Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
Une vie entière était trop courte pour en faire ressortir toute la saveur ; pour en extraire chaque once de plaisir, chaque nuance de sens.
Si ma photo revenait dans les journaux, au moins c'était pour être la vedette du plus gros vol de l'histoire.
L'occasion est la mère de la tentation.
La critique peut vous déranger, mais vous devriez être plus gêné s'il n'y a pas de critique. Cela signifie que vous êtes trop en sécurité.
Fidel était à la fois un de Gaulle cubain et un Staline tropical.
Plus nous agirons ensemble, plus nous surmonterons cette épreuve (Coronavirus). Hissons-nous à la hauteur du moment.
C'est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n'est pas le cas.
Chuck Norris a déjà participé à l'Île de la Tentation : 12 morts, 12 grossesses.
Ce qui est essentiel si l'on veut établir la paix, ce n'est pas d'attendre que l'autre vienne à nous, mais d'aller vers lui.
Si vous savez tout sans savoir ce qu'est la misère de ceux qui souffrent, vous serez, avec toutes vos connaissances, des chefs désastreux pour demain.
Le problème de la gauche, c'est qu'elle a tendance à ne s'adresser qu'à ceux qui sont déjà d'accord avec elle.
La solitude est propice aux révélations de l'esprit.
Développer l'ouverture du coeur est sans doute la meilleure arme de combat.
La déportation m'a appris ce que pouvait être le sens d'une vie humaine : combattre pour sauvegarder ce filet d'esprit que nous recevons en naissant et que nous rendons en mourant.
Le travail est la prière des esclaves ; la prière est le travail des hommes libres.
On peut diviser la vie des femmes en trois époques : dans la première, elles rêvent d'amour ; dans la seconde, elles le font ; dans la troisième, elles le regrettent.
La guerre révèle à un peuple ses faiblesses, mais aussi ses vertus.
La fidélité conjugale, une terrible démangeaison avec défense de se gratter.
La politique m'apparaît comme une sinistre rigolade.
Le plus grand effort de la passion est de l'emporter sur l'intérêt.
Si tu pleures de joie, ne sèche pas tes larmes : tu les voles à la douleur.
La chair est éducative aussi bien que les livres, et les sens appartiennent à l'esprit.
La notoriété est à la gloire ce que le moineau de Paris est à l'oiseau de Paradis.
La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
Le paresseux sans ambition se refuse entièrement à la lutte et se décerne le nom de philosophe.
Le manque de mémoire est un don de Dieu accordé aux débiteurs en compensation de la pauvreté de leur conscience.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
La mémoire de ma mère et ses enseignements ont été, après tout, le seul capital dont j'ai disposé pour affronter la vie. Et ce capital m'a fait devenir ce que je suis.
Le désir de la renommée tente même les esprits les plus nobles.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
De tous petits faits bien choisis, importants, significatifs, simplement circonstanciés et minutieusement notés, voilà aujourd'hui la matière de toute science.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
Plus la terre contient de formes de vie, plus la vie sous toutes ses formes est protégée.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
La foule est la mère des tyrans.
La fausse vertu est à la portée de tout le monde. Un beau vice, non.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
La maladie est un prétexte pour se valoriser.
Il arrive parfois que le hasard prenne l'apparence de la justice.
Lire à deux, c'est quand même mieux, que de regarder la télévision.
La patrie c'est la terre, et non le sang.
Découvrir une ville, c'est comme découvrir une femme, cette oasis de la vie. Il y faut du temps.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.
Le salut du monde viendra de la pensée populaire.
La dévotion du peuple est une superstition.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
Notre civilisation accouche d'un monde nouveau, sur une longue durée et dans la douleur.
En radio, le seul lien ténu, précis, permanent, entre celui qui parle dans le micro et celui qui l'écoute, c'est le filet de la voix et de la musique, qui coule.
La télévision est un média finalement assez grossier, qui a toujours privilégié l'émotion.