Le véritable esprit de révolte consiste à exiger le bonheur ici, dans la vie.
L'évidence paralyse la démonstration.
L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards.
Il en est de la pointe de l'esprit comme d'un crayon, il faut recommencer à le tailler sans cesse.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir l'oeil.
De quoi tu es né dépend de la génétique ; à quoi tu retourneras, de la politique.
La volonté est l'intelligence et l'intelligence est la volonté.
Souviens-toi de ne jamais trahir la vérité ! Trahis certaines vérités !
Entre le roman sensuel et le roman sexuel, il y a cet écart essentiel ; que le premier voit dans la vie du sexe la chose la plus curieuse du monde, le second la chose la plus sérieuse du monde.
Comme si la mort savait conclure Comme si la vie pouvait gagner.
Qui se pose la question du pourquoi est un philosophe.
Les érections de la pensée sont comme celles du corps : elles ne viennent pas à volonté.
De toutes les manières d'être en retard, la pire est celle qui consiste à se croire en avance.
Parmi la foule de ceux qui prétendent croire en Dieu, combien cherchent vraiment à l'imiter.
La liberté s'allume dans les ténèbres.
Tout le sensible a besoin de la croix, tout l'intelligible doit passer par la tombe.
Y a des tas d'endroits sur la planète, je comprends pas que des gens les habitent, quand bien même ils y sont nés.
Un effronté de bouc vint voir une vipère cornue couchée sous un arbre et lui demande : "De quoi vis-tu toi qui est toujours à la même place ?" - "Je vis de ce qui passe à ma portée et surtout de patience."
Trois choses doivent nous consoler de la vie : les amis que nous avons perdus ; le peu de gens dignes d'être aimés que nous laissons auprès de nous ; enfin le souvenir de nos sottises et l'assurance de n'en plus faire.
Dans la logique des signes comme dans celles des symboles, les objets ne sont plus du tout liés à une fonction ou à un besoin défini. Ils répondent soit à la logique sociale, soit à celle du désir auquel ils servent de champ mouvant.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
L'imprimerie est à l'écriture ce que l'écriture avait été aux hiéroglyphes : elle a fait faire un second pas à la pensée.
La justice est sociale. On l'administre avec des règles fixes et non avec les frissons de la chair et les clartés de l'intelligence. Surtout ne lui demandez pas d'être juste, elle n'a pas besoin de l'être puisqu'elle est justice.
L'amour n'a que faire du rang ni de la fortune.
La fortune est souvent comme les femmes riches et dépensières, qui ruinent les maisons où elles ont apporté une riche dot.
Le premier mérite qu'il faut chercher dans votre ami, c'est la vertu, c'est ce qui nous assure qu'il est capable d'amitié, et qu'il en est digne. N'espérez rien de vos liaisons lorsqu'elles n'ont pas ce fondement.
Certains individus ne sont pas faits pour la souffrance ; ce seront les premiers à succomber à l'épreuve.
Une plume au cul, ça te fait pas de la merde qui vole !
Mon amour pour elle est mort ce matin-là dans cette chambre du Waldorf Astoria. Il est mort mais il a laissé une cicatrice terrible. À dater de ce jour, j'ai toujours eu très peur de tomber amoureux, car cela signifie devenir vulnérable, faible, enchaîné. J'étais bien décidé à ne plus me laisser prendre.
Je ne pactise pas ! Et j'emploierai la force si nécessaire ! Mais l'intervention armée, c'est pour moi le dernier recours. C'est sûrement difficile à comprendre pour un fils à papa qui a passé ses années d'étude à siffler des bières avec ses copains de fraternité et à prêter serment devant des sociétés secrètes ridicules.
Il y a une mémoire d'au-delà de la mémoire : c'est ce qui remonte à la surface grâce à ces grands coups de sonde que constituent l'acte poétique.
Flatte la mer et reste sur la terre.
Le style est très personnel. Cela n'a rien à voir avec la mode. La mode passe vite. Le style est éternel.
Je crois que j'ai rencontré la grâce dans ma vie.
Je laisse principalement mon imagination être ma réalité. La fantaisie est ma réalité.
La plus belle chose que nous pouvons avoir est le mystérieux.
Tout le monde devrait considérer son corps comme un don inestimable de la part de l'Un, celui qui aime par-dessus tout, c'est une merveille artistique, d'une indescriptible beauté, et d'un mystère au-delà de toute conception humaine, si délicat qu'un simple mot, un souffle, un regard, que dis-je, une pensée peut lui nuire.
Une vie d'amour ouvre les portes vers la magie et les merveilles offertes par la vie.
La foi, c'est être fraternel concrètement, dans ses amitiés, sa famille et savoir que notre destin est grand s'il nous est commun.
La baie de Guanabara [...] C'est ainsi que les indigènes la nomment. Les Portuguais y sont entrés il y a cinquante ans, un jour de janvier. Ces ignorants croyaient qu'il s'agissait d'une rivière : ils l'ont nommée la « rivière de janvier », Rio de Janeiro.
Je rêvais d'un amour bref et infini à la fois.
La femme qui, au cinéma, se place au centre d'une rangée court deux chances ; celle qui se place à une extrémité ne court qu'un risque.
La science trouve plus facilement des remèdes que des réponses.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
La passion est une fièvre de l'esprit qui nous laisse toujours affaiblis.
La différence entre un maître et un valet c'est que s'ils fument tous les deux les mêmes cigares, il n'y en a qu'un qui les paye.
Si vous désignez par égoïsme le désir de contenter ses besoins, en ce sens je suis et chaque parcelle de la nature est égoïste.
La femme est à l'homme un mal agréable.
Je ne puis concevoir qu'un homme vraiment heureux puisse jamais songer à l'art. Vivre vraiment, c'est avoir la plénitude. Est-ce que l'art est autre chose qu'un aveu de notre impuissance ?