Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondit la vision du monde.
La paresse occidentale consiste à bourrer nos vies d'activités compulsives, de sorte qu'il n'y a pas du tout le temps d'affronter les vrais problèmes.
Dieu répond à la prière à sa manière, pas à la nôtre.
La pièce a besoin d'être jouée sur scène pour être adaptée.
Au lieu de pleurer lorsqu'une tragédie survient dans la vie d'un oiseau chanteur, il chante son chagrin. Je crois que nous pourrions bien suivre le modèle de nos amis à plumes.
Le sexe est plein de mensonges. Le corps essaie de dire la vérité. Mais, il est généralement trop encombré de règles pour être entendu et lié à des prétextes pour qu'il puisse à peine bouger. Nous nous paralysons avec des mensonges.
Ce que j'ai à dire, c'est tout dans la musique. Si je veux dire quelque chose, j'écris une chanson.
Le tempérament est ce qui cause des problèmes à la plupart d'entre nous. La fierté est ce qui nous maintient là.
Quand j'entends le nom de Michael Jackson, je pense à la brillance, aux étoiles éblouissantes, aux lasers et aux émotions profondes.
Que vous parliez d'éducation, de carrière ou de service, vous parlez de la vie. Et la vie doit vraiment avoir de la joie. C'est censé être amusant.
Quand j'ai perdu ma fille, j'ai lu tous les auteurs qui avaient perdu leur fille. Ça m'aidait de savoir qu'on avait vécu la même chose et que les gens pouvaient en parler.
Si vous avez la moindre considération pour les animaux ne votez pas FN.
Plutôt partir que vivre dans la peur et dans la honte.
- L'argent, la drogue, les privilèges, ils nous abrutissent pour pas qu'on sache que c'est mieux dans le monde réel ! - Le monde réel ?! Tout le monde autour veut être comme nous. Nous sommes ce qu'on désire, pas ce qu'on veut fuir...
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort. Je me rappelle qu'il y avait du blanc partout. C'était la guerre et je me sentais vivant mais en réalité, j'étais mort.
Ils s'étaient quittés comme on se quitte à cet âge, on morfle un peu et puis qu'est ce que ça fait, est-ce que la vie n'est pas tout entière à venir encore.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Ce n'est pas une bataille, la vieillesse, c'est un massacre.
"Calme-toi" est la pire chose qu'on puisse dire à quelqu'un d'énervé.
La maladie est un des paravents que les femmes mettent le plus souvent entre elles et l'orage d'une querelle.
J'admire en vous ce soupçon d'embonpoint qui n'exclut point la grâce.
Dans mes débuts je me serrais la ceinture. Maintenant c'est la ceinture qui me serre.
Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.
Le mariage est comme la mort : peu de gens y arrivent préparés.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
On apprend à se faire à tout dans le monde, à la misère comme à la jouissance.
La bourse ou les bourses mènent le monde.
La doctrine n'est pas une certitude.
Malades, la plupart des gens le sont. Mais seuls les psychanalystes y voient un titre de gloire.
La grandeur du sacrement, c'est de s'agenouiller, de s'accuser, de recevoir l'absolution et d'apprendre en même temps, dans ce petit claquement sec du guichet, qu'on n'est jamais absout.
Dans mon enfance, les vieilles barbes disaient : gouverner, c'est prévoir. Ce n'est pas l'avis des jeunes barbes actuelles dont la spécialité est de construire des maisons sur les sites à avalanches, sous prétexte que la vue est plus belle.
Le vers est toujours un peu la cage de la pensée.
La Meije a 3998 mètres. Il lui manque 2 mètres pour faire les 4000. C'est la poisse !
Quand on connaît la vraie tragédie dans la vie, on peut réagir de deux façons ; perdre espoir et tomber dans les habitudes autodestructrices ou se servir du défi et trouver notre force intérieure.
Le langage est un moyen d'ôter son mystère à la réalité.
Il n'y a qu'un décolleté pour pousser un homme à rechercher la profondeur chez une femme.
L'homme ne peut pas plus voir le monde qu'un poisson ne voit la rivière.
La relation au passé n'est pertinente que si le présent la reconnaît comme telle.
L'amour accompli est une union qui implique la préservation de l'intégrité, de l'individualité.
Ce n'est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c'est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois.
Ce n'est pas moi qui suis allée chercher Resnais, Delvaux ou Scola. La seule latitude de l'acteur dans ce processus, c'est sa disponibilité
Lorsqu'un citoyen insulté n'obtient pas réparation, chacun doit s'attendre à être l'objet de la première insulte.
Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades.
Elle aime regarder les pompiers qui vont courir en groupe, qui portent des petits shorts découvrant leurs belles cuisses et quand ils transpirent on voit aussi les muscles, dans le dos, se dessiner sous la toile du tee-shirt.
Je refuse la chimio de l'oubli. Mieux vaut mourir de ce qu'on aime, en connaissance de cause, que de survivre pour rien.
L'homme n'a pas besoin d'être trompé pour porter la vertu jusqu'à l'héroïsme.
La tentation, pour moi, était irrésistible ; je me faufilais dans les couloirs, je me blottissais dans les loges, j'arrivais toujours à attraper quelques bribes de musique, et je rapportais dans les classes une odeur de Beethoven et de Mozart qui sentait fortement le fagot.
Jamais la mesure du temps ne porte sur la durée en tant que durée ; on compte seulement un certain nombre d'extrémités d'intervalles ou de moments, c'est-à-dire, en somme, des arrêts virtuels du temps.
La névrose est l'appréhension timorée d'un fond d'impossible
Je suis dans la vie comme je suis sur scène et sur scène comme je suis dans la vie, les gens le sentent.