir.
On devrait couler au fond de la mer, probablement, et vivre seul avec ses paroles.
La télé dans les prisons : ils avaient déjà les barreaux, maintenant ils ont les chaînes.
On attache les hommes avec la parole, les boeufs avec de la corde.
La vraie perte n'est possible que si vous aimez quelque chose de plus que vous ne vous aimez.
Dès qu'un artiste prend note de ce que veulent les autres et essaie de répondre à la demande, il cesse d'être artiste.
Aujourd'hui est toujours là. Demain jamais.
Les bandes dessinées sont des histoires; ils sont comme des romans ou n'importe quoi d'autre. Donc, la première chose à faire est de devenir un bon conteur.
Alors là...Un truc comme ça, ma chienne en fait un tous les matins dans la pelouse.
L'idéal du culturisme est la perfection visuelle. Imaginez une statue grecque prenant vie. Il s'agit de sculpter votre corps comme un artiste cisèle la pierre.
Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c'est vraiment qu'aimer.
Qui veut un manteau de renard mourra de la rage.
Un mari ne peut savoir combien la voix humaine peut changer tant qu'il n'a pas entendu une femme interrompre une querelle pour répondre au téléphone.
La séduction représente la maîtrise de l'univers symbolique, alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l'univers réel.
La crainte suit le crime, et c'est son châtiment.
Il y a trois manières pour apprendre une chose : la meilleure manière est de la professer...
La vie est une chose trop importante pour être prise au sérieux.
Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait !
Le seul courage est de parler à la première personne.
La propriété est nécessaire, mais il ne l'est pas qu'elle reste toujours dans les mêmes mains.
A la campagne et dans les petites villes, faire de la politique, ce n'est, le plus souvent, que haïr son voisin.
La poésie est un art de vivre.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
Aucune réforme de calendrier n'abrégera la durée de la grossesse.