La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences.
Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.
L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
La recherche de Dieu est une entreprise toute personnelle.
Le mâle qui meurt sert l'espèce, en laissant à d'autres le soin de la propager.
La guerre étant, chacun le sait, la forme collective et violente de la conversation.
Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
La santé est en partie affaire de tuyauterie.
Dans la vie, toute joie doit se payer d'une façon ou d'une autre et il est sage de payer sans renâcler.
Nous sommes toujours de la taille de l'univers que nous découvrons.
On trouve le temps long sous la terre.
La mort donne du prestige.
Ce qui est fait est fait. C'est autant de pas accomplis dans la route qui mène à l'éternité.
L'appréhension de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et l'être le plus démuni trouve en lui des ressources inespérées de courage dès que la bête fond sur lui.
La générosité n'est que la pitié des âmes nobles.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophe imaginaires.
Personne dans un théâtre n'a moins d'importance que l'auteur de la pièce.
L'axe Nord-Sud, c'est l'axe richesse-pauvreté. L'axe Est-Ouest est moins fondamental : il oppose deux cultures, deux philosophies. Le dialogue semble possible et la confrontation est piquante. L'axe Nord-Sud cloue toutes les gorges.
La vérité n'est très souvent qu'une seconde manière de redire un mensonge.
Trois choses doivent nous consoler de la vie : les amis que nous avons perdus ; le peu de gens dignes d'être aimés que nous laissons auprès de nous ; enfin le souvenir de nos sottises et l'assurance de n'en plus faire.
Tendresse est tendance à se livrer en toute faiblesse à la douceur d'être faible. Mais d'où vient ce "plaisir" ? Cette faiblesse, il est vrai, cet attendrissement - prépare un coup d'extrême force.
Un livre, pour quelqu'un qui aime sa terre, ça s'écrit avec la terre de son pays.
L'histoire des sciences nous montre que les concepts nouveaux se sont heurtés à l'incompréhension et même au rejet de la part des élites.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Nous sommes en train d'apprendre la politique de l'homme sans le ciel.
Le déraisonnable de l'opéra réside dans le fait qu'on y utilise des éléments rationnels, qu'on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
La téléréalité stimule un plaisir sadique... que j'éprouve moi aussi d'ailleurs...
La mise en scène est une mise en son.
La peur d'être seul n'est bien souvent que l'horreur du vide, et il se pourrait que la solitude fût la véritable épreuve des êtres.
La guerre d'Espagne, pour les puissances européennes ? Un champ de manoeuvre et une répétition générale.
L'ignorance toujours mène à la servitude.
Prenez de chaque science ce qu'elle a de meilleur, comme les abeilles qui mangent de chaque fleur ce qu'elle a de plus beau, lequel engendre deux essences précieuses, l'une est porteuse de guérison pour les gens, l'autre fournit de la lumière.
Pour mieux nous leurrer et nous tenir sous leur joug, nos ennemis de classe nous ont seriné que la justice immanente n'a que faire de la force.
Les hommes oublient plus tôt la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
L'amour est ce qui me fait vivre, tout simplement. C'est la seule chose qui me fait travailler. Cela m'a fait devenir ce que je suis aujourd'hui.
On peut encore à tout moment modifier la vie avec beaucoup d'attention et de douceur.
Lire, c'est prendre de la distance, acquérir une vision, se constituer tout au long de sa vie.
J'essaie d'changer, d'm'adapter, mais j'suis habité par la quatorzième lettre de l'alphabet.
La liberté et le pouvoir de choisir ne devraient pas être le privilège de la richesse. Ils sont le droit de naissance de chaque Américain.
Les bons voeux ne suffiront pas à assurer la paix.
Jamais de technique dans ma façon de jouer : juste du fun de la sincérité, du Rock& Roll et une bonne bouteille de Whisky.
C'est quand, la dernière fois qu'on a battu la Chine lors d'un accord commercial ? Moi je bats la Chine tout le temps. Tout le temps.
Jouer contre Zidane c'est un peu comme jouer au bonto: tu vois la balle puis tu ne la vois plus.
- Pourquoi êtes vous aussi agité ? - Je bous quand je pense à la patte que ce gros macaque a accroché sur moi. - Qu'est-ce que vous allez faire ? - J'vais rester là, j'vais finir cette bouteille et une fois que j'l'aurais finie j'vais la pulvériser sur le melon qui lui sert de tête.
Dans le noir vous pouvez encore passer pour un minet. Mais à la sortie du lycée, vous faites carrément vieux maniaque !
Avez-vous remarqué que lorsque vous commencez un régime, la première chose que vous perdez, c'est votre bonne humeur ?
C'est peut-être ça vieillir apprendre à ne plus tricher avec la vie...
Un déséquilibré mental est un homme qui, politiquement... n'adhère pas pleinement aux thèses de la majorité.