Rien de plus rare chez les hommes que l'amour de la vérité.
La renommée, cette sourde sonneuse de fanfares, qui ne s'entend pas elle-même quand elle sonne, car souvent elle s'interromprait.
Tout s'arrange dans la vie, mais mal.
Je suis en pourparlers avec la mort, je pèse ses propositions.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Il ne faut pas vouloir dévorer la vie.
Ce que l'adultère fait perdre à la bourgeoisie, ce n'est pas ce que les grandes dames appellent de ce grand mot : l'honneur ; c'est ce que les petites gens appellent de ce mot étroit mais précis : l'honnêteté.
J'ai joué la date de naissance de ma femme, celle de sa mère et celle de ma fille, j'ai pas eu un seul numéro ! Pas un ! C'est vraiment une famille de cons !
Ce n'est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c'est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois.
Naturellement, et par une de ces lois providentielles où le droit et le fait se confondent, le droit de suffrage n'appartient pas aux femmes. La Providence a voué les femmes à l'existence domestique.
Nous faisons notre histoire nous-mêmes, mais, tout d'abord, avec des prémisses et dans des conditions très déterminées. Entre toutes, ce sont les conditions économiques qui sont finalement déterminantes. Mais les conditions politiques, etc., voire même la tradition qui hante les cerveaux des hommes, jouent également un rôle, bien que non décisif.
Je n'ai jamais rencontré Renée Vivien, à laquelle Mauras a consacré autrefois une étude étincelante, mais je la mets, poétiquement parlant, fort au-dessus de Madame de Noailles et sur le même rang que Louise Labé, pour le mélange de la fermeté, de la fièvre et de la douceur.
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
Le retour à la norme me paraît plus inquiétant que la folie.
Comme n'importe qui vous le dira, je ne suis pas un homme très affable. Les gens affables me donnent envie de dormir. J'ai toujours admiré les méchants, les hors-la-loi, les fils de pute.
Tous les hommes sont faits de la même glaise mais pas dans le même moule.
La parole méchante ne pourrit pas.
Les gens sont très piégés là où ils se trouvent. Quand ils entendent parler de « mode », ils sont intimidés, en particulier dans le haut de gamme parce que c'est tellement élitiste.
Aujourd'hui - et cela se passe très rapidement - l'argent, la richesse, la position, la naissance n'ont aucune importance. Ce qui est important, c'est l'individu que vous êtes.
Espérez le meilleur, préparez-vous au pire. La vie est choquante, mais vous ne devez jamais paraître choqué. Car peu importe à quel point c'est mauvais, cela pourrait être pire et peu importe à quel point c'est bon, cela pourrait être mieux.
Je n'aime pas aller à la salle de gym.
Les hommes les plus réussis à la fin sont ceux dont le succès est le résultat d'une accélération constante.
Un roman, même une épopée, il faudrait bien Homère pour la raconter. Je vis dans un monde si curieux, si étrange... Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar.
Chaque mariage est un mystère pour moi, même dans lequel je suis. Je ne suis pas une experte en la matière.
- Je peux la prendre ? - Oui, tu la tiens ? - Oh comme tu es belle Sawyer Scott ! - Sawyer Brooke Scott. - C'est vrai ? [Elle pleure] Je savais que tu avais quelque chose de Brooke Davis. - J'ai rêvé de ce moment tellement de fois.
Saute Alex ! les félins sa retombe toujours sur... la tête ? Mais t'es pas fini comme félin !
La vraie liberté n'est pas de faire ce qu'on veut, mais ce qu'on a le droit de faire.
Le courage est presque une contradiction dans les termes. Il signifie un puissant désir de vivre prenant la forme d'un empressement à mourir.
La poésie est aujourd'hui l'algèbre supérieure des métaphores.
Confiance et défiance sont également la ruine des hommes.
La pensée est libre.
La renommée ? J'en ai déjà beaucoup plus que ceux-ci que je respecte, et je n'en aurai jamais autant que ceux-là que je méprise.
La bourse ou les bourses mènent le monde.
Il n'y a pas une idée qui ne passe par la politique ; bien heureux si elle ne s'y arrête pas.
La grandeur du sacrement, c'est de s'agenouiller, de s'accuser, de recevoir l'absolution et d'apprendre en même temps, dans ce petit claquement sec du guichet, qu'on n'est jamais absout.
Pour la mort comme pour tant d'autres importunités, la première fois est évidemment la plus désagréable.
L'amour commence là où commence l'éternité.
La parole, c'est comme les galettes de mil. Il faut les prendre les unes après les autres jusqu'à la dernière sur laquelle sont posées toutes les autres, Et la dernière, c'est la vérité.
Albert Cohen s'est trompé : ce ne sont pas les bruits de chasse d'eau qui tuent l'amour. C'est la crainte de l'ennui qui mue nos rêves flamboyants en cauchemars climatisés.
L'incertitude est la forme intellectuelle de la fourberie ; la fourberie est la forme morale de l'incertitude.
Comme si la mort était quelque chose de terrible, comme si quiconque avait une telle importance !
Le jour où, sur terre, la famine sera enrayée, il se produira la plus grande explosion spirituelle que le monde ait jamais connue.
Donner, c'est aussi donner de la joie.
La dahomania a été un monstre qui s'est installé dans mon salon.
Quand les passions sont excitées par les objets présents, la déclamation et les plus sublimes vérités sont pour elles un frein qui ne les retient point ou qu'elles brisent bientôt.
Ce n'est pas la même chose d'entendre quelqu'un rester muet et d'entendre un muet se taire. C'est un silence différent.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d'un bel amour, le décor d'une joie profonde ou le contexte d'une tendresse. C'est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
La colère est comme le feu par un temps de vent, elle fait brûler les vêtements de la saison d'hiver.
Lorsque vous mettez vraiment votre coeur dans le travail, vous ne pensez pas à votre apparence. Et je pense que c'est la beauté de celui-ci.
Je pense : les pouvoirs aiment parler de « liberté » pour laver le cerveau de la population.