L'homme pense pour retenir la pensée qui d'elle-même se dissout.
La mère et l'enfant s'entendent tel le mil et le sac.
L'épée ne s'arrête pas juste à la limite du droit ; il est de sa nature de rentrer malaisément dans le fourreau quand elle s'est une fois échauffée dans la main de l'homme.
Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l'eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.
La nature ne compte que dans la tête humaine.
Quelle disproportion entre la valeur réelle d'une actrice et sa gloire, entre sa besogne et le bruit qu'elle fait, et comme il est juste qu'il ne reste rien d'elle après sa mort !
La cécité à soi-même est la chose du monde la mieux partagée.
La politique, c'est d'abord la gestion des contradictions.
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
L'image du corps est la synthèse vivante de nos expériences émotionnelles. Elle peut être considérée comme l'incarnation symbolique inconsciente du sujet désirant et ce, avant même que l'individu en question sache dire "Je".
La relation avec autrui peut être recherchée comme intentionnalité irréductible, même si l'on doit finir par y voir la rupture de l'intentionnalité.
Il en est beaucoup qui ne sont pas peu fiers d'être à la hauteur de leur irresponsabilité.
Il se cogne la tête contre un mur depuis si longtemps qu'elle s'est vidée de tout son bon sens.
Un système de protection de la nature basé exclusivement sur l'intérêt économique est désespérément bancal. Il tend à ignorer, donc en fin de compte à éliminer beaucoup d'éléments qui manquent de valeur commerciale mais sont (dans l'état actuel de nos connaissances) essentiels à son bon fonctionnement.
Je suis comme un boxeur sonné, K.O. debout. Un boxeur qui s'accroche, qui veut absolument tenir jusqu'à la fin du round.
Dieu n'est pas satisfait de l'apparence. Dieu veut le vêtement de la justice. Dieu veut que ses chrétiens soient habillés d'amour.
La façon de voir par la foi est de fermer l'oeil de la raison.
J'aimerais beaucoup aller en Russie - bien que les bâtards aient assassiné la moitié de ma famille.
J'ai toujours ressenti de la compassion pour la planète. Parfois, je commence juste à être ému. Je pleure parce que je peux presque sentir la douleur dans l'air. Je le résume en mots, en chansons et en danse, je pense que c'est ce que l'artiste est.
C'est la culture dans laquelle vous élevez vos enfants. Ne soyez pas surpris si cela vous explose au visage.
Quand Dieu vous ouvre une porte - quand la vie vous ouvre une porte - je pense que c'est important de le rendre, de renvoyer de l'amour en retour.
- Peut-être qu'il y a de l'espoir ? - Tu sais ce que je pense de l'espoir. Ça n'engendre que de la misère.
Ouais ! T'as la viking attitude !
- J'ai envie de crever... - Alors là, si c'est que ça j'peux t'aider !
La réalité, c'est maintenant, là, tout de suite et elle est pas belle à voir alors bouge toi le cul !
Obèse : Né sous le signe de la balance.
Les plaques minéralogiques des voitures servent à exacerber la xénophobie, le régionalisme et la ségrégation.
La timidité est une forme de politesse.
Entre l'amitié et l'amour, il y a une différence énorme : du jour à la nuit.
Le logis, c'est le temple de la famille.
La société ne vit point d'idées négatives, mais d'idées positives.
Etre jeune, c'est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d'une civilisation périmée, oser ce que d'autres n'ont pas eu le courage d'entreprendre ; en somme, se replonger dans l'élémentaire.
L'auteur doit céder la parole à son oeuvre.
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison.
On concède la liberté en gros pour la contraindre dans le détail.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
La charité est un plaisir dont il faut savoir se passer.
Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l'existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n'est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
L'homme prend, la femme s'éprend.
Il n'est guère facile de vivre après la mort. Il faut parfois pour cela perdre toute une vie.
Assurément les sentiments aussi vieillissent ; il est des modes jusque dans la façon de souffrir ou d'aimer.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
A-t-on bien vu que, lorsque le destin s'en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs - nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.
La perfection est impossible à atteindre ? Il y en a pourtant qui la détruisent.
On intervient toujours trop tôt dans la vie des autres.
La tragédie est le sérieux de la politique.
Il faut naître à quelque chose tous les jours et c'est toujours aussi douloureux que la première fois.
La réalité est presque toujours un démenti constant infligé à nos craintes comme à nos espoirs.
On pardonne mal au premier de classe de ne jamais laisser la place aux autres.