Le calomniateur est semblable à la chenille qui en se promenant sur les fleurs, y laisse sa bave et les salit.
La langue est une raison humaine qui a ses raisons et que l'homme ne connaît pas.
La vie la plus heureuse finit avant la mort.
La dramaturgie est synonyme d'embellissement dramatique : c'est l'art de la réticence, celui de savoir faire une entrée, une sortie, c'est la poésie du théâtre.
L'enfance est une chose étrange, à la fois adorable et exténuante, un trésor et un chaos.
Le cinéma ressemble tellement aux autres arts ; s'il y a des caractéristiques éminemment littéraires, il y a aussi des caractéristiques théâtrales, un aspect philosophique, des attributs empruntés à la peinture, à la sculpture, à la musique.
Dans tout ce qu'on entreprend, il faut donner les deux tiers à la raison, et l'autre tiers au hasard. Augmentez la première fraction, et vous serez pusillanime. Augmentez la seconde, vous serez téméraire.
La plus extraordinaire femme qu'on ait jamais rencontrée est celle qu'on vient de quitter.
La soumission est la base du perfectionnement.
La beauté est une affaire de perspective, de subjectivité, de préjugés culturels.
Ce qui compte, en littérature, c'est la mise au jour, ou la recréation, d'une substance psychique nouvelle.
L'homme pour moi est la cerise sur le gâteau. Mais je suis la tarte et ma tarte est bonne toute seule. Même si je n'ai pas de cerise.
Tu as le plus gros bateau, la plus grosse maison, la carte bleue la plus bleue, mais ton coeur, il est comme les autres, il a deux ventricules, tu vas pas t'en payer un troisième.
La vie est un voyage et je n'ai pas besoin de carte routière.
La rupture est faite, l'amour s'est envolé : bon voyage !
Absent. Particulièrement exposé au dénigrement ; calomnié ; définitivement dans son tort ; oublié de la considération et de l'affection de chacun.
La bonté est dans la bouche, la méchanceté dans l'oeil et la vulgarité dans le nez.
La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile.
L'art du cinéma consiste à s'approcher de la vérité des hommes, et non pas à raconter des histoires de plus en plus surprenantes.
Même la vérité a besoin d'être vêtue de nouveaux vêtements si elle veut faire appel à une nouvelle ère.
La vie et le mensonge sont synonymes.
La liberté ne se donne pas, on la prend.
En été comme en hiver, qui quitte sa place la perd.
Je vis dans la terreur de ne pas être incompris.
Il est dans la tolérance un degré qui confine à l'injure.
Le serment d'un amoureux n'est pas plus valable que la parole d'un cabaretier : l'un et l'autre se portent garants de faux comptes.
Le péché est la seule note de couleur qui subsiste dans le monde moderne.
Argent : C'est le nerf de la guerre, ainsi que des amours.
La politique se moque de la mystique, mais c'est encore la mystique qui nourrit la politique même.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
L'homme est un animal rationnel qui perd patience lorsqu'on lui demande d'agir en accord avec les diktats de la raison.
Chaque fois que je photographie une femme, j'ai l'impression de faire reculer les frontières de la mort.
C'est le propre des orgueilleux d'aspirer toujours à la joie et d'éviter la tristesse, selon ce mot : le coeur des insensés est où la joie se trouve.
Cette nuit, en regardant le ciel, je suis arrivé à la conclusion qu'il y a beaucoup plus d'étoiles qu'on en a besoin.
L'acte de mort possède sa propre sémantique, et il n'est pas indifférent de savoir de quelle façon un homme a trouvé la mort, et dans quel élément.
Une femme regarde toujours un homme comme un homme. Avoir connaissance de la contrariété des sexes, c'est nécessairement en être troublé.
De plus en plus, le vrai sens de la vie nous semble être l'amélioration de la qualité de la vie.
Là où il y a une femme, il y a de la magie.
J'ai longtemps cru qu'on peut vivre sans amour et je découvre que l'amour peut s'imposer comme s'impose l'aurore après la nuit.
La course pour moi, est assez semblable à la peinture. La voiture est seulement l'instrument comme les couleurs pour le peintre... Je pense réellement que la conduite automobile est un art.
La vérité, comme l'or, ne doit pas être obtenue par sa croissance, mais en en nettoyant tout ce qui n'est pas de l'or.
C'est le bulletin de vote ou la balle, la liberté ou la mort, la liberté pour tous ou la liberté pour personne.
Même l'organisation la plus parfaire a besoin d'évoluer tous les dix ans.
La prospérité montre les heureux, l'adversité montre les grands.
Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.
Je crois, toutes réflexions faites, qu'il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n'est bonne qu'à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie, plaisir est différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect.
La gloire, c'est comme un cigare qu'on mettrait dans la bouche par le bout allumé. D'abord ça brûle, et puis, on ne sent plus que la cendre.
Ecrire, c'est changer le signe des choses, transformer la douleur passée en jouissance présente, faire de l'art avec la mort.