Ce qui est fait est fait. C'est autant de pas accomplis dans la route qui mène à l'éternité.
Le penses-tu vraiment ? Oui. Tu dis donc la vérité. Voilà une définition de la vérité humaine.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout.
Un peu d'albumine, de sucre, d'arythmie cardiaque, n'empêche pas la vie de continuer normale pour celui qui ne s'en aperçoit même pas, alors que seul le médecin y voit la prophétie de catastrophes.
Les drames sans images, sans visages, ont peine à atteindre la conscience collective.
La littérature est un fleuve.
On a renoncé à me demander l'autorisation de dire mes Oeuvres sur les théâtres. On les dit partout sans me demander la permission. On a raison. Ce que j'écris n'est pas à moi. Je suis une chose publique.
Déprimer les spectateurs, c'est les inciter à la passivité. Les amuser, c'est retenir leur attention.
Rien n'est plus étranger à la femme que la mort.
Que la magie de cet Aïd apporte beaucoup de bonheur dans votre vie et que vous la célébriez avec tous vos amis proches et qu'elle remplisse votre coeur de merveilles.
C'est à travers la mort que l'on connait la vie.
La politique n'est pas une science comme se l'imaginent beaucoup de professeurs, mais un art.
La poésie est active dans toutes les formes de création. C'est elle qui en fait la beauté, laquelle est un éveil, un cri d'alarme.
Il n'y a rien de plus fort ou de plus sûr dans une urgence de la vie que la simple vérité.
La censure consiste à dire à un homme qu'il ne peut pas manger un steak simplement parce qu'un bébé ne peut pas le mâcher.
Le peuple russe a choisi la démocratie au début des années 1990 et ce fut son choix définitif.
Mon amie, nous croyons à tort que la vie nous transforme : elle nous use et ce qu'elle use en nous, ce sont les choses apprises.
Rien ne se construit, ne se fait, ne s'invente, sinon dans la paix relative, dans une petite poche de paix locale rare maintenue au milieu de la dévastation universelle produite par la guerre perpétuelle.
Je n'ai jamais pensé à mes bijoux en tant que trophées. Je suis là pour en prendre soin et les aimer, car nous ne sommes que des gardiens temporaires de la beauté.
Si je peux faire des films là où vivent mes enfants, je serai un homme heureux. C'est ça le pari !
On m'a demandé si cela m'intéressait de jouer pour la Belgique et j'ai répondu positivement, sans trop réfléchir. Je ne l'ai jamais regretté...
L'amertume emprisonne la vie. L'amour la libère.
Je ne crois plus au prince charmant. Maintenant, je crois au chantage et à la délation.
Il y a des hommes qui sont faits pour la société des femmes ; moi, je suis fait pour la société des enfants.
Une explication, quelle qu'elle soit, ne peut être qu'en trop face à la présence des choses.
La règle de base pour ses négociations : faites marrer les gens, que ce soit pour les mettre à l'aise ou, au contraire, pour les déconcerter.
La minorité a ceci de supérieur à la majorité qu'elle comprend un nombre inférieur d'imbéciles.
On ne pense plus au visage de la femme dont on voit le corps nu.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité.
La physique donne le combien, la métaphysique le comment.
La jeunesse ? Une merveilleuse chose ! Mais quel crime de la laisser gaspiller par les enfants !
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
On a besoin d'idéaux, si on veut être humain. La force, c'est bon pour les bêtes.
La morale est mal disposée dans un pantalon.
Le pourboire est un facultatif catégorique. On a le droit de n'en pas donner, on n'en a pas la liberté !
La non-culture est un signe intérieur de sagesse.
Les partis de la liberté vivent de l'impuissance de leurs partisans.
Déjeuner de travail. Ils sont en général totalement stériles pour la simple raison que le bon usage veut qu'on ne parle jamais la bouche pleine.
Ecrire, c'est risquer un pas vers la mort. Mais c'est aussi sentir que la résurrection vous brûle les ailes
Les adultes ont peur parce qu'ils ne savent pas faire la part des choses.
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
La télévision nous fera une race d'hommes-éponges. On perdra l'art de la conversation avant même de l'avoir appris. C'est à vous faire regretter les jeux de société.
Trois choses doivent nous consoler de la vie : les amis que nous avons perdus ; le peu de gens dignes d'être aimés que nous laissons auprès de nous ; enfin le souvenir de nos sottises et l'assurance de n'en plus faire.
Dans les auberges espagnoles c'est la même huile qui sert pour la lampe, le potage et la salade.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.
Rien de plus capable de nous affaiblir l'âme et de nous abrutir, que d'avoir toujours devant les yeux que la providence nous doit à tous la même somme de biens et de maux.
La mémoire est la précieuse servante de l'intelligence.
Le premier mérite qu'il faut chercher dans votre ami, c'est la vertu, c'est ce qui nous assure qu'il est capable d'amitié, et qu'il en est digne. N'espérez rien de vos liaisons lorsqu'elles n'ont pas ce fondement.