Un départ définitif, c'est un peu comme la mort : l'absent est jugé sur ses actions et ses paroles.
L'ennui suit l'ordre et précède la tempête.
Personne n'est infaillible. La création de l'homme en est la preuve.
La mémoire fait à notre place des choix qui façonnent nos personnalités et font de chacun de nous le reflet de ce que son cerveau a emmagasiné.
Pour devenir habile en quelque profession que ce soit, il faut le concours de la nature, de l'étude et de l'exercice.
Garde-toi des idoles, marche, danse, écris et lis, mais surtout garde la parole, sinon ce sera demain le "silence des agneaux".
Académie française : la dénigrer mais tâcher d'en faire partie, si l'on peut.
Les épouses ont leur place dans une maison. Elles sont irremplaçables pour faire des enfants, et aussi pour vous tenir au courant quand la voisine a une nouvelle voiture.
L'emportement de la satire est inutile : il suffit de montrer les choses telles qu'elles sont. Elles sont assez ridicules par elles-mêmes.
L'artiste s'adresse à la sensibilité, non à l'intelligence.
Plus la critique est hostile, plus l'artiste devrait être encouragé.
Les clichés sont des modèles simples frappants, mémorables et faciles à communiquer. Ils peuvent signifier l'essentiel d'une idée. Ils ont la possibilité de devenir monumentaux.
La physique, c'est comme faire l'amour. On ne peut pas simplement s'y plonger. Il faut démarrer en douceur et en commençant par le commencement.
Avril s'accroche aux branches vertes,Mai travaille aux chapeaux fleuris,Juin fait pencher la rose ouverte,Prés du beau foin qui craque et rit.
Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout et rendant à chacun suivant ses oeuvres tient pour tous la balance égale.
Mieux vaut une victoire sans un grand stratège qu'un triomphe de stratégie dans la défaite.
La question de notre époque est la répartition adéquate des fortunes afin que les liens de fraternité puissent continuer à maintenir ensemble les riches et les pauvres en relations harmonieuses.
Si la cadence d'un tam-tam change, il faut que change aussi le pas des danseurs.
La foi peut nous donner le courage d'affronter les incertitudes de l'avenir.
L'homme est parfois extraordinairement, passionnément, amoureux de la souffrance.
J'ai toujours eu un sentiment négatif à l'égard de ceux qui, avec leur nez rempli de morve et leurs fantasmes érotiques, s'ingèrent dans la vie des autres.
Le capitalisme populaire n'est rien d'autre qu'une croisade destinée à permettre au plus grand nombre de participer de plein droit à la vie économique de la nation.
Mettez les ensemble et ils se dévoreront tous. C'est la nature humaine... ou poissonnière.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et le transforme.»
La sagesse fait partie des nombreux handicaps avec lesquels on doit vivre.
La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
Le propre de la nouvelle cuisine est de vider le portefeuille sans remplir l'estomac.
La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer.
La vie est comme on l'a faite, c'est une folie que de vouloir la changer quand il est trop tard.
Les voyages sont la partie frivole de la vie des gens sérieux, et la partie sérieuse des gens frivoles.
L'apparence n'est rien ; c'est au fond du coeur qu'est la plaie.
L'ignorance de la loi n'excuse personne.
Il n'est pas de cuillère qui ne heurte jamais le bord de la marmite.
Aimer n'est pas recevoir comme autant d'hommages la présence de l'autre, le son de sa voix, la douceur de ses gestes, mais lui donner la meilleure part de soi.
Le paresseux ressemble à une bouse de vache : Quiconque la ramasse secoue sa main.
Quarante ans, bien sûr, c'est encore jeune mais on sent qu'il n'y a plus une minute à perdre, on sent que c'est l'été des Indiens de la vie.
La contemplation est un acte de solitude. L'homme seul avec son regard, comme il est seul avec son âme.
La discipline est la force de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander.
La fin est dans les moyens comme l'arbre est dans la semence.
Les hommes d'action roulent comme roule la pierre, conformément à l'absurdité de la mécanique.
Au-delà de l'extrême tristesse se trouve la joie parfaite.
Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit : on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.
La flânerie est-elle une perte de temps ?
La vie aime ceux qui l'aiment.
Sans tomber dans un excès de réalisme, c'est tout de même la moindre des choses de considérer que l'Allemagne est en Europe.
Intellectuels : ils sont plutôt le déchet de la société, le déchet au sens strict, c'est-à-dire ce qui ne sert à rien, à moins qu'on ne les récupère.
N'avoir pas pitié de soi-même est le commencement de la cruauté envers autrui et le reste du monde.
Dans la graine, la vie est cachée dans la mort ; dans le fruit, la mort est cachée dans la vie.
La vengeance ne remplace pas la perte d'un ami.