Il faut se méfier de la psychanalyse, elle a un effet secondaire : tu deviens pauvre.
Le véritable ami est celui à qui on n'a rien à dire. Il contente à la fois notre sauvagerie et notre besoin de sociabilité.
Tu croises des gens qui dorment dehors, En bas des hôtels tout confort. Tu donnes des sous par ci, par là, Un emplâtre sur une jambe de bois.
La nature a, peut-être, ses raisons de faire des coeurs impitoyables.
C'est à ne pas penser que la pensée de l'homme s'use ; et c'est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
L'amour est un don, la volupté une servitude, et, entre cette servitude et la joie, il n'y a certes aucune commune mesure.
Le temps ride la peau des hommes et polit celle des pneus.
L'alliance est "le sésame ouvre-toi" de la femme, mais aussi l'anneau le plus solide de la chaîne forgée pour elle par des siècles de servitude.
La vie deviendrait vite odieuse s'il fallait se charger de la détresse des autres.
On ne peut pas être sans crainte quand on inspire la crainte.
L'enthousiasme a toujours engendré la certitude.
La mort c'est le commencement de quelque chose.
La mémoire. Qu'est cette mémoire ? C'est ta richesse, ton avoir C'est tout ce que tu peux et pourrais imaginer C'est aussi le rêve.
Celui qui trouve son plaisir et son bonheur uniquement dans la passion, peut-il comprendre que l'esprit et le coeur ont leurs exigences ?
Bon ou mauvais, l'homme riche a toutes les cartes dans sa main. Il peut s'acheter la vertu, l'amour, le bonheur et la... vie.
Vie...illir. La vie qui s'étire tristement.
La vie n'est-elle pas qu'un long soupir puisqu'on dit d'une personne qui meurt : rendre le dernier soupir ?
La mort en abolissant la possibilité de satisfaire nos aspirations anéantira nos désirs.
La parole écrite doit être l'incarnation naturellement nécessaire d'une pensée et non la livrée mondaine d'une opinion.
Le théâtre dévoile la mystification que représente une certaine évidence sociale.
La France, qui s'est si longtemps méfiée du billet de banque, est, en littérature, le pays d'élection des valeurs fiduciaires.
L'offense la plus fâcheuse est d'être offensé par un ami.
Le noir, c'est la négation de la lumière, de l'ombre et notre double si mystérieux.
Plus aucun idéal ne vaut qu'on se sacrifie pour lui, il n'y a rien au-dessus de la vie.
Et voilà déjà la voiture de la gendarmerie qui arrive. Je vais à leur rencontre. Les voisins qui se trouvent là, autour de leur caravane, me laissent seule. Aucun ne bouge. Et les gendarmes restent dans leur voiture ! L'un [...] ► Lire la suite
Le combat entre la légende dorée du mariage et l'épouvantail grotesque de la vieille fille n'en finit pas de se répéter. De la menace à l'injure, quels que soient les traits retenus et le niveau du discours, force est de [...] ► Lire la suite
L'imagination est la première qualité de l'artiste. Or, quoique cela paraisse étrange, le plus grand nombre des hommes en est dépourvu.
Plus nous allons vite, plus le temps passe lentement. A la vitesse de la lumière, le temps cesse d'exister ; le moment dure éternellement.
Vous connaissez ces insomnies que nous fait une idée fixe, debout sur notre cerveau comme le génie de la Bastille, tandis que, nous enfonçant dans notre oreiller, nous nous supplions de ne penser à rien et nous recroquevillons dans un [...] ► Lire la suite
Les poètes travaillent la nuitquand le temps ne les presse plus,quand se tait la rumeur de la fouleet que cesse le lynchage des heures.
Je pense qu'on arrive à un niveau d'obscénité inqualifiable en continuant à développer, pour une partie de la population des pays occidentaux, une richesse inconsidérée.
Se réjouir de la guerre, c'est aimer à tuer les hommes.
Plus je lis sur le virus (Coronavirus), sur les stratégies de lutte, sur le confinement et ses conséquences à terme, plus je trouve la controverse, et plus je suis dans l'incertitude. Alors il faut supporter toniquement l'incertitude. L'incertitude contient en elle le danger et aussi l'espoir.
À 18 ans, dix ans après Mai 68, les jeunes voulaient changer le monde, ils étaient en lutte contre la société.
- C'était terrible quand j'ai perdu mon grand-père. - Ah il est mort comment ? - 2e Guerre Mondiale. - Il est mort au combat ? - Nan, il skiait dans le Vermont, c'était pendant la 2e Guerre Mondiale.
Les vices de l'homme, si pleins d'horreur qu'on les suppose, contiennent la preuve de son goût de l'infini.
La discipline est la force principale de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander.
L'Amour c'est comme la mort ça arrive toujours un jour.
La joie en moi, l'emporte toujours ; c'est pourquoi mes arrivées sont plus sincères que mes départs.
Tout homme a le droit de douter de sa tâche et d'y faillir de temps en temps. La seule chose qu'il ne puisse faire, c'est l'oublier.
La jeunesse montre l'homme comme le matin montre le jour.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Tout est artificiel, car la nature est le fruit de l'art de Dieu.
En ces temps de sida la fidélité, c'est l'euphémisme de la trouille.
Dieu a fait la raison pour apercevoir la vérité comme il a fait l'oeil pour voir et l'oreille pour entendre.
La noblesse est un intermédiaire entre le roi et le peuple. Oui, comme le chien de chasse est un intermédiaire entre le chasseur et les lièvres.
Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.
La vieillesse et l'enfance se rejoignent par des chemins mystérieux tandis que la jeunesse et l'âge mûr sont toujours dans des directions opposées.
Le poète comprend la nature mieux que l'homme de sciences.
En amour, l'équilibre n'est jamais simultané. Chacun ne donne pas de la même façon, ni au même instant.