La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
Dieu se veut à l'origine de tous nos actes, et à leur dénouement aussi. Il est à la fois question et réponse.
La paix dans l'agnosticisme, la sérénité dans l'incroyance est un plus haut abri à l'usage d'esprits plus raffinés.
La connaissance n'est pas le pouvoir, mais elle est liberté.
L'originalité de l'esprit aussi bien que de la sensibilité, c'est d'esquiver l'évidence pour être sensible à ce qui risque de n'être pas remarqué.
La guerre, seule hygiène du monde.
Avant une guerre, la science militaire fait figure de science, comme l'astronomie. Après une guerre, elle tient plus de l'astrologie.
La sexualité en tant qu'expression de l'amour est au coeur de tous les drames et de toutes les grandeurs qui nous dévastent.
La lecture suffit pour arrêter l'intelligence, la nourrir, l'élever, la purifier ; quoique peu fatigante, elle suffit pour éloigner l'oisiveté.
Les filles de bonne vie ont le coeur consistant Et la fleur qu'on y trouve est garantie longtemps.
Ce n'est pas que j'aie vraiment peur de mourir, mais je préfère ne pas être là quand ça arrivera.
Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
Nos idées ne dépendent pas plus de nous dans le sommeil que dans la veille.
Donnez la raison au loup, mais ne lui laissez pas la faim.
Quand je chante ma volonté de protéger la planète, c'est mon histoire mais c'est aussi l'histoire de tout le monde.
La mode est le reflet de notre époque. La mode peut vous dire tout ce qui se passe dans le monde avec une forte image de mode.
La complexité est votre ennemie. N'importe quel imbécile peut compliquer quelque chose. Il est difficile de garder les choses simples.
Après la détresse, le réconfort.
Le bonheur n'est pas une constante. Vous obtenez des aperçus éphémères. Vous devez vous battre pour ces moments, mais ils en valent la peine.
À un moment de la vie, la beauté du monde devient suffisante. Vous n'avez pas besoin de photographier, de peindre ou même de vous en souvenir.
J'ai rencontré un garçon, il m'a un peu tourné la tête. Fortissimo même... Tu vois le requiem de Fauré ?! Bah être avec lui c'est pareil c'est fort c'est pur.
Perfusés que nous sommes en permanence aux informations, aux témoins, aux commentaires, le monde n'a jamais autant été éclairé par la lucidité. Ainsi, croire en l'avenir devient un véritable choix.
Les photos portent cela : la vie passée et la mélancolie qui s'y attache.
L'homme qui obéit à la violence se plie et s'abaisse.
Lors d'une dispute conjugale, la seule personne qui écoute attentivement la version de chaque époux, c'est le locataire de l'appartement contigu.
Dieu a fait la femme belle et stupide. Belle pour plaire à l'homme et stupide pour l'aimer.
Transmettre la vie, c'est admettre l'immortalité.
Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle est pleine.
La force naît par violence et meurt par liberté.
Le défaut d'ambition, dans les grands, est quelquefois la source de beaucoup de vices ; de là le mépris des devoirs, l'arrogance, la lâcheté et la mollesse.
Pour que l'homme n'ayant pas de chemise soit heureux, il faut que la femme qui l'accompagne n'en porte pas non plus.
C'est dans les rêves que loge l'inspiration, la graine des chefs-d'oeuvre de l'humanité.
Mieux vaut souffrir en paix les contretemps de la vie. Car où s'arrête la résignation commence la révolte.
Les statistiques sont vraies quant à la maladie et fausses quant au malade ; elles sont vraies quant aux populations et fausses quant à l'individu.
Chacun naît seul et meurt seul quelles que soient la nature et l'intensité des relations qu'il tisse avec les autres, conjoint, enfants, amis.
L'angoisse, cette souffrance omniprésente, naît de la certitude inéluctable que notre fin à tous est proche.
Le problème avec les hypothèses, c'est qu'elles se multiplient à la vitesse du son, si on se laisse aller.
Vous ne pouvez pas serrer la main avec un poing fermé.
Le jour idéal pour réaliser une chose, c'est le jour où on a décidé de la faire.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
Habiter dans la chambre chez tes parents quand t'as dépassé la barre de tes 24 ans donne vite le sentiment que la vie s'répète. Les vieux posters sur les murs crient : Défaite !
Mein Kampf [...] le nouveau Coran du fanatisme et de la guerre, emphatique, verbeux, informe, mais un message prégnant.
À ce moment là, ma plus grande joie n'était pas d'avoir remporté ce championnat, mais d'avoir enfin ouvert les yeux.
La grande leçon de l'histoire est que l'homme ne tire presque jamais de leçons de l'histoire.
La sieste, c'est comme une anesthésie. Tu te réveilles, tu ne sais plus où tu es... C'est un métier, la sieste.
Les femmes commencent à se passionner pour la réussite professionnelle au moment où beaucoup d'hommes s'aperçoivent que c'est un attrape-nigaud.
Ce que je préférerais, c'est d'aimer la terre comme l'aime la lune et de n'effleurer sa beauté que des yeux.
La première récompense du devoir accompli, c'est de l'avoir fait.
L'arbre vit à l'aide de ses racines et l'homme de la société.
La tendresse du coeur, c'est ce que la nature reconnaît donner aux hommes en leur accordant les larmes ; c'est là la meilleure part de nos sentiments.