A Hollywood, les réflexes et la culture restent machistes.
Une vie usée aux coude l'amour la retourne et elle peut encore servir.
On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.
La maladie est un des paravents que les femmes mettent le plus souvent entre elles et l'orage d'une querelle.
La vraie liberté n'est pas de faire ce qu'on veut, mais ce qu'on a le droit de faire.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
La plupart de nos affections reposent sur des malentendus réciproques.
La science avance par degrés et non par bonds.
Certaines fortunes se font plus sur la ruée que sur l'or. Mais ça ne prouve pas qu'il n'y ait pas d'or.
La morale est une question soit de convention, soit de prix à payer tout de suite.
L'horreur du XXème siècle tient à la grandeur des événements et à la petitesse de leurs répercussions.
Non l'homme n'émane pas que de Dieu, et ce serait là mal juger le créateur. L'homme émane aussi du diable, ce qui rend hommage aux deux, mais les diminue aussi l'un et l'autre.
Celui qui retient la nuit s'y perd.
La pitié est une autre infirmité.
Pour longue que soit la route, elle conduit toujours en un lieu habité.
Les biologistes s'intéressent davantage à l'espèce qu'à l'individu, qui se range évidemment dans la catégorie de l'espèce, mais reste singulier. L'individu n'existe qu'une fois, il est "un fusil à un coup".
L'esprit n'est souvent au coeur que ce que la bibliothèque d'un château est à la personne du maître.
Que tous les hommes mangent est une bonne chose mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain, car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.
Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu.
Peut-être les très grands hommes, et je le crois tout à fait, sont-ils ceux qui ont conservé, à l'âge où l'intelligence a toute sa force, une partie de cette impétuosité dans les impressions... qui est le caractère de la jeunesse ?
De même la vie dépose sur le visage des individus, couche après couche, les rides successives de l'expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l'expérience sur la sables de la vie...
Le retour à la norme me paraît plus inquiétant que la folie.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
La haine, beaucoup plus encore que l'amour, ça occupe.
Assure-toi du vent et hisse la voile.
Le désir est ce qui couvre d'un seul visage nos deux mondes : celui de la destruction et celui de l'amour. Le visage est la solution toujours provisoire de ce conflit.
Les gens doivent faire ce qu'ils doivent faire. Nous ne pensons pas ou n'agissons pas tous de la même manière et c'est mal de juger les autres par nous-mêmes.
Je ne suis pas vraiment familier avec la culture de la bande dessinée.
Un leader voit la grandeur chez les autres. Lui ni elle ne peut être vraiment un leader si tout ce qu'elle voit c'est elle-même.
Quand à nous, on préfère pleurer sur tous les génocides qu'on finance : Multi-nationale à la traque des soldes.
La vérité. C'est une chose magnifique et terrible, qui doit donc être traitée avec une grande prudence.
Vous ne verrez jamais deux bons acteurs aborder un rôle de la même manière.
La future science du gouvernement devrait s'appeler «la cybernétique».
La Grèce n'aurait jamais dû être admise dans la zone euro.
Tu te rappelles quand j'étais dans l'ambulance la dernière fois ? La sensation de peur que tu as éprouvé ? Ben l'amour, c'est ça.
On ne va plus au cinéma pour s'échapper, mais pour voir la vraie vie.
La Castafiore, conspiratrice !!!... Si, au moins, c'était la conspiration du silence !...
La sonnette est branchée sur le robinet de la baignoire et le téléphone sur le verrou des toilettes.
Utiliser la raison sans espoir de profit est une attitude purement sentimentale.
La morale est l'épine dorsale des imbéciles.
Pour un homme, recevoir le pouvoir, c'est un peu, comme pour un champ, recevoir la grêle. Pour les deux, l'important est de savoir si la culture, après, s'en remettra.
Après avoir erré longtemps dans la brousse, il atteint un village où se dresse une potence : "Dieu soit loué, me voilà en pays civilisé".
C'est au cours d'un dîner copieux que la spiritualité de l'homme se manifeste avec le plus d'évidence.
Confiance et défiance sont également la ruine des hommes.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
Il y a bien peu de femmes dont la conversation plaise encore après qu'on les a eues.
Ce qu'il y a de plus dur dans la vie, c'est d'être obligés de se détacher de ce qui nous est le plus précieux, ce pour quoi on donnerait tout. Comment continuer à vivre ?
Les peintres ne doivent méditer que les brosses à la main.
La force n'est pas un remède.
La télévision ne nous a jamais dispensé toutes les joies à la fois, mais il semble que nous avons connu une époque où, entre le public et nous, existait un état de grâce.