Certains sentent la pluie à l'avance : d'autres se contentent d'être mouillés.
Souvent les gens prennent leurs propres lacunes pour celles de la société qui les entoure, et cherchent à réformer ladite société parce qu'ils sont incapables de se réformer eux-mêmes.
Et puis quoi, qu'importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non.
La stratégie consiste à continuer à tirer pour faire croire à l'ennemi qu'on a encore des munitions.
La stratégie est un système de pis-aller.
L'âge est une question de foi, d'espérance, d'amour, une question de disponibilité ; le temps ne marque pas les êtres constamment à l'affût de la vie.
C'est cela le mariage, la même peur partagée, le même besoin d'être consolé, la même vaine caresse dans le noir.
Je suis persuadé que chaque fois qu'un homme sourit et mieux encore lorsqu'il rit, il ajoute quelque chose à la durée de sa vie.
A la télé, jusqu'à cinquante ans, on fait des émissions. Après, on fait des archives.
L'humour est à l'être humain ce que la vivisection est aux animaux. Il taille à même les chairs et dans la profondeur des tissus.
L'autarcie culturelle et raciale est une marche à la mort. Elle est tout aussi irréalisable que son contraire, une culture mondiale uniforme.
L'Etat : la grande fiction à travers laquelle tout la monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
Une infusion de vérité, c'est encore ce qu'il y a de meilleur pour faire digérer la science.
La peinture abstraite fait très souvent braire les ânes, se pâmer les poules et bâiller les singes.
Tu reconnais l'or dans le feu et l'homme dans la peine.
Les effets conjugués de la croissance économique, de la pression démographique, du développement du tourisme accentuent, d'année en année, les menaces qui pèsent sur l'avenir même de l'homme.
Il est des gens qui n'embrassent que des ombres ; ceux-là n'ont que l'ombre du bonheur.
À présent, je soupçonne que, tout comme les cerfs vivent dans la peur mortelle des loups, une montagne vit dans la crainte mortelle des cerfs. Et peut-être à plus juste titre, car si un cerf tué par des loups peut [...] ► Lire la suite
La chose la plus importante est la perspicacité, c'est-à-dire être - curieux - de se demander, de réfléchir et de se demander pourquoi l'homme fait ce qu'il fait.
Nul ne peut s'emparer de la foudre dans le ciel, et nul ne peut s'approprier le bonheur de l'autre au moment de l'abandon.
Mein Kampf [...] le nouveau Coran du fanatisme et de la guerre, emphatique, verbeux, informe, mais un message prégnant.
L'homme qui obéit à la violence se plie et s'abaisse.
De même qu'un serpent se libère de sa peau au moment de la mue, de même le soleil, au matin, se libère de la nuit.
L'homme qui thésaurise brise la cadence de la vie en interrompant la circulation monétaire.
L'inconvénient de la pudeur, c'est qu'elle jette sans cesse dans le mensonge.
Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture , bien qu'il soit parfaitement certain que le bonheur d'un individu dépend bien plus de ce qu'il est que de ce qu'il a.
Qu'est-ce que la perfection, sinon un concept variable suivant le lieu, le temps et les autres circonstances ?
Personne parmi nous ne désire d'autre récompense pour une action courageuse et méritante que la conscience d'avoir servi sa nation.
L'honnêteté est la seule méthode qui permette d'escroquer plusieurs fois la même personne.
La mort est un sommeil à l'échelle de l'univers.
Je hais les montres, c'est la raison pour laquelle je suis toujours en retard.
Nos idées ne dépendent pas plus de nous dans le sommeil que dans la veille.
Quand je chante ma volonté de protéger la planète, c'est mon histoire mais c'est aussi l'histoire de tout le monde.
L'amour de la vérité place l'homme devant l'étonnante expression du don. La gratuité est présente dans sa vie sous de multiples dormes qui souvent ne sont pas reconnues en raison d'une vision de l'existence purement productiviste et utilitariste. L'être humain [...] ► Lire la suite
L'idée, c'est la graine, la méthode, c'est le sol.
Dans la guerre, il n'y a qu'un moment favorable ; le grand art est de s'en saisir !
Les jeunes sont capables, lorsqu'ils sont excités, de faire tomber les tours de l'oppression et de lever les bannières de la liberté.
La bêtise ne peut être guérie par aucun remède.
Ni les chaînes de la dictature ni les chaînes de l'oppression ne peuvent maintenir longtemps les forces de la liberté.
La première fois que je suis mort, je n'ai pas aimé ça, alors je suis revenu.
La vie n'est qu'abjecte.
Méfiez-vous de ceux qui tournent le dos à l'amour, à l'ambition, à la société. Ils se vengent d'y avoir renoncé.
Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.
Le sentimental est celui qui voudrait le profit sans assumer la dette accablante de la reconnaissance.
L'arbre vit à l'aide de ses racines et l'homme de la société.
La grande illusion, c'est la guerre. La grande désillusion, c'est la paix.
Dieu se veut à l'origine de tous nos actes, et à leur dénouement aussi. Il est à la fois question et réponse.
La connaissance n'est pas le pouvoir, mais elle est liberté.
C'est dans la boue qu'on trouve le plus bel or !
Le mariage est le tombeau de la femme, le principe de toute servitude féminine.