L'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
Dieu voulut résumer les charmes de la femme En un seul, mais qui fut le plus essentiel, Et mit dans son regard tout l'infini du ciel.
La science est du savoir organisé.
Il y a des gens à qui je fais la cour, et d'autres le jardin.
La physique nucléaire est bien plus facile à comprendre qu'une feuille d'imposition. Les opérations sont logiques et se font toujours de haut en bas.
L'homme a la conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.
La foi qui n'agit point, est-ce une foi sincère ?
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l'éprouvent.
Le sceptique doit être reconnaissant aux Napoléons des progrès qu'ils ont fait faire à la bassesse humaine.
Il n'y a pas de plus dangereuse illusion que la notion par laquelle les gens s'imaginent éviter l'illusion.
Tu sais l'épithète homérique pour désigner la beauté surhumaine ? "Horrible".
C'est dans la plus grande fortune qu'on a le moins de liberté : elle interdit la partialité, la haine, et surtout la colère.
Chacun est redevable à Dieu dans la mesure de son appel. Pas davantage. Il nous a créés libres. Il nous veut libres.
Le mariage n'est souvent qu'un échange de grognements réciproques durant le jour et de ronflements pendant la nuit. C'est de l'ennui à deux.
Il faut, dans l'oeuvre de chair, que les deux partenaires divaguent ensemble. Sinon, l'un mesure le ridicule de l'autre et en garde la plus méprisante mémoire.
La poésie comme l'amour risque tout sur des signes.
L'ignorance, c'est comme la science, ça n'a pas de bornes.
Beaucoup de malheur a surgi de ce monde par la confusion et les choses tues.
Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique.
Le malheur, dans le fond, n'est rassurant que lorsqu'il est partagé par la collectivité.
La liberté devrait être le seul romantisme de l'être humain. C'est cela qui est respectable dans l'homme.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
Le théâtre porte au plus haut l'intention (souvent oubliée) de la poésie, qui est de maintenir ouverte, pour tous, dans la langue, la circulation de l'infini.
Etre dans son lit serait une expérience à la fois parfaite et sublime si l'on pouvait avoir un crayon assez long pour dessiner sur le plafond.
Ce n'est pas la conduite du sage de donner de l'espérance et de l'ôter ensuite.
L'oisiveté est la mère de toutes les pensées.
La paresse produit l'assoupissement, et l'âme lâche languira de faim.
La morale a toujours été une manière de dire ce qui doit être et ce qui ne doit pas être, et de se moquer de ce qui est.
Ne sait-on pas que la morale est pour les prêtres ce que l'hygiène est pour les médecins ?
Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite.
Peut-on apprendre réellement avec la télévision et Internet ?
Evidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ?
Les hommes sont d'ordinaire aussi curieux de voir la vie d'autrui, que négligent de corriger la leur propre.
L'admiration fait trouver le bien dans les choses avec autant de promptitude que la malveillance y fait trouver le mal.
Le courage vient aisément à certains parce qu'ils ont peu fréquenté la peur.
Les idées sont les racines de la création.
L'homme en naissant porte en lui des droits sur la portion des fruits de la terre nécessaires à son existence.
La guerre est la multiplication du crime parfait.
Avec la femme est né l'amour et avec l'amour la femme, et c'est pourquoi on ne comprend pas l'un sans l'autre. À celui qui veut comprendre la femme sans l'amour et l'amour sans la femme, arrive ce qui arriva aux [...] ► Lire la suite
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
Ne recherche pas la perfection dans un monde aussi changeant. Perfectionne plutôt ton amour.
Car la photographie c'est l'avènement de moi-même comme autre : une dissociation retorse de la conscience d'identité.
L'OABA, dont les enquêteurs travaillent sur les 280 abattoirs français, estime que 48% des animaux abattus en France le sont sans étourdissements. Un chiffre corroboré par un rapport du ministère de l'Agriculture datant de novembre 2011, qui affirme que plus [...] ► Lire la suite
La main d'un homme attentif à son travail est une balance.
Les mots sont des êtres vivants. Ils ont de la personnalité, un point de vue... un agenda.
Beaucoup de choses que la nature rend difficiles deviennent faciles à l'homme qui se sert de son cerveau.
La nature est ma principale source d'inspiration - je ne cesserai jamais de m'inspirer de ce que j'appelle "le plus grand artiste".
Ceux que j'aimais et qui sont déjà partis sont ailleurs. On verra qui me rejoindra par la suite.