Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
Les maris font des confidences, quand ils sont jeunes, qu'ils doivent bien regretter l'âge et la dignité venus.
Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.
La mort n'a pas de voix, elle entre discrètement en nous pour dissoudre la faiblesse et éterniser la vie.
Il y a souvent de l'orgueil à choisir la voie la plus difficile, quand la plus facile se trouve être celle de l'obéissance.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
Il faut avoir longtemps vécu pour goûter la mort.
Certaines langues savent donner au mot la charge meurtrière d'une flèche décochée de près.
Quand le despotisme est dans les lois, la liberté se trouve dans les moeurs et vice et versa.
La paranoïa des gens connus est sans limites.
Il y a de grandes flaques de sang sur le monde où s'en va-t-il tout ce sang répandu est-ce la terre qui le boit et qui se saoule drôle de soûlographie alors si sage... si monotone...
La colère, qui désire un mal sous la raison du bien, est un péché singulier.
On n'a pas supprimé la dictature du prolétariat pour avoir celle de l'actionnariat.
Le rapport entre le centre et la marge est fondamental. Je suis quelqu'un de la marge, c'est là qu'on peut créer.
Photographier, c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art.
Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu'il y a quand on y sera ; et, de toute façon, ce sera jamais que de l'eau.
Pour moi, l'amour est fondamental pour la créativité. J'aime beaucoup cette phrase du romancier Luc Dietrich, qui dit que « L'amour est un grand courage inutile ».
L'amour est le lieu de rencontre de l'esprit et de la matière et le seul domaine où tous les deux puissent se manifester dans leur plus extrême liberté.
La vie est une chance d'oser.
Le français, c'est la langue de ma bouche, mais le picard, c'est celle de mon coeur.
Je n'ai pas la recette du bonheur, mais je pense que le moteur c'est simplement d'avoir l'envie.
Etre ensemble, c'est, pour nous, être à la fois libres comme dans la solitude, joyeux comme en société.
Camarade balayeur, à partir de demain, grâce au syndicalisme, tu seras l'égal du patron ! Mais je te préviens, c'est toujours toi qui ramasseras la merde et tu seras toujours payé moins cher.
Un esprit joyeux est la preuve d'un coeur reconnaissant.
Il arrivera, donc, ce moment où le soleil n'éclairera plus, sur la terre, que des hommes libres, et ne reconnaissant d'autre maître que leur raison.
J'acceptais la guerre comme un moyen vers la paix si les négociations n'y pouvaient suffire, à la façon du médecin se décidant pour le cautère après avoir essayé les simples.
Je ne serai jamais satisfaite. La vie est une recherche constante de l'amélioration pour moi.
La perspective est le remède contre la dépression.
Lorsque tu rêves à une personne que tu aimes, la partie la plus difficile est de se réveiller.
Nous avons voulu, avec l'Union européenne, instaurer le règne de la paix perpétuelle. Notre grand rêve helvétique se fracasse aujourd'hui sur la réalité de l'islamisme.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
Ah ! C'est qu'elles voient si bien, les femmes, en une seconde, la chose qu'on n'aurait pas dû laisser traîner !
Que les supplices des criminels soient utiles. Un homme pendu n'est bon à rien, et un homme condamné aux ouvrages publics sert encore la patrie et est une leçon vivante.
Pour le papillon, la propriété, c'est le vol.
La colère nous rend aveugle et fou car, avec elle, la raison s'envole.
La voix est un second visage.
La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l'autre misérable.
Le vice s'enveloppe dans le manteau de la vertu.
Mais que savons-nous de Dieu, sinon qu'il est un désespoir qui commence là où finissent tous les autres.
La mort ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
Avant de pouvoir aimer, il faut avoir su se défendre de la haine.
Pour entrevoir l'essentiel, il ne faut exercer aucun métier. Rester toute la journée allongé, et gémir...
La lettre d'amour s'exalte en écrivant : plus les mots vont plus vous aimez, à la fin c'est irrésistible.
Le but de la société ne saurait être seulement la production des richesses. Ce but est la plus grande diffusion possible de l'aisance, de bien-être et de la morale parmi les hommes.
Une idée qui n'est pas dangereuse ne vaut pas la peine d'être appelée idée.
La métaphysique n'est pas le fait que le monde existe, mais qu'il soit si plein d'amertume.
Seule la volonté soulage, qu'elle soit divine, charnelle, ou simplement intellectuelle.
Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent. Il en va de même de nos amours et de notre vie.
Vis chaque jour comme si tu avais vécu toute ton existence précisément pour ce jour-là.
C'est terrible, le commerce des grandes oeuvres ; où trouver l'énergie et la certitude d'avoir encore à écrire quand on fréquente Sophocle et Shakespeare ?