La vie de deux époux qui s'aiment, c'est une perte de sang-froid perpétuel.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
Observer une jeune femme qui dort retarde la misogynie.
Ce qu'on nomme idée est l'objet de la pensée.
Ce n'est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... mais sa douceur.
Le plus précieux de l'aventure n'était-il pas, tout compte fait, la promesse de joies possibles, le désir non encore assouvi ?
La volupté est candide comme la mort. Le plaisir et le tragique grand ont le même goût, et il est bon.
La morale a toujours le dernier mot.
Le mariage, c'est la contrainte à un seul corps ! Déjà qu'on est prisonnier du sien ! Et quand la machine lâche, tout est fini.
Faire sentir sa sagesse indispose les hommes, la faire oublier fait aimer.
Le talent éclôt sur la cendre d'une longue patience.
La charité recouvre de nombreux péchés.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
La démesure, en mûrissant, produit le fruit de l'erreur et la moisson qui en lève n'est faite que de larmes.
Aux alentours de la soixantaine, deux seules vraies questions se posent : 1. Je meurs quand ? 2. De quoi ? Tout le reste est diversion.
Du tortillard au TGV, en passant par le corail et l'omnibus, les trains changent, la vache reste !
Le rire des enfants est pour moi la preuve de l'existence de Dieu, ma seule espérance.
La conversation et la télévision se placent au même niveau que la lune de miel... c'est inutile.
Il y a des enterrements de première classe comme si on allait au Paradis par la chemin de fer.
La vie est une mauvaise habitude dont on parvient mal de se défaire.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Le socialisme est pour eux tous l'expression de la vérité, de la raison et de la justice absolues, et il suffit qu'on le découvre pour qu'il conquière le monde par la vertu de sa propre force; comme la vérité absolue [...] ► Lire la suite
L'art n'est pas pour le révolutionnaire ce qu'il était pour le romantique. Ce n'est ni un stimulant ni un excitant. Ce n'est pas une liqueur pour s'enivrer. C'est l'aliment qui donne des forces au système nerveux. Il donne des forces pour la lutte. C'est un aliment comme peut l'être le blé.
Tout ce qui est propre à susciter d'une manière quelconque les idées de douleur et de danger, c'est-à-dire tout ce qui est d'une manière terrible, tout ce qui traite d'objets terribles ou agit de façon analogue à la terreur, est [...] ► Lire la suite
Le plaisir qu'un homme d'honneur a dans la conscience d'avoir fait son devoir est une récompense qu'il se paie de toutes ses peines.
Mon seul regret dans la vie : ne pas être quelqu'un d'autre!
Il y a du bon en tout; c'est juste comment vous choisissez regarder les choses. Tout ce qui en vaut la peine a un prix.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie
Tous les morceaux que nous jouons parlent en fait uniquement de trois choses: la picole, le sexe et le rock'n'roll.
La démocratie reste impuissante à se défendre, et insensible devant la menace qui la guette.
Seul, j'appartiens à la tristesse, dès que ne m'accapare plus le travail.
Le despotisme fait illégalement de grandes choses, la liberté ne se donne même pas la peine d'en faire légalement de très petites.
C'est souvent aux femmes qui ont la beauté du diable que les hommes doivent leurs cornes.
La sirène est une femme qui ne tient pas debout.
On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison.
Le bonheur est un piège que la femme tend à l'homme.
Il en est de la vie comme de l'occasion : l'une et l'autre, une fois perdues, ne peuvent plus se retrouver.
La noblesse est une propriété mystique de la liqueur séminale.
La théologie a créé la fiction de Satan.
La mort n'est pas un événement de la vie. La mort ne peut être vécue.
Quand on observe la nature, on y découvre les plaisanteries d'une ironie supérieure.
Où a-t-on vu la charité être ensevelie dans le silence de l'oubli ?
Après avoir appris la médecine sans malade, comment voulez-vous qu'ensuite on ait envie de les soigner ?
L'acheminement vers la mort est une fuite inconsciente pour échapper à la douleur et à la pénurie.
Ce n'est pas que j'aime le mienne, mais ce qui est sûr, c'est que j'aime la vie.
Le théâtre, établi dans la déchirure entre le temps du sujet et le temps de l'histoire, est l'une des dernières demeures de l'utopie.
L'art s'enrichit par le style et s'appauvrit par la tradition.
Nous savions que la publicité ciblait les imbéciles. Je découvre que ça marche aussi auprès des abrutis profonds.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
L'histoire, par la seule mise en perspective du passé, a quelque chose à dire pour éclairer l'avenir de l'Europe, du monde... et du christianisme.