Penser, analyser, inventer ne sont pas des actes normaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence.
Les femmes : bulles de savon ; l'argent : bulles de savon ; la renommée : bulles de savon. Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons.
Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.
Si on le brave, le destin abandonne la plus haute étoile.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
Quand on s'abandonne, on ne souffre pas. Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus.
L'homme est un merveilleux phénomène qui semble tenir tout à la fois : d'un animal, d'un néant, d'un miracle, comme d'un Dieu.
La liberté c'est toute l'existence, Mais les humains ont créé les prisons Les règlements, les lois, les convenances Et les travaux, les bureaux, les maisons.
D'où vient que la même heure paraît à la fois si longue et si courte à deux êtres à qui la nature l'a délivrée comme une quantité absolue ?
Le véritable esprit de révolte consiste à exiger le bonheur ici, dans la vie.
Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
La vertu des femmes n'est souvent que la maladresse des hommes.
Les petites guerres locales font la grande paix mondiale.
Dis-moi où chercher la Vérité... Elle doit être chez Dieu. Dieu l'a prise au ciel et se l'est gardée pour lui.
La sagesse est la force des faibles.
Certains psychanalystes voient dans l'infériorisation une autopunition de l'attachement excessif à la mère.
La bonne politique n'est pas de s'opposer à ce qui est inévitable ; la bonne politique est d'y servir et de s'en servir.
L'intelligence des vieux hommes vient de la qualité de leur mémoire.
La politique est la science des exigences.
Une larme n'est jamais seule. Elle porte en elle un océan, qui toujours la sollicite.
Ce n'est que rétrospectivement que la vie paraît douce. Elle ne nous semble vivable que lorsque le moment présent est supportable.
Deux questions nous tourmentent : la question de l'origine, du commencement et la question de l'issue dernière. Tout le reste n'est que remplissage et façon de passer le temps.
S'ils invoquent le ciel, c'est pour usurper la terre.
L'ivresse, comme la peinture, comporte une partie mécanique et une partie poétique ; l'amour aussi d'ailleurs.
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
La raillerie est un discours en faveur de son esprit contre son bon naturel.
Qui se résigne à chercher des preuves d'une chose à laquelle il ne croit pas ou dont la prédication ne l'intéresse pas ?
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
La haine ressemble beaucoup à l'amour physique : elle a ses moments de crise et ses périodes de calme.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
- Du temps du muet... il y avait de la musique... - Maintenant aussi... mais on ne l'entend pas... les gens causent tout le temps !
Perdre la mémoire, c'est perdre le contact avec le monde.
Le problème de réforme de l'état est "incontournable". Ce qui signifie qu'on la contourne depuis deux siècles !
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
C'est quoi la révolution ? Cela change seulement le nom de la mairie.
Dans ce palais, la fête, et toutes les somptuosités du monde. Car les moines de Cluny, en toute bonne conscience, se considéraient comme des princes, formant la cour du Tout-Puissant, comme les courtisans d'une sorte de Versailles immatérielle, sacralisée. Persuadés [...] ► Lire la suite
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
Au milieu de la route, la tortue ne regarde pas sa bosse de bossue.
La différence entre le style et la mode est la qualité.
Nous ne pouvons rien apprendre tant que nous ne nous sommes pas débarrassés de la complaisance.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre.
La musique est la craie sur le tableau noir de la vie. Sans elle, tout est une page blanche.
Lorsqu'une fois qu'une République est corrompue, il n'y a aucune possibilité de remédier à l'un des maux croissants qu'en supprimant la corruption et en restaurant ses principes perdus ; toute autre correction est ou inutile ou un nouveau mal.
Ne jugez pas la richesse ou la piété des hommes par leur apparence dominicale.
Le Pape ne croit pas en Dieu ; Avez-vous déjà vu un prestidigitateur qui croyait en la magie ?
Ceux dont la conduite laisse parler sont toujours les premiers à attaquer leurs voisins.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Les femmes sont les architectes de la société.
Les femmes sont cette deuxième moitié du ciel qui constitue, sans discussion possible, la deuxième moitié de la terre.