Je veux retrouver ce que nous éprouvions l'un pour l'autre. Mais comment le pourrais-je si tu n'es plus là ? Reste, je t'en supplie.
Un jour j'ai voulu savoir ce qu'était l'amour. L'amour est là si l'on veut qu'il soit là, il suffit de le deviner derrière la beauté qui l'entoure et entre chaque seconde qui rythme votre vie. Si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, vous risquez de passer à coté.
La danse est l'expression perpendiculaire d'un désir horizontal.
Une femme mariée : un livre qui s'ouvre toujours à la même page.
La puissance du ressort du grille-pain est proportionnelle à la taille de la cuisine.
La joie est la matière la plus rare dans ce monde.
Le corps grandit en prenant de la taille. L'esprit grandit en perdant de la hauteur.
Les bouteilles à la mer ne ramènent pas souvent les réponses.
On est plus près du coeur quand la poitrine est plate.
Toutes les fois qu'on attend le retour de l'ordre, on ne peut se tromper que sur la date.
Ne changez pas de cheval au milieu de la rivière.
Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait !
La pensée qu'on avait écartée et qui revient, il faut y prendre garde : elle veut vivre.
La vérité historique est faite du silence des morts.
Souviens-toi de ne jamais trahir la vérité ! Trahis certaines vérités !
La femme que l'on a aimée résume-t-elle toute notre conception de l'amour ?
En voyage, comme dans le reste de la vie, ce long voyage, le plaisir, paie l'énergie.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Le yukulélé est à la guitare ce que le string est au caleçon.
Comment renoncer aux usances câlines, au confort, au bien-être indolent de la vie ?
Toutes immatérielles et fragiles qu'elles paraissent en présence des faits brutaux, les idées demeurent plus longtemps. Elles survivent aux hommes, aux cataclysmes de la nature et de l'histoire.
La langue est une prison. La posséder, c'est l'agrandir un peu.
L'aveugle garde le regard comme le muet la parole - l'un et l'autre dépositaires de l'invisible, de l'indicible... gardiens infirmes du rien.
Regarde-le, c'est un mari fidèle. Oui, mais il n'y a pas d'homme plus triste sur la terre.
Le meilleur moyen d'éviter la propagande, les mensonges, les faussetés, c'est de cesser de lire.
On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu'on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles.
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte.
On peut toujours s'échapper d'une prison. Mais de la liberté ?
Aimer, c'est aussi posséder, c'est aussi triompher de la joie de sentir un autre vibrer comme soi...
Réussir au théâtre sans la presse, sans les amis, ni les ennemis, sans première ni répétition générale, voilà le rêve.
Qu'il y ait simulacre, imitation et fable, et que plusieurs prennent plaisir, non seulement à jouer, mais à regarder et à s'étonner : le théâtre se définit par là tout entier.
L'essentiel dans une pièce de théâtre, c'est d'abord la structure.
Un parapluie, c'est la misérable transsubstantiation de la cape et de l'épée.
Quand on est jeune, on échafaude un programme de travail dont on s'imagine qu'il durera toute la vie et résistera à n'importe quel cataclysme.
Il y a toute les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n'est qu'une nouvelle forme de servitude.
La meilleur preuve que les Français se lavent peu, c'est qu'ils paraissent beaucoup plus propres le dimanche !
Plutôt que d'initier les élèves à la critique textuelle, il faut utiliser les quelques années d'école, à apporter des poèmes, et à les faire apprendre par coeur, car c'est de ce seul fait qu'ils pourront accompagner les enfants dans leur existence à venir
Il est consolant de penser que si la folie ne gagne rien au contact de la raison, en revanche, la raison s'altère au contact de la folie.
S'il a de la chance, l'écrivain peut changer le monde.
La science, qui nourrit l'âme, Vaut le pain, qui nourrit le corps.
Ce grand art de la guerre, Art savant, mais terrible, et pourtant nécessaire, Qui guérit quelques maux et nuit à tous les biens.
Le sang humain est le ciment de l'autel de la liberté.
L'usage du vin est affaire de modération. Le vin réchauffe et réjouit, on en donne aux faibles pour les conforter mais aux malades enfiévrés. La sobriété n'est pas abstinence, c'est la mesure de cette boisson délicieuse.
Mais si le sport fortifie, il apaise également. À condition de demeurer un adjuvant et de ne point devenir un but, il sait produire l'ordre et clarifier la pensée.
La vérité est indestructible, le temps n'y change rien.
Ce remaniement perpétuel, ce pouvoir d'initiative et de transformation, c'est çà, la liberté.
À la question de savoir quel vin il trouvait agréable à boire, il répondit : " Celui pour lequel les autres paient. "
Ne pensez jamais que le succès dépend uniquement de votre propre performance. Si vous commencez à n'écouter que vous-même, vous faites le premier pas vers le bas. Les fleurs de la victoire appartiennent à de nombreux vases.
La beauté ou la laideur d'un caractère n'est pas seulement dans les actions accomplies, mais dans les aspirations et les désirs.
La signification de la philosophie ne sera plus de révéler les choses telles qu'elles sont en vérité, mais de permettre au philosophe de prendre conscience de soi.