La peur peut faire faire des choses bien plus dangereuses que la colère.
L'avenir n'est point encore ; le présent n'est bientôt plus, le seul instant de la vie est l'instant de la jouissance.
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
La gauche dit qu'elle va faire, mais elle ne fait pas. La droite ne dit rien, mais malheureusement, elle fait !
La prison est une blessure pour les corps, pour les esprits ; aucun texte ne lui fait injonction d'être le mouroir des espoirs.
Un poète c'est tout en intériorité, ça se révèle dans la fluidite des mots, ce n'est pas une image qui dit regarde-moi dans les yeux sur le pont.
La gloire soudaine se fane très vite.
La passion du trône est seule toujours belle, Seule à qui l'âme doive une ardeur immortelle.
La télévision, reflet du monde, est à la fois source et miroir des informations.
La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance.
J'aime l'odeur de la crevette mais pas au point d'en manger.
Que suppose l'art culinaire ? La connaissance des herbes, des fruits, des baumes et des épices et de tout ce qui soigne et est doux dans les champs et dans les bois.
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] ► Lire la suite
Je ne redoute rien tant que l'exilLe regret de mon soleil versé sur les vaguesComme l'huile qui s'exalte dans la poêleEt chante le cantique du feuEt ma mère trempée d'angoissesDevant son foyer aux-trois-pierres.
Là, les yeux au plafond, pendant que mon cigareExhale un lent nuage azuré qui s'égareComme dans un brouillard matinal, je revoisTon sourire, ton beau sourire d'autrefois.
Je suis une enfant de la guerre, pour moi retraite rime avec défaite...
La croissance, c'est la vie. On grandit ou on meurt.
Quelqu'un doit mourir pour que le reste d'entre nous accorde plus de valeur à la vie.
J'regarde le ciel et j'relativise en m'disant que si la Terre saigne une fois tous les mois c'est parce que Dieu est une femme.
Je préfère le rugby au football. J'apprécie la violence du rugby, sauf quand ils se mordent les oreilles.
La musique nous touche émotionnellement, là où les mots seuls ne peuvent pas nous toucher.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Avoir de l'argent est juste la meilleure chose dans le monde.
La vraie liberté réside dans la folie, pas dans la civilisation.
Tu sais ce qui a de plus douloureux dans un chagrin d'amour ? C'est d'pas pouvoir se rappeler ce qu'on ressentait avant. Essaie de garder cette sensation. Parce que si tu la laisses s'en aller... Tu la perds à jamais.
On se met pas à ne plus aimer quelqu'un. On se met à aimer quelqu'un d'autre, peut-être aussi parce qu'il y a de la place...
Je fais du badminton, mais avec une balle en or pour me donner envie de la rattraper !
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s'appelle à présent la Peine de Mort.
Le malheur des gens qui ont beaucoup menti est que personne les croit lorsqu'ils disent la vérité.
Quand les ignares diplômés prolifèrent, la bêtise fleurit joyeusement.
Le poisson est un animal susceptible : en présence du pêcheur, il prend facilement la mouche.
La vie est un livre suffisant.
Toute phrase doit être en soi un monument bien coordonné, l'ensemble de tous ces monuments formant la ville qui est le Livre.
Il n'y a rien de si trompeur que la mine des gens.
Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.
Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
Ce n'est pas la violence, mais le bien qui supprime le mal.
Presque tous les hommes sont esclaves faute de savoir prononcer la syllabe : non.
Les gens reprochent souvent aux médias de ne pas rapporter de bonnes nouvelles, oubliant commodément que plus on carbure à la catastrophe, plus on vend.
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne se pas regarder vivre.
La vie commune est un art très difficile à apprendre.
Prier c'est demander la grâce de continuer à prier, c'est reconnaître qu'on ne peut rien tout seul. L'amour, c'est cela aussi.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
Nombreux sont ceux qui discutent de la guerre ; peu la font.
La république est une dépouille ; et sa force n'est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous.
La mort est un ennemi supérieur en ombres.
Avec les baisers profonds et les caresses de la langue, nous revenons à notre lointain passé, à la nourriture transmise de bouche à bouche.