L'exactitude est à un journal ce que la vertu est à une femme, sauf que le journal peut publier un rectificatif.
Quand le franc s'enfièvre, c'est la France qui est malade.
Je sens dans l'air de grandes mains blanches et avides qui tâchent de saisir à la gorge et de vider de toute vie quiconque cherche à vivre, à vivre au-delà de l'argent.
Un parent pauvre est le produit le plus ridicule de la nature.
Les feux de l'aurore ne sont pas si doux que les premiers regards de la gloire.
Cherchons la vie où on peut la trouver. Quand nous l'aurons trouvée, la vie résoudra tous les problèmes.
La journée finit, mais ses maux ne finissent pas.
Souvent la persuasion est plus efficace que la violence.
Le langage a parfois une capacité surprenante à occulter la vérité.
Il était devenu même populaire, car la vraie forme de la gloire est d'être admiré sans être lu, ce qui supprime les réserves et réticences.
La vieillesse n'est pas un naufrage; c'est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
Quand on sait où on est et qui on est, on peut, comme le chat, fondre sur la bille roulant sur le plancher et imaginer que c'est un dragon.
En premier lieu, il faut le dire bien haut : en Art, la difficulté vaincue est une beauté. Théophile Gautier a proclamé cette vérité dans des vers immortels ; après un pareil témoignage, la cause est entendue.
A mesure que j'avançais en âge, mon « hugolâtrie » grandissait, et chaque nouvelle oeuvre du poète, attendue avec impatience, était dévorée dès son apparition. Si j'entendais autour de moi grincer d'irritantes critiques, je me réconfortais en causant avec Berlioz, qui voulait bien m'honorer de son amitié et dont l'admiration pour Hugo égalait la mienne.
J'aime la nuit. Ses sanglots dans les tuyaux. Le frigo qui se remet en marche. L'eau qui coule du robinet pour le chat. Il ne boit qu'à l'eau fraîche qui l'éclabousse. Sa langue rose. Je revisite le silence. Les nuits du monde.
Dans un sac de charbon on ne peut trouver que de la poussière.
J'ai examiné toutes les religions, et le résultat est que la Bible est le meilleur livre du monde.
Vous en apprendrez plus sur une route en la parcourant qu'en consultant toutes les cartes du monde.
J'étais ravie de devenir une référence de la culture populaire. J'en suis toujours ravi en fait, et je trouve toujours ça bizarre.
Je pense que la chose la plus difficile est de se laisser aimer, donc recevoir l'amour et se sentir comme si on le méritait est une très grosse lutte. Je suppose que c'est ce que j'ai appris récemment, à me laisser aimer.
L'Italie pour moi est comme la mère méchante. Quoi que je fasse, ce n'est jamais suffisant. Les gens disent que je suis la reine de Cannes, mais en Italie je suis refusé pour le travail.
C'est intéressant d'être dans la quarantaine et d'évaluer le succès et de prendre en charge certaines catastrophes et certaines douleurs et essayer de pardonner un peu - vous et les autres.
J'ai bien abusé de la vie !
Je mange des gâteaux toute la journée.
Je veux bien qu'on me maquille et qu'on me coiffe, mais je ne vais pas perdre du poids parce que quelqu'un me dit de le faire. Je fais de la musique pour être une musicienne et pas sur la couverture de Playboy.
Si vous transportez la colère et les moches émotions, cela apparaîtra sur votre visage.
Pascal Légitimus et Bernard Campan, aussi en ont envie. Mais comment ? Quand ? C'est un gros bateau. [...] Est-ce qu'on reprend les anciens sketches... Est-ce qu'on en écrit d'autres ? Perso, je suis plus pour qu'on reprenne d'anciens sketches [...] Bernard voudrait qu'on ne fasse que des nouveaux textes, mais là c'est une question de timing.
- Émouvante conversation cowboy. Ou devrais-je vous appeler M. McClane. M. l'officer de police, John McClane de la police de New York. - Soeur Thérésa m'appelait McClane à la maternelle, mes amis m'appellent John. Vous, vous n'êtes rien.
Dieu. Créature mythique et fictive à la base de toute conception religieuse.
La célébrité, c'est un nom imprimé cent fois.
Il s'est tellement préparé à la mort que la vie l'impatiente.
Un chef d'orchestre, c'est comme le conducteur d'une voiture : il tourne le volant doucement, quand il le faut, en anticipant, parce que s'il tourne le volant trop violemment, la voiture va dans le fossé.
Ah ! Monsieur, on ne se méfiera jamais assez de la poésie.
Trop suffit quelquefois à la femme.
La reformulation est une technique de citation indispensable à maîtriser pour réussir ses examens écrits.
Il est étrange de voir combien nos défauts nous aident, la légèreté nous sauve, la paresse nous sauve, mais sont-ce encore des victoires ?
La voix d'une femme aimée qui vous parle à des heures de silence et de mystère, sous le ciel étincelant et sur la mer grandiose, a sur l'âme une puissance bien pénétrante et bien souveraine.
L'intuition fondamentale de la moralité consiste peut-être à s'apercevoir que je ne suis pas l'égal d'autrui.
Vos ingénieurs sont vos grands artistes et ces autoroutes sont les plus belles choses que j'ai vues dans votre beau pays... C'est d'eux et de la machine qui créeront le style de demain.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
N'oublie pas que la main qui sait battre sait aussi caresser.
Le dieu père est mort. Et l'Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
L'échec est le condiment qui donne goût à la victoire.
La mort est la dernière parole du destin.
Un hurlement résonne de corniche en corniche, dévale la montagne, et s'éteint au loin dans la nuit. C'est une plainte triste et sauvage, une provocation au mépris de toutes les adversités.
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes.
L'important est d'introduire de la pleine conscience dans l'ensemble de nos actes quotidiens, de remettre de la profondeur dans nos superficialités, de la stabilité dans nos dispersions, de la vie dans notre vie...
On ne pourra faire disparaître la dictature économique qu'en s'organisant peu à peu pour ne plus en être dépendants.
Les héros pour moi sont les gars qui sont assis dans les bibliothèques. Ils absorbent des connaissances et ensuite les risques qu'ils prennent sont calculés sur la base du courage qu'il a fallu pour se remplir de connaissances.