La route qui monte et qui descend est une ; c'est la même.
Les sources d'un écrivain, ce sont ses hontes ; celui qui n'en découvre pas en soi, ou s'y dérobe, est voué au plagiat ou à la critique.
L'art rend supportable l'aspect de la vie en plaçant dessus le crêpe de la pensée indécise.
Personne ne saurait en finir. On peut changer de souffrance. On ne peut supprimer la souffrance.
Si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.
On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres.
La peinture est de plus en plus proche de la poésie, maintenant que la photographie l'a libérée du besoin de raconter une histoire.
On ne peut pas vivre sans respirer. Or l'âme aussi a besoin de respirer et de manger. Sa respiration, c'est la prière, et sa nourriture, c'est la sainte eucharistie.
Sans être la paix, nous ne pouvons rien faire pour la paix. Si nous ne pouvons pas sourire, nous ne pouvons pas aider les autres à sourire. Si nous ne sommes pas pacifiques, nous ne pouvons pas contribuer au mouvement pour la paix.
C'est ça la vie, penser à rien avec des copains qu'on aime bien.
Crée un chemin pour la venue des jours positifs.
Tu peux m'ouvrir cent fois les bras, c'est toujours la première fois.
Tu sais où on est là ? On est dans la pièce où mon mari est mort. Malgré toute les choses magique qui peuvent se passer ici, ça restera toujours la pièce où mon mari est mort. L'ascenseur est-sud restera toujours [...] ► Lire la suite
C'est quelque chose de revenir chez soi. C'est le même cadre, la même odeur, la seule chose qui ait changé, c'est vous.
En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps.
Sache que le corps grossier est pour toi ce que la maison est pour le locataire.
Bien sûr qu'il y a des gens honnêtes, sincèrement droits, sur lesquels on peut compter jusqu'à la mort. Mais ils ne sont pas drôles. Tandis qu'une crapule...
La peinture, c'est très facile quand vous ne savez pas comment faire. Quand vous le savez, c'est très difficile.
Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.
La coutume est plus sûre que la loi.
La décision a besoin d'un esprit de maître ; et il est sans comparaison plus facile de faire ce qu'on est, que d'imiter ce qu'on n'est pas.
Les grands ont toujours tort de plaisanter avec leurs inférieurs. La plaisanterie est un jeu, le jeu suppose l'égalité.
Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par an, à la Toussaint.
L'homme est une invention dont l'archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine.
Les apparences qu'on sauve ne font que masquer la vérité.
Si mourir pour son prince est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort !
Sur la terre, deux choses sont simples : raconter le passé et prédire l'avenir. Y voir clair au jour le jour est une autre entreprise.
Les fiancés voient des qualités dans leurs défauts réciproques. Ce privilège ne dure pas. La vie conjugale ne permet plus des erreurs de jugement. Nul mariage ne résiste à l'intimité.
La politesse est la grâce de l'esprit.
Si la gloire apporte l'argent, j'attends la gloire ; si la gloire n'apporte pas l'argent, j'attends l'argent.
Un libertin habile à cacher ses fredaines fait moins souffrir qu'un honnête homme qui n'a pas la force de garder pour lui ses tentations.
Le cafard. C'est la gaieté qui disparaît, l'énergie annulée, la vie sans espoir. Vivre pour souffrir.
Pour le chrétien, la vérité est un être vivant, le plus vivant de tous ceux qui furent ou seront jamais ; elle porte un nom, celui du Christ.
D'abord, tu sauras qu'il ne faut pas compter sur les fruits de la bonté, ensuite, même sur les fleurs.
Si la connerie se mesurait, tu servirais de mètre-étalon. Tu serais à Sèvres.
L'art consiste à libérer la vie que l'homme a emprisonnée.
La seule chose dont nous pouvons être certains dans cette vie, c'est que nous ne pouvons être certains de rien.
La vie est simplement une fraction de seconde. Une quantité infiniment petite de temps pour accomplir nos désirs, nos rêves, nos passions.
Il y a des gens qui se croient le talent de gouverner par la seule raison qu'ils gouvernent.
L'occasion manquée est celle-là même qui compte.
La République affirme le droit et impose le devoir.
Le courage est contagieux. Il suffit qu'un homme en fasse montre pour que d'autres relèvent la tête.
Dieu ne communique jamais la sagesse mystique sans y joindre l'amour par lequel elle se répand.
La sagesse est plus vulnérable que la beauté ; car la sagesse est un art impur.
Il faut savoir tirer la leçon des erreurs commises par les autres. On risque de ne pas vivre assez longtemps pour pouvoir les faire toutes soi-même !
Un jour les aînés ne sont plus là. Et il faut malheureusement se résoudre à vivre avec ses contemporains.
Si la vie n'est qu'une scène, alors autant y jouer un beau rôle, autant en rire.
Quelque possession que l'homme ait sur la terre, quelque santé et commodité essentielle qu'il ait, il n'est pas satisfait s'il n'est pas dans l'estime des hommes.
Ce n'est pas seulement l'endroit où l'on va qui donne un sens à la vie, mais aussi la façon dont on s'y rend.
Si on montrait aux parents ce que leur enfant a en propre, ils auraient moins de possessivité ; ils auraient moins la tentation de juger l'enfant par rapport à ce qu'ils sont eux-mêmes et à ce qu'ils en attendent. Ils [...] ► Lire la suite