Au réveil d'un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s'efforce d'en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d'une femme aimée disparaissant derrière une portière qu'on ne pourrait soulever.
La richesse, cherche-la à l'intérieur de toi, non chez les autres.
Vivre dans un état constant de gratitude, c'est vivre dans la joie. Même les défis et les épreuves ne vous empêchent pas de ressentir de la joie lorsque vous êtes dans un état de crainte et de gratitude pour tout dans la vie. En fait, ils ne servent qu'à approfondir votre joie.
La solitude est la voie par laquelle le destin s'efforce de ramener l'homme à lui-même.
La totalité est en moi cette exubérance : elle n'est qu'une aspiration vide, un désir malheureux de se consumer sans autre raison que le désir même - qu'elle est tout entière - de brûler. C'est en cela qu'elle est l'envie [...] ► Lire la suite
A la fonte des neiges, on verra les trous du terrain.
Nous pouvons traverser la nuit la plus sombre avec la conviction rayonnante que tout concourt au bien.
Nous sommes tous fous, toute la maudite race. Nous sommes enveloppés d'illusions, de délires, de confusions sur la pénétrabilité des cloisons, nous sommes tous fous et à l'isolement.
Se réjouir de la guerre, c'est aimer à tuer les hommes.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
Je suis allé chez vous ce matin, après votre départ, j'ai essayé de jouer au mari, de gouter la vie d'un homme ordinaire, ça n'a pas marché. Alors, j'ai emporté un petit souvenir... sa jolie p'tite tête.
Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité.
Pour les banlieusards, le printemps n'est vraiment au rendez-vous que lorsqu'ils sont éveillés pour la première fois par une tondeuse à gazon.
La poésie en vers libres, c'est comme jouer au tennis sans filet.
On ne peut à la fois être sincère et le paraître.
La règle d'or, c'est qu'il n'y a pas de règles d'or.
Si les hommes sont si mauvais avec le secours de la religion, que seraient-ils sans elle ?
L'huile du fouet est le meilleur remède contre les crampes de la paresse.
Quel est le rêve qui vaut mieux que la réalité ? Rêver qu'on est marié.
Mourir, c'est la dernière chose à faire.
La poule qui chante le plus haut n'est pas celle qui pond le mieux.
La perfection d'une pendule n'est pas d'aller vite, mais d'être réglée.
Qu'est-ce qu'une scène de ménage ? C'est le triomphe de la femme.
La pudeur se cache derrière notre sexe.
La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire, c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et des chatoiements.
Observer la démarche des plus belles Anglaises : on ne trouve en aucun pays du monde de plus beaux canards ni de plus beaux dindons...
L'un des plus grands freins opposés aux délits, c'est non pas la rigueur des peines, mais leur infaillibilité.
S'il n'y avait en Angleterre qu'une religion, le despotisme serait à craindre ; s'il y en avait deux, elles se couperaient la gorge ; mais il y en a trente, et elles vivent en paix et heureuses.
La peine, ça se vit seul.
Barbarie, seconde patrie de la bête humaine.
Ni la richesse ni le savoir ne permettent de lutter efficacement contre les excès humains.
La vie n'est pas toujours un cadeau... mais il faut apprendre à l'apprécier.
La chaise est toujours assise.
La France, qui s'est si longtemps méfiée du billet de banque, est, en littérature, le pays d'élection des valeurs fiduciaires.
Un journal, c'est la conscience d'une nation.
On suit toujours le sens de l'histoire quand on la pousse devant soi.
Jeu des nuages - jeu de la nature, essentiellement poétique.
Plus que jamais, l'histoire est nécessaire à la compréhension du monde contemporain.
Si la pauvreté fait gémir l'homme, il bâille dans l'opulence. Quand la fortune nous exempte du travail, la nature nous accable du temps.
La télévision, reflet du monde, est à la fois source et miroir des informations.
La lamentation est le recours des lâches.
Vain veut dire vide ; ainsi la vanité est si misérable qu'on ne peut guère lui dire pis que son nom. Elle se donne elle-même pour ce qu'elle est.
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
Les guerres comme les passions les plus amoureuses proviennent toujours de la distance entre le mot et la chose.
Si le péché originel n'avait pas eu lieu, nous serions certes restés dans le paradis terrestre mais avec la conscience d'un petit animal.
Il ne faut pas chercher, il ne faut pas essayer de comprendre les raisons d'un dénonciateur. La délation est un vice. Le vice ignore la logique.
L'ignorance toujours mène à la servitude.
Le secret de la fontaine de jouvence est d'avoir des pensées jeunes.
Là où il y a trop, il manque quelque chose.
Malgré un égocentrisme foncier qui confine à l'hystérie, je ne peux m'empêcher de me sentir solidaire de tout journaliste attaqué. Quand la Presse est muselée, c'est toujours un peu Hitler qui revient.