La douleur est le grand peintre des portraits. Il est bien rare que le modèle aime son peintre.
La jeunesse est une douleur si ancienne en manque de compréhension.
L'angoisse, cette souffrance omniprésente, naît de la certitude inéluctable que notre fin à tous est proche.
La souffrance est pire dans le noir ; on ne peut poser les yeux sur rien.
Il arrive, lorsqu'on est paysan, qu'on devienne bossu, mais il est rare qu'un bossu devienne paysan !
La fièvre typhoïde est une maladie terrible : ou on en meurt, ou on en reste idiot. j'en sais quelque chose : je l'ai eue.
Pauvre enfant ! il semble qu'elle soit une de ces "âmes que la nature a élevées trop haut, que la souffrance fait tomber trop bas."
Dire au peintre qu'il faut prendre la nature comme elle est, vaut de dire au virtuose qu'il peut s'asseoir sur le piano.
Dès ma première enfance, une flèche de la douleur s'est plantée dans mon coeur. Tant qu'elle y reste, je suis ironique - si on l'arrache, je meurs.
J'ai toujours ressenti de la compassion pour la planète. Parfois, je commence juste à être ému. Je pleure parce que je peux presque sentir la douleur dans l'air. Je le résume en mots, en chansons et en danse, je pense que c'est ce que l'artiste est.
Je ne fais pas grand cas, pour moi, de la critique. Toute mouche qu'elle est, c'est rare qu'elle pique.
L'envie c'est la douleur de voir autrui posséder ce que nous désirons ; la jalousie, de le voir posséder ce que nous possédons.
Un peintre ne peut pas être raciste : c' est déjà un homme de couleur.
La douleur est un feu que chacun alimente en soi.
Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d'électeurs.
Froide est la douleur de croire que la chaleur ne reviendra jamais.
Il arrive souvent qu'une douleur soit si intolérable qu'elle ne veut pas guérir, alors une consolation, même venue de notre for intérieur, ne fait que la rendre plus brûlante encore.
Je ne pense pas que le bonheur soit nécessairement la raison pour laquelle nous sommes ici. Je pense que nous sommes là pour apprendre et évoluer, et la recherche de la connaissance est ce qui atténue la douleur de l'être humain.
Les années heureuses sont les années perdues, on attend une souffrance pour travailler.
Et il réussit, par un effort surhumain, à entendre la part de souffrance exprimée par cet homme, comme par n'importe lequel de ses patients, cette part qu'il lui est intolérable d'écouter.
Les livres sont de vrais amis. Leur conversation silencieuse est exempte de querelles et de divisions. Ils vous font travailler sur vous-même, et, chose rare dans les discussions avec les amis de chair et d'os, ils vous insinuent tout doucement [...] â–º Lire la suite
Il est bien rare qu'un vivant soit à la hauteur du mort qu'il fera.
C'est si ennuyeux, le deuil ! A chaque instant il faut se rappeler qu'on est triste.
Quand on chasse le crotale, généralement on ne le trouve pas... et il n'est pas rare qu'il ait mordu avant qu'on l'ait vu.
Les manteaux de duc traînent dans leur fourrure - Pendant que des grandeurs on monte les degrés - Un bruit d'illusions sèches et de regrets - Comme, quand vous montez lentement vers ces portes - Votre robe de deuil traîne des feuilles mortes.
Ce que nous montre le peintre ou le sculpteur n'est pas ce qu'on voit autour de nous. Ce que nous voyons voile la profondeur qui est à l'origine de la forme.
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
La souffrance nous rapproche de Dieu en nous éloignant du mal et, par suite, nous fait évaluer plus justement les choses de ce monde.
Quand on monte sur ses grands chevaux, il n'est pas rare qu'on soit obligé de rentrer à pied.
Personne ne peut voir au soleil la fumée d'un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d'en être le seigneur.
La bibliographie du plaisir est aussi pauvre que celle de la douleur est riche.