Je voyais des hommes audacieux, des femmes libres que la vie à deux avait démobilisés, affadis, dont la cohabitation avait émoussé l'acuité. Je haïssais le mimétisme des concubins, leur docilité à adopter les défauts du conjoint, leur complicité gluante et jusqu'à leur trahison qui les unit encore.
Formation du caractère : La loi de l'éclaireur - La vie au grand air - campements, chevalerie, bonheur, joie de vivre, observation, jeux d'éclaireurs, art du marin.
Nous sommes au pays de la lutte. Il faut oser marcher. Ou crever.
Un pessimiste est un homme qui dit la vérité prématurément.
La musique est un monde en soi, avec un langage que nous comprenons tous.
La seule façon de s'améliorer est d'essayer de nouvelles choses.
Même si vous menez une vie dont vous êtes fier, il y aura toujours quelqu'un pour vous juger ou vous rabaisser. Et je crois qu'il y a, là, une leçon à retenir.
Il n'y a rien de mal à avoir peur. Ce n'est pas l'absence de peur, c'est la surmonter. Parfois, vous devez passer à travers et avoir la foi.
L'amitié est l'union des âmes dont la vertu est le lien.
La clé de la vie est d'accepter les défis. Une fois que quelqu'un arrête de le faire, il est mort.
Nos joies à la maison sont les plus agréables, et la joie des parents en leurs enfants est la joie la plus sainte de l'humanité.
Ce serait le comble de la folie de prétendre amener tous les hommes à penser d'une manière uniforme.
On commence à fumer pour montrer qu'on est un homme. Vingt ou trente ans plus tard, c'est pour la même raison qu'on essaie de s'arrêter.
Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
Pourquoi chercher désespérément la clef du bonheur alors que, de toute façon, la serrure n'a jamais existé ?
Il peut être vrai que la fortune est maîtresse de la moitié de nos oeuvres, mais elle nous en laisse aussi gouverner l'autre moitié.
Si tu veux trouver du repos ici et là haut, dis en toute occasion : qui suis-je, moi ? et ne juge personne.
Pardonner, c'est déchirer la page sur laquelle on inscrivait avec malice ou rage le compte débiteur de son prochain.
Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.
S'il y a quelqu'un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment.
Quand on donne la main à Dieu, il ne lâche pas si facilement.
La persuasion est fille d'Aphrodite.
L'acte d'amour et l'acte de poésie sont incompatibles avec la lecture du journal à haute voix.
C'est délicieux quand deux silences ayant cheminé parallèlement dans l'ombre, soudain les deux esprits reparaissent côte à côte, avec la même phrase.
Ce qui est bon pour les animaux ne l'est pas pour l'homme, et encore moins pour la femme.
La musique est une illusion qui rachète toutes les autres.
C'est contrarier les desseins du maître que d'arracher à la branche le fruit qu'elle veut nourrir encore.
C'est dans la cuisine que vous verrez si les gens communiquent vraiment avec vous : en dehors du lit, c'est le seul endroit de la maison qui soit vraiment intime.
Soixante-dix ans ! A cet âge-là il n'y a plus que les petites choses qui comptent.
La vie n'a de l'importance que pour les choses qui demeurent.
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
L'apprentissage de la modération devient plus aisé quand on sait que la mort viendra au moindre abus.
Notre urbanité ne vaut la délicatesse paysanne, vraie fille de la charité chrétienne.
Il ne faut pas négliger les pauvres, ils sont le chemin vers le coeur de la ville.
La force du temps, c'est celle du boeuf : lent à démarrer dans la jeunesse, impossible d'arrêter au seuil de la vieillesse.
Le temps, c'est le levain dans la pâte, ou le ver dans le fruit. Et c'est lui itou qui se faufile entre la vérité et la menterie.
Aller droit devant soi tout autour de la terre est le plus court chemin pour atteindre le lieu où l'on se trouve déjà.
S'il y a cent mille damnés pour un sauvé, le diable a toujours l'avantage, sans avoir abandonné son fils à la mort.
La poésie est toujours une question de tripes, mais à la mode de quand ?
L'étude des mathématiques, en comprimant la sensibilité et l'imagination, rend quelquefois l'explosion des passions terrible.
On parle plusieurs langues mais on ne cause que dans la sienne.
La conscience a été donnée à l'homme pour transformer la tragédie de la vie en une comédie.
La mort est misérable, qui poignarde le coeur et qui te déconstruit.
La critique est aisée et le critique dans l'aisance.
Le plaisir et la peine couchent dans le même lit.
La pub n'est qu'une expression du seul système qui marche : le capitalisme.
L'utilisation de la force et de l'intelligence ne sont pas forcément exclusives l'une de l'autre.
L'été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n'en trouble la lumière D'eau qui s'est condensée puis s'évapore.
Le luxe, c'est la liberté.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] ► Lire la suite