L'âme la plus pénétrée d'amour ne peut pas s'empêcher de pousser de petits cris de souris.
L'opinion publique, c'est la sottise en action.
La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
L'imagination la plus folle a moins de ressources que le destin.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble... C'est la meilleure façon de s'aimer.
Plus je vieillis sur scène et plus ça rajeunit dans la salle.
L'obstination est contraire à la nature, contraire à la vie. Les seules personnes parfaitement obstinées sont les morts.
Nous vivons une vie, nous en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Je pense que la conception selon laquelle la femme a le devoir de mettre des enfants au monde se modifiera au cours du prochain siècle et fera place à du respect et de l'admiration pour celle qui, sans renâcler et sans faire de grandes phrases, prend de tels fardeaux sur ses épaules !
On ne sait plus faire de galipettes de nos jours. J'entends des vraies galipettes de jadis, ces petits gâteaux ronds, dorés et croquants qui donnaient envie de danser chaque fois qu'on en mangeait et rendaient la joie de vivre aux plus moroses.
Plus on s'approche du sommet dans la hiérarchie, plus la lutte est rude.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
L'action console. Elle est l'ennemie de la pensée et l'amie des illusions flatteuses. Ce n'est que dans l'action que nous pouvons avoir le sentiment d'être maître de notre destin.
La vie a été un enfer ces dernières années. On se tuait, on se volait, on s'assassinait. Tout le monde se livrait au brigandage. Beaucoup sont devenus fous ou se sont suicidés. Tout ça pour l'or, et cet or, s'est transformé en eau-de-vie...
L'unique manière de déterminer la limite du possible est d'aller au-delà jusqu'à l'impossible.
Tu est un être humain doué d'un libre arbitre. Ce qui te place au-dessus du niveau des animaux. Mais si tu traverses la vie sans pitié et sans compassion pour ton semblable, tu es comme un animal.
La Symphonie Pastorale n'est pas un tableau ; on y trouve exprimées, en nuances particulières, les impressions que l'homme goûte à la campagne.
Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire qu'on ait acquis la sécurité par la lâcheté, et cela ni pour les peuples, ni pour les groupements humains, ni pour les hommes.
Quand, à propos d'une idée, on dit qu'on est d'accord sur le principe, cela signifie que l'on n'a pas la moindre intention de la mettre à exécution.
Et j'ai pensé aux livres. Et pour la première fois je me suis rendu compte que derrière chacun de ces livres, il y avait un homme. Un homme qui les avait conçus. Un homme qui avait mis du temps pour les écrire.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Je déteste la mode, le goût du jour, flirter avec les pétillants d'esprit tout parisien. Je manque sans doute de dispositions pour leur donner la réplique. L'équipe à Tatave c'était pas la crème... l'intelligentsia de l'hosto.
Notre monde est fou car il a permis le règne des salauds. Non pas le salaud sartrien, mais un salaud tel qu'aurait pu l'entendre Kant, à savoir un homme mauvais ou médiocre qui fait passer son intérêt personnel avant la loi morale. Les brigands ont pris le pouvoir.
Ceux qui s'honorent de montrer aux hommes la vérité toute nue ne sont peut-être pas ceux qui contribuent le plus rapidement à son triomphe.
Qui reste assis sur la terre ne tombe pas.
J'étais républicaine bien avant la Révolution.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus aucune raison de vivre. Rêver est nécessaire, même si dans le rêve il faut entrevoir la réalité. Pour moi c'est un principe de vie.
Un bon soldat connaît son niveau de compétence et mène à bien sans faillir la tâche qui lui a été attribuée.
Aujourd'hui, je me rends compte que la scène a été le plus important dans ma vie.
L'un ne contredit pas l'autre. Le franc-parler est la base de toute comédie décente.
J'ai le loisir de pouvoir choisir, et je compte bien préserver cette liberté-là.
La folie chez les grands ne doit pas aller sans surveillance.
C'est en faisant la musique que tu la ressens, finalement c'est la musique qui te donne un sens, plus que toi qui donne un sens à la musique.
Ils disent que les mariages se font au paradis. Mais il en va de même pour le tonnerre et la foudre.
On a eu la gentille pensée de lui mettre dessus une lourde dalle de marbre, un presse-mort, pour être bien sûr qu'elle ne s'en ira pas.
Mon premier album est sorti en 1977. L'an prochain, j'aurai 67 ans. Quarante ans de carrière, ça va ! Il est temps de profiter de la vie. Grâce au public, j'ai pu m'acheter une jolie maison et de jolis sacs à main. Je veux maintenant profiter des années qui me restent avec mes chats.
Dans un monde d'abondance, personne, pas une seule personne, devrait avoir faim. Mais près d'un milliard n'ont toujours pas assez à manger. Je veux voir la fin de la faim partout dans ma vie.
Vous savez ce que c'est le pire ? C'est de savoir que si j'avais levé la tête ne serait-ce qu'une fois durant le massage, on saurait qui est A.
La conscience une fois éveillée doit être élargie.
En vérité, la civilisation n'a apporté qu'une seule religion, celle de l'argent.
Continue, travaille, apprends. Et prends ton temps. La vie est si longue.
Mendier. Demander quelque chose avec une énergie proportionnelle à la certitude de ne rien recevoir.
Toute la ruse des bonnes consciences revient à donner au pauvre comme une gracieuseté ce qui lui est dû comme un droit.
Le sandwich à la mayonnaise est sponsorisé par la Chambre Syndicale de la Teinturerie.
Monsieur, vous avez fait un faux numéro, mais je vous passe ma femme. Elle se fera un plaisir de vous faire la conversation.
La terre est toujours gelée pour le porc paresseux.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
La justice sans force, et la force sans justice : malheurs affreux.
Nous cherchons la vérité, mais nous voulons seulement la trouver là où il nous plaît.
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.