La guerre est la souffrance des humbles, le divertissement des puissants.
La politique et la guerre sont de bien mauvaises épouses et elles sont toujours infidèles... Elles trompent ceux qui ont un coeur pur et il n'y a que les crapules qui peuvent les défier car eux aussi sont infidèles.
[...] pour la première fois, au cours de la guerre, que je pus me rendre compte à quels prodigieux résultats peut conduire une propagande judicieusement menée. [...] Dans cette propagande de guerre ennemie, je me suis énormément instruit.
La vengeance est aussi signe de souffrance pour l'amour perdu que nous avons tous connu.
La fin de la guerre c'est la maîtrise d'un bout de terre, la reconnaissance d'un seul maître.
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
Une servitude librement consentie, ce peut être une victoire sur soi.
Les plaintes de la souffrance sont à l'origine du langage.
La guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires.
Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.
L'accord des méchants pour la guerre est plus facile que ne l'est leur entente dans la paix.
Nous élevons nos voix dans une sainte joie pour célébrer la victoire du Christ ressuscité sur les terribles forces de la mort.
La politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre une politique sanglante.
Une moitié de la victoire est dans le choix du champ de bataille, l'autre moitié dans le choix du moment.
La guerre est la seule véritable école du chirurgien.
Amoureux incompris, torture de jour comme de nuit.
L'excès de souffrance peut conduire au sublime ; mais pourquoi la plupart des êtres sont-ils médiocres, sinon parce qu'ils ont trop souffert ?
Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.
Pourriez-vous regarder un animal dans les yeux et lui dire : mon appétit est plus important que ta souffrance ?
Celui qui fait de la guerre son métier ne peut être que vicieux. La guerre fait des voleurs, et la paix les conduit au gibet.
À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l'extérieur comme vers l'intérieur. Plus tard, c'est sans importance, privilège des enfants et des vieillards, on est invisible.
La guerre n'éclate pas de façon tout à fait soudaine : son extension n'est pas l'oeuvre d'un instant. Chacun des deux adversaires peut donc dans une large mesure se former une opinion de l'autre d'après ce qu'il est et ce [...] â–º Lire la suite
Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
Si le chef de l'Etat n'est pas un expert dans l'art de prendre des résolutions, comment peut-il espérer enfreindre avec élégance les promesses de sa campagne électorale ?
La guerre est absolument nécessaire pour maintenir l'agressivité naturelle de l'espèce humaine.
La guerre n'est jamais fatale, mais elle est toujours perdue.
Ma mère me disait toujours : « Danse comme si personne ne te regardait, travaille comme si tu n'étais pas payé, et aime comme si tu n'avais jamais souffert ».
Etre seul produit la souffrance la plus glacée, la plus dégoûtante qui soit : on devient inconsistant.
La première loi de la guerre est de se préserver et de détruire l'ennemi.
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux cheval, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats.
Un amour sans souffrance n'est pas un amour.