Il n'y a que deux grands courants dans l'histoire de l'humanité : la bassesse qui fait les conservateurs et l'envie qui fait les révolutionnaires.
N'assure rien avec serment, pas même la vérité.
Le mensonge ne diffère en rien de la vérité, sauf que ce n'est pas la vérité.
La république des camarades est celle des complices.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
La seule félicité humaine possible n'est-elle pas, ne se nourrit-elle pas de toutes douleurs, épreuves et angoisses ?
Le malheur, comme la pitié, peut devenir une habitude.
La liberté n'est que la femelle de l'honneur.
Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
Vivre n'est pas autre chose que la somme de nombreuses expériences accumulées.
Les despotes eux-mêmes ne nient pas que la liberté ne soit excellente ; seulement ils ne la veulent que pour eux-mêmes, et ils soutiennent que tous les autres en sont indignes tout à fait.
Rien ne surpasse l'écrit dans son commentaire sur l'écrit, mais toute maladroite, toute superficielle qu'elle est, la parole ne constitue-t-elle pas l'accès le plus commode et le plus efficace au texte ?
J'éteins la lumière, où va-t-elle ?
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.
La vanité fait plus d'heureux que l'orgueil.
La fortune ici-bas ne change point les moeurs.
C'est à l'amour maternel que la nature a confié la conservation de tous êtres ; et pour assurer aux mères leur récompense, elle l'a mise dans les plaisirs, et même dans les peines attachées à ce délicieux sentiment.
On ne veut point perdre la vie, et on veut acquérir de la gloire.
Il y a des boniches dans tous les milieux... c'est une mentalité, la boniche... ce n'est pas un état.
Ce qui n'a jamais été articulé en mots finit par devenir trop nébuleux pour s'inscrire dans la mémoire.
La plupart des choses se produisent par accident.
Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
L'innocence ne temporise point, quand elle peut terrasser la calomnie ; l'imposture, au contraire, cherche toujours les subterfuges.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
La rencontre avec l'autre se fait toujours dans un contexte de réticence et d'émerveillement. Le pire, c'est de rater la merveille par peur ou paresse...
Ecrire n'est pas décrire. Peindre n'est pas dépeindre. La vraisemblance n'est que trompe-l'oeil.
Comment savoir dans quelle humeur on va les trouver au juste. Quand ils ont bien bu, ils racontent une blague, vous pincent où je pense, et on a de la peine à ce qu'ils ne deviennent pas tout de suite [...] ► Lire la suite
Chaque homme est, en naissant, assorti d'un monstre. Les uns lui font la guerre et les autres lui font l'amour.
Dans le langage sensuel, tous les esprits conversent entre eux, ils n'ont besoin d'aucun autre langage, car c'est le langage de la nature.
La poule ne doit pas avoir pour fiancé un chat sauvage.
La peur est la chose la plus condamnable et la plus dommageable pour la personnalité humaine dans le monde entier.
Car il faut que le mot passe afin que la phrase existe; il faut que le son s'éteigne afin que le sens demeure.
Je ne peux pas vraiment imaginer la vie sans la Formule 1.
Mais la beauté doit être brisée au quotidien pour rester belle.
Je pense que les deux parties [la Chine et les États-Unis] devraient travailler dur pour construire un nouveau type de relation entre les grandes puissances. Les deux parties doivent coopérer l'une avec l'autre pour un résultat gagnant-gagnant afin de bénéficier aux peuples des deux pays et du monde.
J'ai souvent porté bonheur aux jeunes filles car la première avec qui j'ai travaillé s'appelle Sophie Marceau.
Je voudrais regarder la France au fond des yeux, lui dire mon message et écouter le sien.
Des fois dans certaines conditions de la vie, l'effet de joie laisse des liens solides entre les personnes, et révélateurs d'un attachement mutuel infaillible.
Il entendait souvent que la sagesse venait avec l'âge, et il attendait, confiant que cette sagesse lui apporterait ce qu'il voulait le plus; cette capacité à guider ses souvenirs et à ne pas tomber dans les pièges qu'ils lui posent souvent.
Je chantais à la télévision avec le micro très loin de ma bouche. Tout le monde pouvait voir que c'était en play-back.
En tant que mère célibataire de quatre personnes, ma mère m'a appris que vous devez toujours être fort pour les moments qui comptent vraiment pour la famille, les amis et la communauté. Je reconnais maintenant comment sa force a contribué à façonner la personne que je suis aujourd'hui et la mère que je suis devenue.
On me dit souvent que j'ai encore du gaz. C'est normal, vu la cinquantaine de matches manqués pour suspension, je peux jouer encore longtemps.
Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
À quelle distance exacte se tient un romancier? En marge de la vie pour la décrire, car si vous êtes plongé en elle - dans l'action - vous en avez une image confuse.
Grâce à la fiction, au cinéma, au théâtre, nos propres vies s'éclairent et prennent une richesse colossale.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
Être, c'est être la somme de tout ce qu'on a été.
La coïncidence d'un affaiblissement avec un agrandissement, tout homme a pu l'observer en soi.