L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus.
Je bois trop ! La dernière fois que j'ai fait une analyse d'urine, il y avait une olive dedans.
Désobéir, c'est franchir une ligne symbolique, assumer l'angoisse de la mort.
La première probité est de ne point flatter.
Le cinéma ne peut plus m'envoyer dans la stratosphère. Des films, il en sort comme il se vend des chaussures.
Ce qui est intéressant, avec la vieillesse, c'est que le désir s'ajuste miraculeusement aux moyens.
Toute la vie d'un fourbe est un continuel manquement de parole.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Tous les êtres intelligents ont donc une volonté libre qui vient du jugement de l'intellect. C'est là avoir le libre arbitre, qui se définit comme libre jugement provenant de la raison.
Quand on refuse de se mentir, on se condamne fatalement à la déception.
Le socialisme est comme un rêve. Tôt ou tard, vous vous réveillez à la réalité.
Les passions populaires peuvent prévaloir sur la raison politique. Même des tensions mineures pourraient aboutir à une "véritable explosion".
Les hommes choisissent généralement une voie médiane, la plus hasardeuse, car ils ne savent être ni tout à fait bons ni tout à fait mauvais.
L'argent vous donne la liberté de vivre votre vie comme vous le souhaitez.
J'aurai été dans la cellule de Mandela pour lui dire tiens le coup, tes idées seront président du Sud-Africa.
Le pardon libère l'âme, il enlève la peur.
La France est triste parce qu'elle a arrêté de regarder sa jeunesse dans les yeux.
Quand j'ai décidé d'être chanteuse, ma mère m'a prévenu que je serais beaucoup seule. Fondamentalement, nous le sommes tous. La solitude vient avec la vie.
Oh tiens ! Le tailleur royal est là !
Je n'avais que deux options. La première était de me taire et attendre d'être tuée, la deuxième était de parler haut et fort et me faire tuer. J'ai choisi la seconde option.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
Aujourd'hui la clé du pouvoir des dirigeants réside dans l'influence et non plus dans l'autorité.
Que m'importe que Dieu n'existe pas ! Dieu donne à l'homme de la divinité.
Si je devais faire un cadeau à la génération suivante, je lui apprendrais à ne pas se prendre au sérieux.
La liberté c'est toute l'existence, Mais les humains ont créé les prisons Les règlements, les lois, les convenances Et les travaux, les bureaux, les maisons.
Depuis la mollesse d'une éponge mouillée jusqu'à la dureté d'une pierre ponce, il y a des nuances infinies. Voilà l'homme.
Ce sont nos passions qui nous rendent faibles, parce qu'il faudrait pour les contenter plus de forces que ne nous en donna la nature.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Ecrire : la seule façon d'émouvoir autrui sans être gêné par un visage.
Les hommes ont la volonté de rendre service jusqu'à ce qu'ils en aient le pouvoir.
Je sais pourquoi vous, les avocats, portez la robe : c'est pour pouvoir mentir aussi bien que les femmes.
Entre la France et l'Angleterre, la meilleure chose est la Manche.
L'arme la plus efficace a toujours été, et demeure, l'arme spirituelle.
Les haillons de la misère couvrent la vertu, le manteau de la fortune cache le vice.
Le Britannique vit d'instinct et d'intuition ; il n'a besoin de la raison que pour aplanir le chemin, surtout pour gagner du temps.
La grimace est le sourire des pauvres.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Un gouvernement, de par sa nature, a intérêt à élargir son champ d'action, restreignant par là même la liberté des individus.
Le chagrin, brûlure au creux de la poitrine.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Il y a une façon nerveuse, et une façon langoureuse, de faire de la politique, comme de faire l'amour. La rencontre des deux donne les plus beaux effets, ou les plus beaux enfants.
Comment la fin justifierait-elle les moyens ? Il n'y pas de fin, seulement des moyens à perpétuité.
La mode est la pire des prostituées.
Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en oeuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s'avachit devant la télévision pendant des heures, on découvre, médusé, l'effroyable emprise de l'immobile.
Ne retenir, des parcelles de vérités entrevues, que celles qui vous aident à survivre, c'est peut-être, en fin de compte, la seule sagesse.
La Bible est un livre si diversifié que les enthousiastes et les fourbes peuvent y puiser tous les matériaux nécessaires pour appuyer leurs extravagances ou leurs projets dangereux...
Ici-bas, accomplir sa tâche de tout son coeur et de toutes ses forces, ne fait pas plus d'effet que de jeter une pierre dans la mer.
Seul le dépaysement constitue un remède à la douleur.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.